LA PROPRETÉ. HYGIÈNE DE LA 1»EAU. BAINS
Pour le chaaflage de l'eau, on peut se baser sur les données suivantes : le mélange de 1 volume d'eau à 100° à 2 volumes d'eau froide donne de l'eau à 30''; 1 kgr. de vapeur porte de 10" à 30" 27 litres d'eau. Consulter les thermomètres-indicateurs annexés aux appareils (appareils collectifs), et actionner à volonté l'eau froide et l'eau chaude.
En Autriche el en Allemagne^ déjà depuis plus de vingt-cinq ans, le grand public peut bénéficier des avantages du bain par aspersion : Vienne (Autricbe), Altona, Magdebourg, Francfort-surle-Mein, Berlin, etc., possèdent depuis longtemps des établissements de bains-douches populaires. Pour une somme des plus minimes (douze centimes en moyenne, savon et serviette com-
Fig. 11. — Appareil Flicoteaux pour bains-douches (Laveran, Traité d'hygiène militaire).
pris), chacun, homme ou femme, peut, quand il lui plaît, en toutes saisons, prendre son bain-douche, avec une perte de temps insignifiante (cinq à dix minutes).
Une cabine, chauffée en hiver à !20°, divisée en 2 compartiments (vestiaire et douche) par un rideau imperméable, un jet formé par une pomme d'arrosoir, incUné à 45°, de Teau à 28° ou 30°, à raison de 30 à 40 litres par personne, un tub pour bains de pieds, un morceau de savon de Marseille de 10 gr. environ, une serviette ou un peignoir pour s'essuyer, sufiisent.
En France^ la généralisation de ces établissements populaires
est lente à s'opérer. Grâce à Cazalet, des sociétés de bains-douches ont été créées à Bordeaux d'abord, dans d'autres villes ensuite. A Lyon, grâce à Tappui de la municipalité, existent 48 cabines de bains-douches à 0 fr. 15 (0 fr. 05 pour les enfants) ; ils sont très fréquentés (près de 97 000 douches en 1912).
De pareilles installations existent dans les nouvelles casernes (fig. 11), les établissements pénitentiaires neufs (salles collectives), dans certaines usines. Elles devraient être obligatoires dans les hôpitaux, les asiles de nuit, les dépôts de mendicité, les usines, les habitations ouvrières à bon marché ''avec buanderie), les écoles, les lycées, les collèges. Les nouveaux groupes scolaires lyonnais ont des bains-douches (voir p. 149).