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Étani/s. Pdludisme.
Le cliillVc = le rapport de la surfaee des Le chiffre = le nombre des fiévreux par étanijs, à a surfaee de la eoDinmiic. 100 liabitaiits.
Fig. 175. — Le Paludisme en Bombes (d'après un rapport du préfet de l'Ain, en 1859).
d'étangs ou de marécages, Teau de pluie collectée dans les fleurs ou les feuilles, disposées en coquilles.
La superficie des gites à Anophélines peut être très variable; les plus vastes surfaces d'eau ne sont pas les plus dangereuses, car les vents y occasionnent toujours de légères rides, funestes aux métamorphoses des Insectes. Parfois les seuls gîtes sont les « trous de sabot », imprimés sur les berges par les animaux, allant boire, ou les excavations creusées par les crabes.
La profondeur de Teau, sur laquelle Kerschbaumier a attiré Tattention, n'a pas d'importance, si une abondante végétation immergée fournit aux larves une nourriture, en même temps qu'un abri contre leurs ennemis (poissons, larves carnassières, insectes de proie).
La liniile moyenne de nocivité cVun gîte à Anophélines est de I km 0 ; cette distance correspond à la })ortée du vol des anophélines dans un plan horizontal, les conditions étant favorahles (ahris servant de gîtes d'étapes).
h) Rapports avec le relief du sol. — Les Anophélines peuvent vivre jusqu'à une certaine altitude; les Myzorynchus sont même capables d'habiter au-dessus de 1 200 m. Mais la propagation du virus est cependant gênée, jusqu'à un certain point, par un caractère du vol des Moustiques, qui est leur incapacité de s'élever directement en hauteur.
De plus, les lieux élevés sont soumis, en règle générale, à des variations de température Journalières. Or, nous avons vu qu'une certaine température est nécessaire à l'évolution du IMasmodium dans le corps du Moustique.
De ces deux faits, résulte ViinnimiUé. connue depuis longtemps, des hauteurs vis-à-vis du paludisme.
c) Rapports avec les terrains. — Il n'y a pas de sol directement réfractaire ou propice à l'implantation du paludisme. Il n'agit qu'indirectement, par le fait de retenir ou non, à sa surface, les eaux de ruissellement ou de source.
La nature du sol influe sur la faune anophélienne, lorsque ce sol est riche en sels solubles dans l'eau : les eaux très riches eu chlorure de sodium sont inhabitables, en général, pour les anophélines.
Aucun fait démontré ne vient à ra|)pui de l'hypothèse que le virus paludéen se trouve à un moment donné dans le sol et que le moustique vient s'en imprégner au moment des travaux de terrassement. On est d'accord pour dire que les travaux engendrent de petites mares favorables à la formation des moustiques; mais rien ne prouve que le germe vienne du sol et que les Moustiques n'aient pu s'infecter aux dépens de paludiques chroniques indigènes.
d) Rapports avec Vair. — La contagion du paludisme par l'air paraissait bien prouvée autrefois, quand on se contentait de constater des rapports généraux et non des associations précises de faits. Elle avait donné lieu à la croyance au miasme, à des émanations, ce que représente le mot italien de maVaria. Toutes les anciennes observations sont vraies, à condition de remplacer le mot miasme par celui de Moustique.
e) Rapports avec les saisons. — Dans Vhéniisphère nord., en dehors de la zone intertropicale, le paludisme est une maladie du 2'^ semestre de Vanyiée. C/est, en effet, en juillet qu'éclatent les premiers nombreux cas de première invasion dont le maximum est observé, suivant les pays, en août, en septembre ou même en octobre. Le premier semestre est rempli par les rechutes des infections, contractées Tannée précédente. Ainsi, bien que la fièvre sévisse tout le long de Tannée, la période épidémique, c'est-à-dire celle où se contractent les nouvelles infections, est purement saisonnière et correspond à la saison chaude.
