LUTTE CONTRE LES TAUDIS
la rue Réaumur, la rue du Renard et la rue de Rivoli). Pour des raisons financières, on se borna à démolir 93 maisons (quartier Saint- Merri), dans lesquelles la mortalité était supérieure à 10 p. 100. A l’heure actuelle, un certain nombre d’autres vieilles maisons vétustes ont disparu.
Enfin, en décembre 1933, le Conseil municipal a décidé la démolition de l’îlot n° 4 (cité Jeanne d’Arc, dans le 13e arrondissement).
Le 31 décembre 1934, M. Roéland a fait adopter par le Conseil municipal l’assainissement et l’aménagement de cinq îlots insalubres (rue Reaubourg, quartier Saint-Victor et Sorbonne, quartier des Epinettes, quartier du Père-Lachaise, rue des Nonnainsd’Hyères).
En 1939, plusieurs de ces opérations sont déjà achevées ou en cours de réalisation.
D’autres villes se préoccupent du même problème. Lyon est en train d’assainir le quartier Moncey, le quartier Saint- Jean.
Mais le mouvement est loin d’être général. On peut s’étonner qu’en 1939, certaines grandes municipalités n’aient pas encore fait l’inventaire de leurs taudis. Cependant, une des premières préoccupations des Bureaux d’hygiène des villes devrait être d’établir et de tenir à jour le casier sanitaire des maisons. Ce casier sanitaire • — l’exemple de Paris l’a démontré — est la base de la lutte contre le taudis, le point de départ de l’éradication des îlots de maisons insalubres et du programme des constructions salubres nouvelles, en particulier des habitations à bon marché, qui doivent les remplacer.
La besogne est considérable et urgente. On estime qu’à Lyon,
56 p. 100, à Saint-Étienne 65 p. 100, au Havre 53 p. 100, à Limoges
57 p. 100, à Brest 64 p. 100 de la population, sont logés dans des locaux insalubres et surpeuplés.
Il en est de même dans la banlieue parisienne, qui est une des plus riches en taudis : 58 p. 100 à Aubervilliers, 58 p. 100 à Saint- Ouen, 51 p. 100 à Issy-les-Moulineaux, etc.
Le mouvement en faveur des habitations à bon marché s’est considérablement ralenti en raison de la crise financière et économique actuelle. Les constructions nouvelles sont rares. La plupart des travaux réalisés, ces dernières années, ont porté sur des programmes dont l’exécution était déjà commencée. Les Offices, les Sociétés, etc, se sont bornés dans bien des cas, à assurer la gestion et l’entretien des immeubles précédemment construits et cette gestion,