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FïÇ'. 210. — Tuberculose en France.
à Plaisance, tandis qu'elle n'en fait que 11 aux Champs-Elysées. Dans le département de la Seine, elle cause 167 décès à Nanlerre et seulement 26 à Joinville-le-Pont. La carte de Lyon (fig. 212) montre les mêmes différences entre les quartiers ouvriers et les quartiers bourgeois.
Les causes sociales de la tuberculose sont donc profondes, et, parmi elles, le taudis, le logement insalubre, est peut-être la plus importante. Dans un même quartier ouvrier, certaines maisons sont indemnes, d'autres sont continuellement visitées par la tuberculose. L'enquête aboutit à la maison maudite, au taudis.
En résumé, en disséquant pour ainsi dire la carte de la tuberculose, on voit que celle-ci n'est pas uniformément répandue
dans tous les États, que, dans un État, elle n'est pas aussi fréquente dans tous les départements, que dans une ville elle n'est pas aussi fréquente dans tous les quartiers, que dans un même
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quartier, elle respecte certaines maisons et en infecte d'autres. La tuberculose n'est donc pas fatale^ elle est évitable.
5° Variations suivant le temps. — La courbe de la tuberculose subit quelquefois, certaines années, une ascension brusque, suivie d'une dépression qui dure un certain temps. Ce sont surtout les années de grippes (1890-1895) qui entraînent cette augmentation de décès de
TUBERCULOSE (bACILLOSE DE KOCh)
tuberculose. Naturellement, les décès diminuent les années suivantes, tous les tuberculeux phtisiques étant morts pendant l'épidémie grippale.
6° Influences spéciales. —
La tuberculose augmente toutes les fois que, dans une petite ville, s'installe une industrie insalubre.
L'exemple de Laval est typique; de 1890 à 189G, la mortalité par tuberculose passa de 40 à 49. Cette augmentation était due au nombre croissantdes tisserands, travaillant dans les caves.
7° Influence du sexe. —
Les hommes sont 2 fois plus frappés que les femmes (6, 2 contre 3, 6).
En réalité, de 5 à .30 ans, la mortalité est plus forte chez les femmes, mais, après, la mortalité, grâce à l'alcoolisme et aux métiers plus pénibles, est plus forte chez les hommes. La mortalité tue surtout la femme de 30 à 34 ans et l'homme de 45 à 55 ans.
Fig. 21"2. — Tuberculose à Lyon (1900-1905). Décès par 10 000 habitants.
8° Influence de l'âge. — La mortalité suivant les âges diffère considérablement, si on considère l'ensemble de la tuberculose ou la seule phtisie. Le ta])leau suivant le montre. Quoi qu'il en soit, sur 100 Français, mourant de 20 à 39 ans, 42 au moins meurent de tuberculose. Il y a 2 âges, spécialement exposés à la tuberculose : le tout jeune âge (0 à 4 ans) et Tâge moyen (30 à 40 ans).
Décès annuels par tuberculoses (toutes lésions) par 10000 habitants suivant les âges.