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III. — PROPRETÉ DES VOIES DE CIRCULATION

Cette propriété est non seulement indispensable au point de vue général, mais constitue aussi un moyen de défense de la voie publique contre les germes pathogènes.

1° Réglementation. — a) Water-closets 'publics. Urinoirs. — Il faut que les habitants s’interdisent absolument de déposer leurs matières fécales et leurs urines dans les rues et places; que, par conséquent, l’autorité municipale installe et maintienne, en état parfait de propreté, un nombre suffisant de water-closets et d’urinoirs. Il ne faut pas négliger, d’une part, d’en mettre à la disposition des femmes (ce qui est oublié dans beaucoup de villes), d’autre part d’en avoir un certain nombre gratuits; s’il faut payer, bien des gens cher-

ROCHAIX.

Précis cl’hygiène.

HYGIÈNE GÉNÉRALE DES VILLES

cheront ailleurs et opéreront en contrebande. Ces water-closets devront être installés, de façon à être maintenus dans un constant état de propreté. On utilisera de préférence des sièges à la turque, qui mettent à l’abri de toute contamination, et des lavabos, dans le voisinage, permettront au public de se laver les mains en sortant.

b) Enlèvement des ordures ménagères (voir p. 353).

c ) Évacuation des immondices liquides (voir p. 365).

d) Blanchiment des maisons. — Elles devront être blanchies à périodes fixes, non seulement au point de vue de l’esthétique de la rue, mais pour éviter la production des poussières.

e) Autres mesures. ■ — L’interdiction de cracher sur le sol des rues devrait être absolument générale. Il en est de même de l’interdiction de secouer linge et tapis par les fenêtres, de carder les matelas dans la rue, d’y projeter les balayures des cours et des maisons. Les règlements communaux devraient exiger, des marchands de comestibles, qu’ils couvrent leurs étalages extérieurs.

Enfin, les malades atteints de fièvres éruptives ne devront pas être admis à circuler dehors, tant qu’ils sont encore dans la période dangereuse de desquamation.

2° Revêtement du sol et des voies publiques . — Pour protéger la nappe souterraine, pour éviter autant que possible la production de boue et de poussière, le dérapage des automobiles, etc., il est nécessaire de rendre la surface des voies publiques imperméables, compacte, peu friable, insonore, antidérapante Cette nécessité s’applique non seulement aux voies urbaines, mais aux routes, surtout dans les sections qui traversent les villages.

Nous ne pouvons passer en revue toutes les catégories de revêtements qui ont été proposées. Citons parmi les meilleurs l’asphalte et ses variétés, éléments pierreux agglomérés ou bitumés (surtout pour les routes), etc. Le goudronnage aurait l’inconvénient, d’après Kling (1938), d’imprégner de benzopyrène les poussières provenant de la désagrégation des revêtements et de favoriser le cancer du poumon. Mais aucune observation précise n’est intervenue pour étayer cette opinion.

3° Trottoirs et ruisseaux. — Les trottoirs, réservés aux piétons, sont surélevés de 15 à 20 centimètres. Ils doivent être imperméables et légèrement inclinés, de façon à favoriser l’écoulement des eaux de pluies et d’arrosage dans les ruisseaux. Les ruis-

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