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HYGIÈNE GÉNÉRALE DE V ATELIER

seulement étaient consommés en six mois; une ventilation énergique ayant été établie, il n’y avait, un an plus tard, que 3 ou 4 malades par jour, et l’appétit était tel que la consommation du pain en six mois s’élevait à 20 014 kilogrammes.

Pour qu’un atelier soit hygiénique, il faut y introduire 60 mètres cubes d'air neuf par ouvrier et par heure.

h' encombrement doit être réduit au minimum, et V aération suffisante (14 m3 au moins par ouvrier) pour empêcher une élévation exagérée de la température, ou la souillure de l’atmosphère, notamment par un excès d’acide carbonique. On trouvera plus loin des textes se rapportant à cette question.

a) Aération ( Ventilation naturelle). — Elle se fait par les fenêtres, mais pourra être facilitée par différents dispositifs : hautes cheminées , hottes de dégagement , vitres spéciales perforées ou autres (p. 324), ventilateurs hélicoïdaux placés à la partie supérieure des fenêtres ou des cheminées, etc.

b) Ventilation artificielle. — La ventilation naturelle n’est pas toujours suffisante, surtout en raison de la pesanteur de certaines poussières industrielles (travail des peaux, etc.). C’est pourquoi il est souvent nécessaire de recourir à la ventilation artificielle.

Les ventilateurs à force centrifuge à haute (ou moyenne) pression ont été inventés par le physicien français Désaugiers, en 1734, puis perfectionnés par Combes (1838), par E. Dollfus (1841). Ils sont indiqués dans les fabriques de produits chimiques, d’engrais, les hauts fourneaux, fonderies, mines, etc. Ils ont une ouverture centrale servant à l’entrée de l’air pur, et une ouverture périphérique pour l’expulsion de l’air refoulé par la force centrifuge. Ils sont formés d’ailettes disposées sur un arbre mû par une courroie sans fin.

Ces ventilateurs sont simples (Désaugiers, Robinet, Combes), ou multiples (ventilateur double de Perrigault : manufacture d’armes de Saint-Etienne), c’est-à-dire composés de deux simples, le produit de l’insufflation du premier alimentant le deuxième, ce qui produit une compression plus forte de l’air. La mise en mouvement se fait par des courroies sans fin actionnées par un moteur spécial, ou par une machine de l’usine. Un mouvement d’horlogerie peut suffire pour les petits ventilateurs.

Les ventilateurs à basse pression ou hélicoïdaux sont employés dans des ateliers ordinaires (filatures, teintureries, tanneries, etc ). Ils sont mus par l’air lui-même ou par une machine. Il en existe plusieurs modèles (Sochet; Geneste et Herscher, etc.).

Les ventilateurs électriques ci ailettes servent plutôt à déplacer et à rafraîchir qu’à renouveler l’air. On peut les employer en certains cas, en les plaçant haut, et à condition qu’ils ne produisent pas de courant d’air direct sur les ouvriers et

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qu’ils ne soulèvent pas de poussières. Dans ce dernier cas, l’air est plus contaminé dans leur voisinage.

3° Refroidissement artificiel et humidification de F air. —

L’amenée d’air frais et humide est indispensable dans certaines industries (filatures, ateliers de tissage), non seulement pour le bien-être des ouvriers, mais encore pour la mise en œuvre des matières industrielles.

Le principe est celui des pulvérisateurs : l’air de ventilation traverse (comme cela existe aussi dans certains théâtres) de l’eau pulvérisée, avant de pénétrer dans l’appareil. L’eau est pulvérisée par un jet d’air comprimé faisant olfice de trompe; en même temps, l’air extérieur appelé s’humidifie et se refroidit.

Il existe des systèmes variés d’ « humecteurs » ou de « ventilateurs à air humide » : ventilateur à air humide de Pedrazzti, humecteur d’air à jet d’eau de Kœrting frères, rafraîchisseurs d’air Garlaudat-Nezereaux, rafraîchisseurventilateur de Geneste-Herscher.

Dans le système Kestner, de l’eau est injectée dans l’air projeté à l’aide d’un ventilateur.

En hiver, l’air humecté doit être réchauffé avant d’entrer dans l’atelier : le système Sturtevant permet d’employer un appareil central à la fois pour la ventilation, l’humidification et le chauffage.

4° Chauffage. — Le mode de chauffage peut, naturellement, varier beaucoup. En général, le chauffage central à la vapeur (à basse pression), ou à l’eau chaude, doit être préféré, surtout dans les établissements munis de générateurs à vapeur, en raison de sa rapidité d’action, de la commodité de son emploi et des moindres dangers d’incendie. Les surfaces chauffantes (radiateurs à ailettes) seront en nombre suffisant, et convenablement placées.

Le seul inconvénient sérieux serait la perte de combustible résultant du rejet, sans utilisation, de vapeur et d’eau chaude. On peut l’atténuer beaucoup par l’emploi de purgeurs automatiques pour la vapeur, et de la pompe Menesson pour restituer à la chaudière l’eau chaude évacuée par les purgeurs.

Contre la chaleur et le soleil, on emploie des vitres teintées en bleu, des tuiles ou des verres enduits en blanc.

5° Éclairage. — a) Éclairage naturel. — Dans les ateliers, comme dans les écoles, il doit être largement assuré, selon les principes suivants : fenêtres assez élevées pour que la lumière plonge

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