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ÉPURATION DE L’EAU 42'J

Ce procédé a été adopté par de nombreuses villes en France, aux colonies et à l’étranger.

b) Iode. — L’iode à l’état naissant, est très bactéricide. On a fabriqué des pastilles très commodes pour les explorateurs, les voyageurs. Pastilles n° 1 (bleues, par addition de bleu de méthylène, pour les reconnaître) : Kl + 103Na; pastilles n° 2 (rouges au moyen de fuschine) : a. tartrique; pastilles n° 3 (blanches) hyposulfite de soude. Les pastilles sont dosées pour 1 litre d’eau. On met dans un verre une pastille n° 1 et une pastille n° 2, on agite on verse dans le litre d’eau. L’iode naissant stérilise en 15 minutes. On décolore par la pastille 3. On peut boire de suite. On pourrait utiliser la teinture d’iode (5 à 6 gouttes par litre).

c) Permanganate de potasse. — On ajoute au permanganate jusqu’à coloration rose. On laisse en contact pendant deux heures. On décolore par l’alun. Procédé peu sûr.

d) Manganate de baryum (Cambier). — On mélange le manganate au sable du filtre.

e ) Chaux (Linden). — La chaux stérilise; on ajoute de l’eau de Javel et du permanganate pour enlever le goût.

4° Contrôle. — Toute eau naturellement pure, ou artificiellement purifiée doit être soumise à un contrôle aussi fréquent que possible. Les instructions du 12 juillet 1924 en précisent les conditions.

B. — Corrections physique et chimique.

a) Mauvaise saveur et odeurs. — Nous avons vu que les eaux, à la suite de leur traitement, en vue de leur purification bactérienne pouvaient présenter de mauvais goûts (p. 428), mais spontanément l’eau peut posséder des saveurs anormales et désagréables (goût de rouille, saveur astringente, etc.). Il faudra en rechercher l’origine par l’analyse et soumettre ces eaux au traitement convenable pour les débarrasser des substances à incriminer ou les neutraliser.

Les odeurs très variées sont dues à la décomposition des matières organiques ou à la présence de certains végétaux, les algues en particulier. Le meilleur traitement consiste à faire passer les eaux sur des filtres à charbon activé, comme nous l’avons indiqué pour faire disparaître les « mauvais goûts » consécutifs à la chloration.

b) Turbidité. — - La filtration, ou tout au moins la préfiltration ou le dégros-

IAEAU POTABLE

sissage rendront l’eau claire et limpide. Mais, en général, la correction de la turbidité sera réalisée en même temps que la purification bactérienne.

c) Correction de l'agressivité. — On a vu qu’agressivité et acidité sont liées. Il faudra augmenter la dureté de l’eau et la ramener à la neutralité. Tout d’abord, on chassera l’excès de C02 par l’aération, puis on alcalinisera l’eau, en ajoutant soit du lait de chaux ou une solution de carbonate de soude, on la fera passer sur des lits de calcaire.

d) Adoucissement. — On a vu que les eaux trop dures, si elles ne sont pas nocives, présentent une série d’inconvénients (incrustation des chaudières, obstacle au savonnage, etc.). Elles doivent être corrigées. On utilise soit le procédé à la chaux et à la soude pour la précipitation des sels de chaux et magnésie, soit le procédé à la permutite ou aux zéolithes. C’est le premier procédé qui est le plus employé. La permutite est constituée par des silico-aluminates alcalins qui précipitent les sels de chaux, de magnésie, etc. On se débarrasse ensuite des précipités insolubles. La permutite est soit naturelle soit préparée artificiellement par synthèse. De nombreux appareils industriels ou ménagers permettent l’adoucissement de l’eau.

Mais il faut souligner que l’adoucissement de l’eau a surtout un intérêt industriel, la substitution de sels alcalins aux sels de chaux et de magnésie n’étant pas sans inconvénients pour la potabilité de l’eau (eau devenant riche en bicarbonate de soude, en chlorure de sodium, ou en sulfate de soude (laxatif).

é) Déferrisation. — Les eaux qui renferment du fer et son compagnon le manganèse au-dessus de 0 mgr. 6 (p. 413), doivent être soumises à un procédé de ferrisation. Il existe de nombreux procédés (Piefke, Trailigaz, Degrémont, etc.), qui sont basés sur le principe suivant : aérer l’eau pour provoquer une oxydation des sels de fer et retenir ensuite ces sels insolubles sur des lits de coke ou de lave volcanique et de sable. On doit arriver à ramener la teneur en sels de fer ou de manganèse à 0 mgr. 1 par litre.

f) Eaux salées. — Dans certains pays d’orient ou voisins de la mer, on ne dispose que d’eaux riches en chlorure de sodium. Le seul moyen de les rendre potables est la distillation. On utilise depuis longtemps ce procédé à bord des navires.

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