FLACONS
Nombre de gouttes (à 0 mgr. 05 de chlore par goutte) .
Milligrammes de chlore par litre (il faut multiplier par 2 puisqu’on opère sur un demi-litre) .
Après un contact d’une demi-heure et agitation au début, au milieu et à la fin de l’expérience, on ajoute dans chaque flacon une quantité égale (soit V gouttes de réactif ioduré amidonné).
On note le flacon coloré attenant à la série des flacons non colorés.
Le taux de javellisation nécessaire est celui qui correspond au premier flacon resté coloré. Si, par exemple, le premier flacon est incolore, alors que le deuxième reste coloré, le taux de javellisation sera de 0 mgr. 2 par litre.
L'EAU POTABLE
Lorsque les variations de composition influant sur les doses de chlore à employer sont trop grandes et trop fréquentes, il y a assez souvent un excès de chlore. On est obligé dans ce cas de déchlorer l’eau soit en la faisant passer sur des filtres de charbon, soit en neutralisant par le sulfite ou mieux par l’hyposulfite de soude. (Il faut de 1 à 1,33 d’hyposulfite pour neutraliser 1 de chlore pur, en excès.)
Souvent l’eau traitée par la javellisation présente de mauvais » goûts » : goûts de chlore (quand il y en a un excès), de poisson pourri, de moisi et le
plus souvent d’iodoforme (dû à la formation de chlorophénols au contact de parcelles de goudron imprégnant la paroi du tuyau ou les cordelettes des joints) ou de substances phénoliques provenant des précipitations atmosphériques. En faisant passer l’eau javellisée sur des filtres de charbon actif (procédé Urbain) on fait disparaître ces goûts.
y) VERDUNISATION. — Une circulaire ministérielle, du 15 février 1930, recommande le procédé de la verdunisation dû à M. P. Bunau-Varilla. Dans ce procédé, on emploie, si les eaux sont claires, des doses infimes, 1 à 2 décimilligrammes de chlore par litre, dose habituellement très inférieure à celle que peut absorber l’eau et qui ne nécessite pas de traitement ultérieur de neutralisation.
Un brassage très énergique est nécessaire pour obtenir la stérilisation, qui, d’après son auteur, serait due à des radiations ultra-violettes émanant des molécules de chlore en mouvement.
On voit, figure 97, l’appareil automatique imaginé par l’auteur.