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APPAREILS RÉCEPTEURS

5° Excréments. — Ce sont les produits dont le voisinage est le plus dangereux qu’il faut éloigner, le plus vite possible, de l’habitation. Les appareils récepteurs sont les cabinets d’aisances et les urinoirs.

Pans les cabinets d'aisances, l’appareil récepteur doit être une cuvette de grès cérame, faïence ou porcelaine, d’ouverture ovoïde et surmontée d’un abattant mobile, en bois dur verni ou en ébonite, qui forme couronne ou est interrompu, en avant, pour éviter les contacts dangereux. Un siphon hydraulique, de nettoyage facile, est interposé entre l’issue de la cuvette et le tuyau de chute (fig. 67).

Le nettoyage est assuré par une chasse d'eau, provenant d’un réservoir de 9 mètres de haut et débouchant par une tubulure spéciale dans la couronne de la cuvette. La quantité d’eau nécessaire est d’environ 10 litres; et elle doit faire irruption rapidement et en masse, à raison de 3 litres par seconde. Un cordon de tirage fait vider le réservoir; et quand celui-ci s’est de nouveau rempli, un flotteur ferme l’arrivée de l’eau.

Le siège dit à la turque (fig. 68) n’était, à l’origine, qu’un simple orifice allant au tuyau de chute.

Il a été perfectionné par l’emploi d’une cuvette ou coquille en grès, à pédales, d’un niveau inférieur à celui du cabinet, pour empêcher lu projection des urines, et unie directement par ses bords postérieurs et latéraux aux parois murales. On lui adapte également la chasse d’eau et le siphon • hydraulique. Ce système, inférieur, par certains côtés, au précédent, a l’avantage de prémunir contre les contaminations de contact, et doit être préféré, pour cette raison, dans l’installation des latrines publiques.

Le cabinet d’aisances, proprement dit, sera d’un entretien facile, grâce au carrelage ou à l’imperméabilisation du sol et des murs, au moins jusqu’à hauteur d’homme.

Les urinoirs publics doivent être agencés de façon à éviter les inconvénients de la putréfaction si rapide des urines. Celles-ci devront être reçues sur une

Fig. 67. — Coupe d’une cuvette.

rochaix. — Précis d'hygiène.

paroi, d’ardoise de préférence, sans cesse arrosée par un faible courant d’eau ou simplement enduite d’une couche d’huile minérale qui les protège contre le contact des dépôts de l’urine. L’orifice d’évacuation devra également être muni d’un siphon hydraulique.

Les cabinets d’aisances et urinoirs publics devront être munis en outre de lavabos et d 'essuie-mains, comme à Lyon, avec des inscriptions rappelant que le lavage des mains, en sortant, est nécessaire pour éviter les maladies d’origine intestinale.

Reçues dans les tuyaux de chute, les matières fécales et urines seront évacuées par les moyens que nous allons étudier.

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