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Cette marche de l'épidémie annuelle offre un parallélisme remarquable avec iexistence des Anophélines. Elle débute peu après Tapparition des premiers Anophélines, et Tépoque épidémique coïncide, partout où des observations soigneuses ont été poursuivies, avec la péiiode d'existence de ces Moustiques.
Dans les pays intertropicaux, où la température est élevée toute Tannée, les oscillations de Tendémie palustre ne sont commandées que par les alternatives de sécheresse et de pluie. L'hivernage, ou saison des pluies, est, d'une façon générale, celle du paludisme, surtout aux moments de transition entre l'hivernage et l'eslivage. La forme la plus commune est la tierce maligne, durant l'hivernage, la bénigne el la quarte dominent, au contraire, durant l'estivage.
f) Rapports avec la température. — Voir p. 014.
g) Rapports avec la pluie. — Dans les pays tempérés, l'abondance des pluies au printemps, en créant de nombreux gîtes à Anophélines, amène un été fiévreux. D'autre part, si les pluies d'automne sont précoces et abondantes, elles bouleversent les gîtes à Anophélines et mettent fin à la série des infections.
Sous les tropiques, nous avons vu que, d'une façon générale, la saison des pluies, surtout à son début et à sa fin, est la saison des fièvres.
h) Rapports avec le travail. — Le Paludisme est une maladie de la campagne. Les pêcheries en eau douce ou en marais, la récolle de la tourbe dans les tourbières, sont des sources d'infection. La récolte du caoutchouc au Brésil est une opération des plus meurtrière, par suite du paludisme du bassin de l'Amazone. Certaines cultures favorisent le développement du paludisme, en créant des gîtes à Anophéhnes : telles sont les prairies artificielles avec leurs canaux d'eau peu courante, les rizières avec leur eau limpide, stagnante ou peu courante, leur végétation verte. Les armées en campagne, surtout durant les expéditions coloniales, surmenées, obligées de dormir sans abri, etc., sont exposées au paludisme {campagne de Madagascar, 1895), etc.
Les transporta ont une action tantôt favorisante, tantôt pro})liylactique. Les Anophélines sont transportées, à l'état larvaire, par les cours d'eau à des dislances parfois considérables. Ils émigrent à l'état adulte avec la même facilité, cachés dans les voitures, les wagons de chemins de fer. On a signalé le danger des charrettes, chargées de foin. Ils arrivent à Venise, dit-on, sur les barques des maraîchers.
Les larves dAnophélines ne pourraient vivre que difficilement à bord des navires, saut", peut-être dans les vases, où les passagers et l'équipage conservent des plantes d'eau pour égayer les cabines.
La construction des voies ferrées amène souvent la formation de nombreux gîtes dans les emprunts effectués le long de la ligne. Par contre, nous signalerons ({ue la construction des chemins de fer devint le grand auxiliaire du dessèchement des Landes.
i) Rapports avec la nourriture. — Personne ne soutient plus l'infection par ralimentatiou, surtout par la boisson (eau de mare). — Les malades qui ont une nourriture saine et abondante réagissent beaucoup mieux et guérissent plus vite que les personnes, mal nourries et débilitées.
j) Rapports avec Vhabitation. — La question de l'habitation est très importante dans le paludisme, car l'inoculation de cette maladie se fait surtout, pendant le sommeil, au moment du repos nocturne. Les habitations les plus éprouvées sont les plus proches des marais, des cours d'eau, gîtes à Anoph"'lines. Dans les ])ays paludéens, l'empirisme a enseigné à construire les maisons sur le faite des collines ou au flanc des montagnes.
k) Rapports avec le vêtement. — Le refroidissement favorise l'infection et surtout provoque l'apparition des accès de rechute. L'importance des vêtements à cet égard s'augmente de l'obstacle qu'ils opposent à la piqûre des Moustiques. Les enfants des pays chauds, qui ont l'habitude de vivre nus, sont très communément infectés.
