CHAPITRE XXXVII
COQUELUCHE
Au point de vue prophylactique, la coqueluche se range
dans le type rougeole (p. 367).
1° Particularités. — Incubation :
7 à 10 jours. Invasion : 8 à 15 jours. Diagnostic impossible avant les quintes. Cas frustes^ surtout chez Tadulte.
— Grande réceptivité, comme pour la rougeoie, surtout de 2 à 5 ans.
Complication redoutable : bronchopneumonie. — Immunité acquise par une première atteinte. — Tous les pays, tous les climats, toutes les saisons.
2° Contagion. — Très contagieuse pendant la période d'invasion (brour chite) avant les quintes, avant le diagnostic. N'est plus contagieuse à la période des quintes, lorsque le diagnostic est fait (lig. 163); donc n'est plus contagieuse à l'hôpital. Comme la rougeole, contagion directe, par les voies respiratoires; indirecte rare.
3° Germe. — Dans les expectorations de la période d'invasion. Fragile, difïusible. Comme celui de la rougeole.
— Bordet et Gengou ont décrit (1 906) un petit cocco-bacille, voisin de celui de la grippe.
4° Épidémies. — Comme la rougeole (j). 567) : massives et courtes.
Le troisième groupe est contagionné
quand on fait le diagnostic du deuxième, l'incubation étant plus
courte que l'invasion.
COQUELUCHE
Grandes épidémies au xviii' siècle, de 1749 à 1704: 40 000 décès d'enfants en Suède.
5° Gravité. — Très grave jusqu'à 3 ans (broncho-pneumonie) ; peu grave après 9 ans. Voir
fig. 164.
6° Prophylaxie. — Très dil'ficile en raison de Timpossibilité de faire un diagnostic précoce et des cas frustes.
Déclaration facultative (loi de 1902, j). 56). Désinfection facultative, à recommander en cas de bronchopneumonie.
Ne pas licencier les écoles.
Bien isoler à Thôpital commepour la rougeole (isolement individuel p. 398). Il vaudrait mieux ne pas envoyer les coquelucheux à Fhôpital, mais les garder dans la famille.
COQUELUCHE
Décès par 10.000 h.