‹ Précis d'Histoire romaineChapitre 8 sur 157 · HAUTS ITALIE · texte numérisé non relu

HAUTS ITALIE

La haute Italie , appelée Gallia cisalpma ou ft*. tia (par opposition avec la Gaule transalpine, à laquelle costume de ses habitants faisait donner l'épithètededro*» ta) , s'étendait entre la Gaule et l'Illyrie, depuis le Vàrus raro) jusqu'à FArsia \Arsa), etdepuis les Alpes jusqu'au iiiicon, qui forme sa limite au sud. C'est une contrée ' satagneuse, et arrosée par un grand nombre de courants, ut le plus considérable est le Padus {Pô). Ce fleuve sort i mont Vesulus iViso) dans les Alpes , traverse toute la ^eltaliesur uneétenduedecentvingt lieues, reçc4ttrente loeûts, et tombe flans la mer Adriatique par -plusieurs ibouchures , dont le nombre et la position varièrent sou rt. Bu nord on voit se jeter 4ans ce fleuve , entre autres 1rs d'eau , le Ticimis ou Tésin (Tessino), qui traverse le Verbanus [logo Maggioré) ; l'Addua (Adda), sortant du ïLarius (lago di Como) ; l'Ollius (Oglio) , qui sort du Sebinus (lago d'Iseo)y et le Mincius (Mincio), qui , du tlenacus (lago di Garda) , serpente à travers des plaines récageuses. Les tributaires les plus considérables du dus, parmi ceux qui s'y jettent du sud, sont la Tre* et /e Biienus (%êno). A l'est du fleuve, descendent des psdaiis la mer Adriatique: leMedoacus minor et le tioacus major (le Bacchiglione et la Brenta) , et l'A- Sfc (Adige). Entre Tergestum (Trieste) et Aquileia foiléë) coule le Timavus (Timavo). Le Padus divisait la

contrée en deux régions , la Gallia transpadana au nord , et la Gallia cispadana au sud r.

La Gaule au delà du Padus, ou trànspadane, était ha* bitée par de petites peuplades qui , à une époque antérieure j à l'arrivée d'Ânnibal , avaient passé les Alpes venant de la Gaule , et chassé les Tusques ou Étrusques des plaines fertiles que traverse ce fleuve. Ce fut là qu'Auguste envoya ses vétérans et leur donna des terres, pour les récompenser de leurs travaux guerriers.

Lafrontière occidentale se trouvait occupée par les vigou- j reux Ligures montagnards, les Taurini, les Segusii , les I Salassi , les Libici; à l'est demeuraient les Laevi ; au nord, J les puissants Insubres ; près du lac Larius, les Orobii ; plus loin, les Genomani, les Euganei; à Test on trouvait encore trois peuples qui n'étaient pas toujours comptés parmi les habitants de l'Italie proprement dite : les Veneti, au bord de la mer Adriatique ; les Carni ou Taurisci, dans le j Frioui actuel , et les Istri. j

La plupart de^ villes du pays devaient leur origine soit j aux Étrusques, soit aux Gaulois venus plus tard , soit aux ! colonies militaires des Romains. Les plus remarquables sont: Augusta Taurinorum (Turin)] Augusta Praetoria \ (Aoste) , colonie romaine ; Vercellae (Verceil), possédant une mine d'or ; Ticinum (Pavie) , sur le Tésin ; Mediola- i nura (Milan), capitale des Insubres, centre des arts et des J sciencessous lesempereurs, dpn telle futsouvent larésidence; Comum, patrie de Pline le jeune ; Cremona, fondée par les Romains sur la rive gauche du Padus; Mantua (Mantovay Mantoue), sur les bords d'un lac formépar le Mincius et voisine du bourg d'Andes (Pietola), patrie de Virgile ; Verona,. sur l'Athesis, ville riche en vignobles et où naquit Catulle; ■! Adria, qui a , dit-on, donné son nom à la mer Adriatique ; Patavium (Padoue) , patrie de Tite-Live , et dont la tradition fait remonter l'origine au Troyen Anténor ; Tergeslum (Trieste) , sur le golfe de ce nom ; Aquileia \Aquilée\ '

1 Nous avertissons ici , une fois pour toutes , que ce qui est pour j nous la Gaule trànspadane était la cispadane pour les Romains, et ré- ■* ciproquement.

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