5" Prophylaxie du paludisme. — Les mesures prophylactiques doivent viser l'homme et le moustique.
a) Mesures concernant Vhomme. — Nous ne connaissons actuellement pas d'autre source d'infection, pour les anophélines, que les hommes anciennement infectés. En diminuant leur nombre, on diminue les chances d'infection des Anophélines.
a) Traitement quinique curatif. — La quinine, remède spécifique du paludisme est l'arme principale de l'hygiéniste dans la cure du réservoir de virus. Elle est un véritable poison pour rhémotozoaire. Il faut user de fortes doses (1 g. à 1 g. 50) pour couper les accès, administrer le médicament, aussitôt que possible après le premier accès, et, ensuite, d'une façon continue, les jours où l'on prévoit une rechute, quelques heures avant qu'éclate l'accès.
b) Mesures propres à modifier le réservoir de virus. — Cette modification ne s'obtient pas seulement par une quininisation attentive et régulière : elle relève aussi des conditions générales de la vie de la population. L'enrichissement d'une région y est toujours suivi d'un recul du paludisme : les cultivateurs, vivant dans l'aisance, se nourrissent, se logent et se vêtissent mieux; ils
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se fatiguent moins. Ils offrent ainsi une plus grande résistance à Finfection et à la réinfection.
Le relèvement moral et matériel des populations fiévreuses augmente la résistance des anciens malades à leur infection, facilite leur guérison, et par cette modification du réservoir de virus, constitue un des facteurs les plus précieux d'un gain permanent contre le ])aludisme.
c) Isolement. — Tant que la guérison n'est })as acquise, les anciens infectés doivent être tenus à V écart des indemnes. Les Anglais, aux Indes, ont, d'ordinaire, des villes européennes, distinctes des quartiers hindous; ils sont moins atteints dans ces pays qu'en Afrique, où dans les bourgades, les noirs vivent, côte à côte, avec les blancs.
d) Quininisation préventive. — Elle s'adresse aux individus indemnes et a pour but de créer, dans leur liquide sanguin, un état réfractaire à l'infection. C'est un étal iVimjnunité artificielle., passive et transitoire, que Ton crée par l'ingestion de quinine. C'est une mesure de protection, réclamée par tous les médecins coloniaux. Mais il y a des divergences sur la dose à donner. Les uns conseillent 1 g. tous les 5 jours. On reproche à cette méthode de fatiguer l'estomac; et comme elle ne procurerait qu'une protection insuffisante, ne dépassant guère 3 jours, d'autres proposent une dose moyenne de 0 g. 50, tous les 2 jours. Comme la répétition prolongée de cette dose n'est pas sans irriter l'estomac, on s'accorde en gJ'néral à ne pas dépasser 0 g. 2b chaque jour .^ pris aux repas. Cette dose quotidienne peut, sans inconvénient, être tolérée, pendant des années; et si la protection n'est pas complète, au moins la maladie est moins grave.
b) Mesures contre les moustiques . — Les Anophélines femelles seules peuvent être infectées par le Plasmodium de l'homme, les mâles ne suçant pas le sang.
a) Défense mécanique personnelle. — Elle comporte l'usage de moustiquaires de lit et celui de voilettes et gants.
Les moustiquaires de lit doivent être en tulle ou en mousseline, à mailles assez étroites, pour empêcher le passages des moustiques (1 mm. 5 à 2 mm.). Elles doivent être distantes des dormeurs pour que ceux-ci ne puissent être piqués à travers les mailles. Ils doivent avoir une monture peu compliquée et solide, permettant, par leur mode de fixation, de rentrer les bords sous le matelas de tous les côtés, sans aucune solution de continuité.
