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ENSEIGNEMENT DE L’HYGIÈNE

nos Facultés de médecine. Pas de laboratoires, pas de travaux pratiques, un cours d’un semestre, confié au hasard des disponibilités à un professeur de compétence quelconque, un examen inexistant.

Il y a, à ce point de vue aussi, un progrès considérable. L’enseignement de l’hygiène a maintenant conquis une bonne partie de la place qui lui revient de droit dans les études médicales. La réforme des études pharmaceutiques a également prévu des cours et travaux pratiques d’hygiène.

Mais nous estimons que l’importance donnée n’est pas encore assez grande. Les futurs praticiens doivent être imprégnés de l’esprit préventif. L’hygiène et la médecine préventive doivent, en effet, constituer une bonne part de leur future activité professionnelle (vaccinations, examens de santé périodiques, participation à la lutte contre les fléaux sociaux, etc.). Ils ne peuvent plus se cantonner dans leur rôle de thérapeute.

De plus, la loi impose la présence de médecins (qui, pour la plupart, seront des médecins praticiens) dans les conseils départementaux d’hygiène, les Commissions sanitaires, etc. (voir p. 45).

Toutes les écoles d’architectes, d’ingénieurs, etc., devraient dispenser un enseignement d’hygiène générale et de technique sanitaire, correspondant à leurs professions. Des notions suffisantes d’hygiène doivent également être enseignées dans les écoles de tous les degrés.

De Daranyi1 a fait une vaste enquête sur l’enseignement de l’hygiène dans le monde et a montré que, nulle part, l’hygiène n’est enseignée d’une façon correspondant à son importance. Il trace un programme dont on pourrait s’inspirer largement.

7° Instituts d’hygiène . — Mais, de plus, des enseignements de perfectionnement et de spécialisations doivent exister pour ceux qui se destinent aux carrières d’hygiénistes-fonctionnaires, inspecteurs départementaux d’hygiène, directeurs de bureaux d’hygiène, etc., qui veulent devenir inspecteurs des écoles, s’occuper plus spécialement d’hygiène industrielle, etc.

Il fallait bien créer pour eux des écoles spéciales d’hygiène. Ce sont les Instituts universitaires d’hygiène , dont Jules Courmont fut le promoteur en 1905. Depuis cette époque, existe à Lyon un enseignement de perfectionnement, qui dure actuellement près d’une année, avec la collaboration de professeurs des Facultés de droit, des

1. Jules De Daranyi. Ausbildung in der Hygiene , Budapest, 1935.

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