PRIX
par déclaration.
par visite
ou
désinfection.
du kilomètre
de transport
de létuve.
En 1909.
Poste de Lyon (automobile). . .
— de Tarare (chevaux) . , .
— de Yillefranche 'chevaux).
fr. c.
fr. c.
fr. c.
5° Organisation matérielle des postes départementaux de désinfection. — Un poste peut être installé d'une façon très
simple. Un logement, pour le chef de poste, un bureau^ une remise, pour l'automobile, un entrepôt pour le matériel. Ce matériel peut être très réduit. Outre Vétuve, qui sera de préférence à vapeur d'eau et à formol combinés (efficace, elle n'endommage pas les objets), il comprendra un nombre suffisant de lessiveuses, de sarraux^ de sacs à linge, pour prêter aux familles, d'épongés, de balais et de brosses, etc. Comme antiseptiques, le crésylol sodique peut suffire à tous les besoins et remplacer tous les autres. Le chef de poste devra, en outre, être pourvu des imprimés nécessaires à la statistique et au contrôle des opérations, ainsi que des instructions destinées à renseigner les familles sur le bien fondé et l'utilité des opérations de désinfection.
6° Fonctionnement du service départemental de désinfection. — Le fonctionnement du service est résumé dans le graphique, p. 59.
Pour simplifier le service et gagner du temps, il serait désirable que les déclarations, parvenues à la mairie, fussent immédiatement envoyées aux chefs de poste. Ces médecins pourraient également avertir directement (téléphone, par exemple) le poste.
Ainsi organisé, avec local spécial, chef de poste spécialisé, outillage moderne et moyens de transport rapides, les services de la désinfection départementale peuvent rendre les services qu'on est en droit d'attendre d'eux.
B. — Désinfection municipale.
Les villes de ^0000 habitants et au-dessus doivent posséder un service de désinfection autonome.
Voici d'abord la procédure à suivre pour l'établissement du service :
1° Élaboration par le Directeur du Bureau d'Hygiène, d'un projet, visant les dispositions applicables.
2° Délibération du Conseil municipal.
3" Transmission au Préfet.
4° Délibération du Conseil départemental d'Hygiène.
5° En cas d'insuffisance, arrêté préfectoral.
6° Délai de deux mois pour nouvelle délibération du Conseil municipal.
7° Transmission au ministre.*
8° En cas d'insuffisance persistante, décret du Conseil d'État, pour organisation d'office.
r)48 NOTIONS GÉNÉRALES D'ÉTIOLOGIE ET DE PROPHYLAXIE
9° Établissement des taxes. Tarif arrêté par le Conseil municipal : a) Pour les opérations payantes, dans les limites fixées par les articles 22 et 26 du décret du 10 juillet 1906; 6) Pour les établissements charitables ou scolaires: c) Pour les opérations, autres que celles qu'entraîne l'obligation légale.
L'organisation de la désinfection municipale ne diffère pas essentiellement de celle de la désinfection départementale. Le même esprit doit y présider. Mais, dans la ville, le champ d'action du poste est restreint, lout en agissant sur une population dense et nombreuse. Aussi les moyens de locomotion n'ont pas besoin d'être aussi rapides. 11 sera avantageux pour les villes de posséder une station de dés'nifeclion, spécialement aménagée, en vue de faire face à un grand nombre de désinfections, sans constituer le moindre risque de danger ou d'incommodité pour le voisinage.
Le type de poste urbain, le plus simple, devrait être établi dans un bâtiment spécial, quelque peu isolé et bien clos. Ce bâtiment serait divisé en deux parties : l'une destinée à la réception des objets contaminés, l'autre à l'expédition des objets désinfectés.
L'étuve (chambre à formol, de préférence) serait disposée de façon que la porte d'entrée soit située, du côté de la réception des objets souillés et la porte de sortie, du côté de l'expédition des objets désinfectés.
De })lus, on devrait annexer, à l'établissement de désinfeclion proprement dit, comme l'a fait Zippel à Dijon, un poste sanitaire, composé de quelques chambres blanchies à la chaux, à mobilier simple, facile à tenir propre, pour recueillir les nécessiteux ou les vagabonds (romanichels), pendant qu'on désinfecte leur logis ou leur roulotte. En arrivant au Poste sanitaire, les locataires seront conduits à la salle de bains; dès leur entrée, leurs vêtements désinfectés. Ils y séjournent de douze à quinze heures.
Pour le service du transport, il est à peu près indispensable de disposer de deux voitures, dont l'une serait spécialement réservée au transport des objets souillés, l'autre ferait le service des objets désinfectés : ces deux voitures devraient être peintes de couleurs différentes et Tune et l'autre, à leur retour à l'usine, seraient désinfectées à l'intérieur.
La station de désinfection servira pour la désinfection en profondeur de tous les objets souillés (linges, literie, etc.), mais les chefs de poste ne devront pas perdre de vue, il ne faut pas se lasser de le répéter, que la désinfection, en cours de maladie^
LA DESINFECTION
autour du malade, devra être, avant tout, l'objet de leurs préoccupations.
Donc, au point de vue de la désinfection, Torganisation municij)ale sera la suivante : le directeur du bureau d'hygiène (sous la surveillance de l'Inspecteur départemental, centralisera les décla-
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Fig. 148. — Poste de désinfection de la rue des Récollets (Paris)..
rations de maladies contagieuses et dirigera le service. Des chefs de poste ou enquêteurs feront les visites, en cours de maladie, surveilleront les opérations des entreprises privées, dirigeront les équipes de désinfecteurs. Ces équipes opéreront soit à domicile (désinfection en cours de maladie et désinfection finale des locaux) et à la station, comme à Paris (fig. 148), Dijon, etc., soit uniquement sur place, si le service est muni (Fétuves mobiles pour la literie, les linges, etc., comme à Lyon.