L'emploi de voilettes (fig. 176) fixées au chapeau et rentrant sous
le col et de gnnis épais, serras aux poignets et aux chevilles pourra
rendre des services aux personnes obligées de sortir aux heures dangereuses de la nuit.
b) Défense mécanique coUeclive. — Elle consiste dans le grillage de toutes les ouvertures des habitations (fig. 177). On se sert, à cet eilet, de toiles métalliques ne dépassant pas 1 mm. ou 1 mm. 5 d'ouverture, tendues sur des cadres de bois. Le fil de fer galvanisé est celui qui convient le mieux; le 1er étamé s'écaille trop facilement ; le fil de cuivre, très cher, ne dure pas
dans les régions où les phénomènes électriques sont fréquents. Aux fenêtres^ les cadres sont immobilisés dans l'ouverture au
moyen de scellements de plâtre ou mieux de ciment. Une difficulté
Fig. ne. — Voilette (Laveran).
Fig. 177. — Maison irrillagéc (d'après Kermorgant).
est soulevée par la nécessité d'ouvrir les volets extérieurs : on ménage, à cet effet, un guicliet ou une lucarne dans la toile métal-
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liqiie. Les portes sont défendues par un cadre mobile sur paumelles et fermé automatiquement par un ressort (îîg. 178).
Les cheminées, où Ton ne fait pas de feu, sont obturées, à leur partie inférieure, par un châssis léger. On peut également en couronner le faîte par un chapiteau muni d'un grillage.
Toutes les ouvertures des appartements : lucarnes, trappes
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Fig. 178. — Panneau à coulisses grillagé (Laveran).
d'escalier, seront grillagées sur le même principe et d'une manière définitive.
c) Autres mesures. — L'enfumage des maisons est employé dans nombre de pays. Très efficace au moment où la fumée envahit Thabilation, celte pratique n'éloigne les insectes que pour peu de temps et présente l'inconvénient d'être inapplicable dans des demeures bien tenues et civilisées et d'irriter les muqueuses des voies respiratoires et des yeux. Les insecticides peuvent être employés, lorsque de nombreux anophéines ont envahi une habitation. Uanhydride sulfureux est le gaz le mieux désigné pour cet oflice. La poudre de pyrctlire brûlée, endort les moustiques, qu'on peut ensuite balayer, mais elle ne les tue pas. On vend en Italie des cônes de poudre de pyrèthre et de chrysanthème, sous les noms de fidibus, de zanzolina. La fumée de tabac rend parfois service pour éloigner les Moustiques. L'établissement de courants d'air, grâce à des éventails, des pankas et des ventilateurs est utile, faute de mieux. Enfin, on peut utiliser l'effet repoussant de certaines substances sur les Moustiques : acide phénique, iodoforme, menthol, essences
diverses, etc. Sous forme de pommades, on recouvre les parties découvertes.
c) Mesures anlilarvaires. — On peut les diviser en grandes mesures antilarvaires, destinées à changer la face d'un pays, à modifier profondément les gîtes à Anophélines, et en petites mesures anlilarvaires, qui tiennent simplement en échec la multiplication de ces Moustiques.
a) Grandes mesures antilarvaires, — Les dessèchements sont celles dont, bien avant la théorie anophélienne, Thomme connaissait la vertu souveraine dans Tassainissement des régions fiévreuses. Les cours d'eau ne sont pas dangereux, à condition d'avoir une certaine vitesse, de n'être pas encombrés par des herbes et d'avoir une certaine profondeur. Parfois leau de rivière, pénétrant horizontalement à travers ses berges, crée, par ces fuites, des gîtes tout le long du cours d'eau : le remède consiste en deux canaux, creusés sur les deux rives, parallèles au lit.
Les lacs à eau profonde, poissonneuse, remuée par les vents, aux rives nues et accores, ne contiennent jamais de larves de moustiques. Les eaux stagnantes sont, au contraire, les gîtes-types : marais, étangs, mares, sources limpides et tranquilles. Il faut transformer ces eaux stagnantes en eaux vives ou les tarir.
Ce double but est rempli par les travaux de drainage du sol, qui consistent dans le creusement de grands canaux et d'un réseau de fossés et de drains qui conduiront les eaux, par un émissaire naturel ou artificiel, à un cours d'eau, un lac ou la mer.
