‹ Précis d'hygiène (volume 2)Chapitre 146 sur 267 · CLIMATS · texte numérisé non relu

CLIMATS

Ce qu'on a appelé anémie tropicale est le plus souvent (Forigine parasitaire (paludisme, ankylostomiasc). Outre le paludisme, on observe la dysenterie, avec les aùcès du foie; la fièvre récurrente, la trypanosomiase', dans les deltas surtout et dans les quartiers pauvres des villes, les maladies pestilentielles {peste, choléra, fièvre jaune). Ces pays ne sont pas exempts de tuberculose; la mortalité infantile y est grande. Le coup de chaleur, naturellement, y est spécialement observé; mais, à moins de complications telles que le tétanos, les traumatismes. les plaies, y évoluent de façon généralement très bénigne.

Les climats torrides sont meurtriers pour les troupes, manquant d'accoutumance et ne prenant pas les précautions suffisantes. La mortalité de nos soldats est de 40 p. 100 au Tonkin au lieu 10 p. 100 en France. La campagne de Madagascar nous a coûté 6 000 hommes sur 25 000, dont 7 seulement moururent des suites de blessure.

11 y a une hygiène spéciale des pays tropicaux.

b) Climat chaud (-^- 25^ à + 15°). — Il est caractérisé (bassin méditerranéen, par exemple) par de grandes oscillations météorologiques; il gèle parfois, pendant la nuit, dans le désert du Sahara. La pluie est rare, les saisons de transition sont courtes, le ciel est d'une grande pureté (climat de Menton).

Dans ce climat, on observe fréquemment le coup de lumière (insolation, érythème pellagreux), certaines dermatoses (clou de Biskra, bouton d'Alep, filaire de Médine), la fièvre méditerranéenne, le typhus exanthématique . Le paludisme s'y rencontre surtout en août, la dysenterie en automne; la fièvre typhoïde y est fréquente [Algérie, Tunisie). La mortalité du premier âge y est considérable (90 p. 100 en Egypte, pour les Européens). Quant à la tuberculose., bien qu'elle fasse peu de ravages dans les armées méditerranéennes, et bien qu'il soit classique de poursuivre sa guérison par la cure de climat chaud et de soleil, il ne faudrait pas croire que l'action de ce climat sur le bacille de Koch soit spécifique, et que la tuberculose n'y soit jamais observée : elle est même très répandue en certains points (Grèce par exemple).

c) Climat tempéré (-h /3° à + 5°). — C'est, par exemple, celui de l'Europe centrale, caractérisé par la mobilité et l'inconstance des phénomènes météorologiques, notamment sous l'influence de deux vents principaux.

Il convient d'ailleurs de distinguer, là plus encore qu'ailleurs,

les climats maritimes (plus uniformes, plus humides, moins froids) et les climats d'altitude (plus humides, plus froids, plus ensoleillés).

En France, on a subdivisé les climats en : séquanien (t. moyenne : 10°, 9), vosgien, girondin, rhodanien (ll*^) et méditerranéen.

Les climats maritimes exercent une influence défavorable sur les rhumatisants, les yiévropathes, les tuberculeux atteints de laryngites ou menacés de congestion pulmonaire. Cependant les plages méditerranéennes abritées conviennent parfaitement aux scrofuleux, emphysémateux, etc.

Les climats d'altitude ont plusieurs caractères communs avec les climats froids : ophtalmie des neiges, etc. Les influences de la diminution de pression ont été étudiées plus haut (p. 489). Bien que favorables en général, lorsqu'ils sont abrités, à la guérison de la tuberculose, les pays d'altitude ne sont pas exempts de tuberculose, de pneumonie, diphtérie, fièvre typhoïde, choléra. Le paludisme et la fièvre jaune respectent les hauteurs et les régions dont la température est inférieure à 15° : le stegomya fasciata ne peut vivre au-dessous de 18 à 20°.

Dans nos pays, le maximum de mortalité et de mofbidité est enregistré en février et mars, le minimum en mai; les maladies des organes respiratoires (vieillards) sont plus fréquentes en hiver, les maladies du tube digestif en été (enfants). La pathologie des cUmats tempérés est chargé par Tarthritisme, les intoxications (alcool), la contagion.

d) Climats froids (-\- 5° à — 5") et polaires ( — 5° à — 15°), (Islande, Terre-Neuve, Laponie, Sibérie, etc.). L'hiver est long, l'été très court, sans saisons intermédiaires.

L'action du froid a été étudiée plus haut. La tuberculose existe à Terre-Neuve, au Groenland : en général, les maladies infectieuses sont peu fréquentes, mais on observe hméningite cérébrospinale^ le typhus; et même le choléra,\ai pneumonie, la grippe (Russie) et le scorbut (explorateurs), la lèpre et la 'poliomyélite (Norvège). Les plaies présentent une gravité particulière; Vophtalmic des neiges, les accidents de congélation sont choses fréquentes.

2° Applications. — La conclusion pratique à tirer de cette étude est surtout relative à V acclimatement.

L'acchmatement individuel àè])Q\idL de plusieurs facteurs : âge, sexe, tempérament, habitudes antérieures, etc. ; il existe des signes

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