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DESTRUCTION

intestins), seront incisés sur toute leur longueur, pour éviter les projections au loin de particules virulentes, par échappement de gaz, sous l’influence de la chaleur. Le cadavre est arrosé de matières inflammables, goudron, pétrole, puis entouré de paille et de bois. La combustion doit être complète.

Dans les villes, on se sert d’incinérateurs de divers modèles (appareils de Tamos, de Feist, de Kori, etc.). Le four Kori, presque exclusivement employé en Russie, paraît être le plus pratique.

c) Destruction chimique. — Deux substances chimiques ont été utilisées : l’acide sulfurique concentré (A. Girard) et les alcalis caustiques (Mosselman et Verbert). La méthode à l’acide sulfurique consiste à dissoudre totalement les cadavres, en les immergeant à froid, sans chauffage, sans dépeçage, sans manipulations quelles qu’elles soient, dans l’acide sulfurique à 66 degrés. La dissolution du cadavre est totale au bout de trente à quarante heures. Le sirop sulfurique ainsi obtenu, saturé par des phosphates naturels pulvérisés, sert à fabriquer des superphosphates très riches en matières azotées et en acide phosphorique.

L’emploi des bases alcalines est moins pratique.

d) Ateliers d'équarrissage. — Dans ces établissements, le traitement des cadavres a pour but la stérilisation de ceux-ci et en même temps leur utilisation industrielle. La méthode la plus employée consiste dans la cuisson en vase clos. Aux simples chaudières, autoclaves, donnant à l’état brut des viandes, des graisses, des os qui demandaient, avant d’être livrés au commerce, de nombreuses manipulations, on a substitué peu à peu des appareils spéciaux : le kaffil-désinfecteur de Delacroix (d’Anvers), employé aux abattoirs de Belgique et de Hollande, le stérilisateur-trivalorisateur de Lambert et Poncin, le digesteur-broyeur horizontal de Podevils, etc. L’appareil le plus utilisé dans les ateliers d’équarrissage moderne est celui de Venuleth et Ellenberger, de Darmstadt, qui permet de traiter, outre les cadavres et les débris animaux, les eaux de lavage souillées de sang provenant des salles d’abattage et d’équarrissage, et de concentrer complètement les eaux gélatineuses qui résultent de la stérilisation.

2° Mesures législatives . — Elles sont indiquées avec les dispositions des lois et décrets sur la police sanitaire des animaux et le titre Ier du livre III du Code rural.

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