Dans des cas très rares, l'évacuation des eaux pourra s'effectuer par la méthode hollandaise, c'est-à-dire par des puisards, traversant la couche argileuse, pour descendre jusqu'au terrain perméable. Les mares d'eau peu étendues peuvent être rempUes de terre et comblées ainsi directement.
La culture a une influence considérable en détruisant les mille repaires imperceptibles des moustiques.
b) Petites mesures antilarvaires. — Elles complètent les précédentes. Le désherbagc (destruction complète des herbes) ou le faucardenient (fauchage des herbes au ras de l'eau, à l'aide du faucard), suivi du pétrolage, constituent les petites mesures antilarvaires, les plus pratiques.
Le pétrolage se fait à la dose de 10 cà 20 cm^ de pétrole lampant par mètre carré d'eau. Le pétrole agit en obstruant mécanique-
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ment les trachées des larves de Moustiques, qui sont forcées de venir resi)irer Tair atmosphérique à la surface de Feau el sans doute aussi, en modifiant la tension superficielle du liquide, de telle façon que les stigmates ne s'ouvrent plus normalement. Le pétrole agit aussi par sa toxicilé.
Le pétrole est projeté en pluie sur Teau, par simple jet ou au moyen de pompes de jardin, sans caoutchouc, car celte substance est dissoute par le pétrole. On brosse Teau pour assurer un parfait étalement du liquide huileux.
Un pétrolage tue, en quelques minutes, toutes les larves de la surface traitée; les Poissons et tous les animaux aquatiques n'en souffrent pas, en raison de leur respiration branchiale.
La vie larvaire durant une quinzaine de jours, dans les pays tempérés, il suffit d'un pétrolage, répété tous les 15 jours, pour exterminer successivement toutes les générations de larves, pouvant éclore dans le même gîte. Dans les contrées plus chaudes, les pétrolages seront plus fréquents.
Gomme autres petites mesures larvaires, signalons le larvicide (couleur d'aniline), substance dont Celli a obtenu en Italie de bons résultats pour la désinfection des gites à Anophélines.
Parmi les ennemis des larves, certains poissons (poissons rouges, épinoches) peuvent être ulihsés.
c) Éloignement des gîtes. — Si les gîtes sont trop considérables pour être modifiés rapidement, ou d'une importance économique telle qu'ils doivent être respectés (barrage, réservoir enrichissant une contrée), la seule solution consiste à quitter la locaUté, à s'installer à plusieurs kilomètres de distance. Même dans les conditions où de bonnes mesures antilarvaires sont possibles, la prudence exige que l'on établisse son habitation le plus loin possible et le plus haut possible au-dessus des gîtes à Anophélines. De telles précautions doivent être la règle absolue pour le campement des explorateurs et des militaires en campagne.
En résumé, la prophylaxie anlipaludique consistera d'une part à détruire le plasmodium dans le sang par la quinine, d'autre part à empêcher l'Anophèle femelle de piquer l'homme et à la détruire surtout pendant sa vie larvaire.
60 Résultats. — Une lutte systématique, basée sur les règles prophylactiques précédentes, a été organisée dans nombre de pays. Elle l'est, en Algérie, depuis, le i*""" janvier 1910. En Italie^ les résultats ont été remarquables. La mortalité paludéenne était dans
CouRMONT. — Précis d'Hygiène. 4:0
ce pays, d'après Celli (1913) de 15 865 en 1900, de 13558 en 1901. La campagne antipaludique a commencé à cette époque. La moiialilé s'est mise à décroître rapidement : elle a oscillé autour de 3 500 en 1908, 1909 et 1910. Dans l'armée italienne, le nombre des paludéens de 49,94 p. 100 en 1901 ; 36,42 en 1902 ; 24,14 en 1903, n'était plus que de 5,10 en 1910; de 4,90 en 1911. A rhù|)ilal maritime de Tarente, il y avait 20,19 p. 100 de paludéens en i900; en 1910, le ))ourcenlage était touché à 0,75 et en 1911, à 0,96. Dans tous les pays civilisés, on entreprend des campagnes anlipaludiques et le fléau diminue.