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ANIMAUX

Comme chez l’homme, la mort des animaux atteints de maladies contagieuses n’entraîne pas brusquement la suppression de tout danger. Bien au contraire, leur cadavre réalise les conditions les plus favorables de conservation du virus et de contamination du milieu extérieur. La destruction de ces cadavres s’impose donc.

1° Modes de destruction. — a) Enfouissement. — C’est le mode naturel de destruction, mais qui présente de graves dangers. Les germes microbiens (bacilles du charbon bactéridien, symptomatique, de la tuberculose, de la morve, etc.), peuvent être ramenés à la surface par des insectes, des vers. On a signalé de véritables enzooties charbonneuses, déterminées par des fourrages, provenant de pays à charbon. Sur des échantillons de foin récolté dans les provinces de la Russie méridionale, Semmer a rencontré des spores charbonneuses. Le législateur exige que les animaux, préalablement recouverts de chaux, soient enfouis de telle sorte que la couche de terre au-dessus du cadavre ait au moins 1 mètre d’épaisseur.

b) Combustion. — - L’incinération des cadavres peut se faire à l’air libre ou à l’aide d’appareils spéciaux.

La combustion à l’air libre exige certaines précautions. Elle doit se faire sur un terrain plat, à distance convenable des habitations et du passage des animaux. Les grandes cavités splanchniques seront largement ouvertes; les viscères abdominaux (estomac,

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