LA NATALITÉ
La natalité baisse en France de façon absolument inquiétante.
1° La natalité en France. — Pour s'en rendre compte, il suffit de lire le tableau (page 13). Notre natalité est descendue de 874 672, en 1893, à 742 114, en 1911. Depuis 1907, nous sommes au dessous de 800000; et la baisse continue. L'année 1911 accuse, sur 1893 (19 ans), un déficit de 132 5o8, soit un sixième: il manque, en 1911, un enfant sur 6, par rapport à 1893. Voilà le fait dans sa brutalité.
2o La natalité dans les principaux pays d'Europe. — Comparons maintenant la courbe française à la courbe des nations voisines. On a le graphique de la figure 6, ou la natalité est calculée sur mille habitants. On voit que notre natahté a passé de 25 p. 1000 (1871-1880) à 19 p. 1000 (1911). Mais, on voit aussi 2 choses : 1» que notre natalité a toujours été plus basse que celle des autres nations, 2» que la natalité baisse aussi chez nos voisins, tout en restant encore bien plus élevée que chez nous.
On a beaucoup insisté, ces derniers temps, sur la baisse de la
GENERALITES
natalité daus d'aulies pays. Le fait est incontestable et intéressant pour la recherche des causes. En Allemagne, la natalité a baissé de 37 p. d 000 habitants, en 1890, à ^29,8 p. 1000 habitants, en 1911. En Prusse, notamment, hi diminution des naissances, en un an (1909 et 1910), a été de jilus de 30000. En Angleterre, la natalité a passé de 35 p. 1 000 habitants (1871-1880) à 25 ]>. 1 000
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Fig. 6. — Natalité dans les principaux pays d'Europe par 1000 h.".
(1910). Aux États-Unis, la natalité a considérablement fléchi. En tout cas, voilà le principal facteur de notre dépopulation : la natalité est, en France, la plus basse du monde.