I. — LES MATIÈRES USÉES LIQUIDES
1° Nature et quantité. — 1° Excréta humains et animaux (matières fécales, urines et purin). Chaque individu produit en moyenne, par an, 48 kg. 50 de matières fécales et 438 kilogrammes d’urine. Cela ferait donc, par 1 000 habitants, un cube annuel de 486 t. 5 (Ileiden).
2° Eaux ménagères. — Ce sont les eaux de cuisine, c’est-à-dire de lavage des légumes et de la vaisselle (résidus très fermentescibles d’aliments, graisses, etc.) ; les eaux de toilette et de bains (particules épidermiques avec leurs microbes pathogènes; beaucoup de savon) ; les eaux de lavage du linge (mêmes propriétés que les précédentes, avec, très souvent, en plus, des matières fécales) ; enfin, les eaux de lavage et de nettoyage des appartements (poussières nocives). Leur volume varie avec les heures de la journée, suivant les habitudes de la population : maximum le matin et, naturellement, minimum la nuit.
3° Eaux de lavage et d'arrosage des rues, places et cours. ■ — - Leur quantité est très variable. Alors que Berlin ne déverse guère que 630 litres par tête et par an, Paris atteint 3 300 litres et Marseille 5 700 litres par tête.
4° Eaux résiduaires industrielles. — Leur quantité est également très variable, suivant les villes, suivant les quartiers d’une même ville. Leur nature