‹ Précis d'hygièneChapitre 236 sur 447 · HYGIÈNE GÉNÉRALE DE IA ATELIER · texte numérisé non relu

HYGIÈNE GÉNÉRALE DE IA ATELIER

au fond de l’atelier et atteigne les points les plus reculés et les plus rapprochés avec une intensité à peu près égale ; pas d’ombres portées : orientation des fenêtres au nord, la clarté venant du nord étant plus reposante, n’ayant pas les variations de celle du levant ou du couchant, ou l’intensité fatigante de celle du midi d’ailleurs trop chaude en été (toits en dents de scie, orientées au nord).

La couleur des vitres a son importance, lorsqu’on doit employer des vitres colorées (fabrique de plaques et produits photographiques). La couleur rouge est excitante, la couleur violette ou verte est reposante. Les peintures des parois sont claires de préférence.

b) Éclairages artificiels. — Ils sont nombreux. - — - Le meilleur est Y éclairage électrique , dont l’éclat n’est pas éblouissant, dont l’intensité peut être modérée, dont la lumière légèrement orangée est favorable à l’œil, pauvre en rayons chimiques, sans vacillement, sans dégagement de chaleur et de produits do combustion (GO2, CO), avec peu de dangers d’incendie si l’on évite les courtscircuits. Les meilleures lampes sont en verre teinté en jaune, à filaments de carbone ou mieux de métal brûlant dans le vide (lampe Nernst).

L’éclairage par tubes incandescents (effluves électriques dans des gaz raréfiés) supprime les ombres et pénombres, en augmentant la surface d’émission, et paraît appelé à un grand avenir.

L’éclairage parles lampes à vapeurs de mercure n’est pas recommandé en raison de l’émission de radiations ultra-violettes nuisibles à l’œil. Quant à l’emploi du pétrole, de l’acétylène, du gaz, il est à peu près abandonné.

6° Législation. ■ — Le décret du 10 juillet 1913 & été complété par les décrets du 23 octobre 1917, 24 juillet et 24 octobre 1930, 9 janvier 1934.

L 'article édicte : le cube d’air par personne employée ne pourra être inférieur à 7 mètres cubes. Il sera de 10 mètres cubes au moins par personne employée dans les laboratoires, cuisines, chais, ainsi que dans les magasins, boutiques et bureaux ouverts au public. Il sera de 14 mètres cubes dans les locaux de couchage (décret du 28 juillet 1904). Afficher la capacité de chaque local, aérer largement : fenêtres ou autres ouvertures à châssis mobiles donnant directement sur le dehors.

L 'article 6 dit que l’air des ateliers sera renouvelé de façon à rester dans l’état de pureté nécessaire à la santé du personnel.

L 'article 9 exige que, pendant les interruptions de travail, l’air des locaux soit entièrement renouvelé.

Le même décret exige la fourniture d’eau potable, l’installation de vestiaires avec lavabos; il impose certaines conditions à l’installation des cabinets d’aisance (pour se préserver des porteurs de germes, il serait souhaitable que, dans l’industrie de l’alimentation, le lavabo soit attenant aux cabinets avec une pancarte : « