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FINAL

DE L’INSTAL¬ LATION

1° Indice de putrescibilité. . . .

2° Indice de putrescibilité, après

212 (en 0)

8 jours d’étuve à 30° ....

3° Matières organiques en (0) en

532 (en 0)

solution acide .

4° Azote total (en AzH3) ....

5° Azote ammoniacal (en AzH3) .

6° Nitrites . .

traces très fortes

7° Nitrates (en Az03H) .

8° Chlorures (en NaCl) .

9° Degré alcalimétrique (enC03Ca).

10° Matières en suspension (à 110°).

11° Extrait sec (à 110°) .

12° Résidu après incinération . . .

13° Perte au rouge (matières orga-

niques et produits volatils) . .

Les chiffres indiquent des milligrammes par litre. Les dosages ont été effectués sur l’eau filtrée.

5° Épuration par le procédé des « boues activées ». —

Le principe de ce procédé est le suivant : on fait passer de l’air dans l’eau d’égout pendant le temps nécessaire pour nitrifier l’ammoniaque qu’elle contient. Au début, il faut, par exemple, trente heures pour nitrifier les 10 milligrammes d’ammoniaque par litre contenus dans cette eau. En décantant cette eau et en la remplaçant par une autre eau d’égout qu’on aère dans les mêmes conditions, en effectuant cette opération un certain nombre de fois, on arrive (au 15e ou 20e jour) à obtenir la nitrification de 10 milligrammes d’ammoniaque par litre après une heure et demie d’aération. Quand

ÉPURATION DES EAUX D’ÉGOUTS

la nitrification est arrivée à cette activité, on dit que les boues sont activées. Que se passe-t-il?

Par suite de la décomposition du bicarbonate de chaux de l’eau d’égout, il se précipite du carbonate de chaux, qui, grâce au phénomène de l’absorption très intense dans ces conditions, entraîne une partie des matières organiques en suspension et en dissolution. Les trois quarts des matières albuminoïdes et ammoniacales sont entraînées dans les boues (Diénert).

Quand il y a dans les boues assez de particules de carbonate de chaux, les ferments nitreux et nitrique se développent avec abondance en même temps que l’oxydation de l’ammoniaque devient plus intense (boues activées).

L’eau sort épurée, les boues se décantent très rapidement; elles renferment jusqu’à 7 p. 100 d’azote organique.

En réalité les phénomènes qui se produisent dans l’activation des boues sont extrêmement complexes et le mécanisme de leur formation est loin d’être élucidé, mais les résultats sont indiscutables.

Dans la pratique, l’épuration des eaux d’égouts par le procédé des boues activées comprend plusieurs temps :

a) Il faut d’abord obtenir des boues suffisamment activées. On utilise pour cela des boues de décantation qu’on dilue dans quatre volumes d’eau brute. On aère fortement le mélange par insufflation d’air ou par des roues à palettes. On laisse la boue se décanter. On la reprend, on la dilue de nouveau dans de l’eau d’égout, on l’aère, on laisse décanter les boues que l’on reprend au bout de quinze à vingt jours de ce traitement réitéré; la boue est activée, elle est très lourde, flocule très rapidement et l’eau décantée est claire et inodore.

b) On mélange, de façon aussi intime que possible, l’eau d’égout à épurer et les boues activées. On pratique l’aération, en produisant une agitation constante du mélange, car la stagnation amène la production de dépôts qui fermentent.

Au bout d'un temps variable (quelques heures) suivant les procédés, on arrête le barbotage. La décantation des boues s’effectue rapidement. L’eau claire qui surnage est évacuée et remplacée par une quantité équivalente d’eau d’égout brute.

c) Après un séjour dans les bassins d’épuration, les boues doivent être évacuées. Une partie est réutilisée. Mais la plus grosse quantité doit être évacuée (voir p. 389). Il faut veiller à l’activité des boues qui doivent de temps à autre être régénérées. La proportion des boues activées varie de 10 à 20 p. 100, suivant les procédés et les cas d’espèce, mais quand la proportion de boues dépasse ces taux, l’activité du mélange baisse.

ÉPURATION DU SEW AGE

Ce procédé donne d’excellents résultats et tend à se généraliser, surtout à l’étranger, mais il est délicat et demande la surveillance constante de techniciens très avertis.

6° Procédé Hofer (Étangs à poissons ). — • Ce procédé a donné d’excellents résultats à Strasbourg, mais il est d’application limitée et reste une méthode d’exception.

Il est basé sur le fait que le pouvoir épurateur des eaux stagnantes, où vivent des poissons en abondance est supérieur à celui des eaux courantes. Dans l’application qui en a été faite à Strasbourg, les eaux d’égout sont débarrassées au préalable, par décantation, des deux tiers de leurs matières en suspension, puis envoyées dans un étang ou l’épuration est achevée, grâce à la présence de carpes, dont la chair a une excellente saveur et la vente très rémunératrice.

L’hectare d’étangs permet de traiter l’effluent de 2 000 habitants, tandis que l’hectare de terrains à épandage ne dessert que 250 habitants.

6° Épuration à domicile. — Dans les maisons isolées, les casernes, les hôpitaux, etc., où l’on ne peut appliquer le tout-àl’égout unitaire ou séparatif, on peut arriver à la destruction des matières excrémentielles, par trois procédés :

a) Addition de substances étrangères. — - Nous avons vu (p. 375), à propos des tinettes, qu’on peut ajouter aux matières excrémentielles, de la tourbe pulvérisée, de la terre sèche ou d’autres substances aux déchets, au fur et à mesure de leur rejet. Il en résulte un engrais. Ce procédé a des inconvénients, surtout quand il s’agit de matières d’hôpitaux.

b) Epuration biologique à domicile. — ■ On a construit des appareils qui permettent de réaliser l’épuration à domicile. Ces appareils reproduisent, en raccourci, les divers organes que nous avons décrits dans les installations d’épuration biologique artificielle destinées aux villes. La figure 84 représente l’appareil Bezault.

Une instruction du Conseil supérieur d’hygiène (1925) attire

Fig. 84. — Appareil Bezault pour maisons.

rochaix. — Précis d’hygiène.

ÉPURATION DES EAUX D'ÉGOUTS

l’attention sur la nécessité absolue d’adjoindre à la fosse septique proprement dite qui n’est que l’élément collecteur et liquéfacteur, le lit bactérien qui est l’élément épurateur. Voir cette instruction pour les conditions de fonctionnement à exiger.

L’Instruction du Conseil supérieur du 1er mai 1933, condamne « l’établissement dans les réseaux définitivement réservés à l’évacuation des effluents, d’appareils, dits « fosses septiques », de « fosses compartimentées » et de tous les systèmes analogues, s’interposant entre les branchements des immeubles particuliers et les ouvrages publics d’évacuation ».

Ces dispositions ont été confirmées par le décret-loi du 30 octobre 1935. Ces appareils ne peuvent donc être utilisés que dans les

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Fig. S5 — Incinérateur Bréchot. — A, Porte du cendrier. — B, Foyer. — ■ C, Réservoir à ordures. — H, Carneau collecteur des fumées. — I, Conduiet d’évacuation (vers un brûleur à gaz). — M, Porte de nettoyage.

habitations isolées, à la campagne ou dans les localités non pourvues d’un tout à l’égout, à condition qu’ils remplissent les conditions de l’Instruction du 22 juin 1925.

c) Incinération. ■ — Bréchot a construit des appareils qui permettent l’incinération des matières fécales, jointe à la stérilisation des urines et liquides souillés par les agents chimiques (hôpitaux importants ou agglomérations), ou par ébullition (hôpitaux moins importants, sanatoria, casernes, hôtels, etc.). Ces appareils réalisent un mode parfait de destruction des matières excrémentielles, mais ne peuvent malheureusement être appliquées que pour des quantités limitées de matières à détruire (fig. 85).

LÉGISLATION

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