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II. — APPAREILS RÉCEPTEURS DES IMMONDICES LIQUIDES

1° Eaux pluviales. — Les tuyaux de chute sont des conduits verticaux qui descendent, depuis la toiture, où ils s’ouvrent librement, jusqu’au sous-sol où ils se raccordent avec la conduite principale, ou égout privé, lequel aboutit à l’égout public. Ces tuyaux (8 à 16 cm.) sont en fonte, émaillée à l’intérieur et peinte à l’extérieur pour empêcher la rouille.

Les eaux de pluie et de lavage, qui ruissellent sur le sol des cours, sont évacuées vers l’égout par des orifices munis d’appareils récepteurs, dits siphons de cour (fig. 65). Ce sont des siphons en fonte ou en grès, protégés par une grille et munis, au fond de la branche descendante, d’un panier destiné à retenir la boue et les débris solides.

2° Eaux ménagères. — Les eaux de cuisine, de toilette et de bains, de lavage et de nettoyage des appartements, sont recueillies par divers appareils. U évier destiné à recevoir, dans les cuisines, les eaux de vaisselle est en pierre dure, ou mieux, en grès vernissé d’un seul morceau. Au point le plus déclive se trouve l’orifice de sortie, muni d’une grille pour arrêter les substances solides. Le mur entourant l’évier doit être muni d’un revêtement imperméable, pour le protéger contre l’humidité. Le vidoir est une cuvette, en métal peint ou en grès vernissé, destinée à l’évacuation des eaux de toilette ou de lavage; il est souvent muni, dans les maisons collectives, d’un réservoir de chasse pour effectuer un bon nettoyage. Les lavabos , les baignoires doivent être construits de telle façon que rien ne doit s’opposer à un nettoyage parfait.

LES MATIÈRES USÉES j LIQUIDES

L'évacuation de tous ces appareils récepteurs est assurée par un conduit de plomb, branché sur le tuyau de chute des eaux pluviales, mais pour éviter le retour dans les locaux des gaz fétides provenant de la fermentation de ces eaux, il est indispensable d’établir une interception entre l’air des conduits et celui de l’habitation; on la réalise au moyen du siphon hydraulique (fig. 66), à l’exclusion de toute autre fermeture (clapet, soupape) dont le fonctionnement n’est jamais satisfaisant. La forme type de ce siphon, constitué par une tubulure à double intervention, rappelle celle d’un S couché. Le liquide, remplissant la courbure à concavité inférieure du siphon, interrompt toute communication entre les gaz qui se développent dans la canalisation et l’atmosphère où

s’ouvre l’orifice terminant l’appareil récepteur auquel est annexé le siphon. Chaque fois qu’une certaine quantité de liquide est reçue par l’orifice récepteur, il se produit un déversement égal dans la canalisation. La plongée est la différence de niveau entre le liquide et l’éperon. Elle doit avoir de 5 à 7 centimètres.

A la partie la plus déclive de l’appareil se trouve un orifice, fermé par un bouchon à vis, qui permet le nettoyage du siphon (fig. 66).

3° Eaux de lavage et d’arrosage des rues et des places. — Elles sont évacuées par les bouches d’égout, sous trottoir. L’ouverture ne sera ni trop grande ni trop petite, de manière à ne pas être obstruée par les pailles et fumiers, mais aussi à ne pas laisser pénétrer des objets trop volumineux.

4° Eaux résiduaires industrielles. — Elles ne seront pas évacuées dans des puisards ou les rivières, comme cela se fait si fréquemment. Elles doivent tout au moins être préalablement traitées (neutralisation des eaux acides, destruction des substances toxiques, etc.) et, dans les villes, elles doivent être envoyées à l’égout.

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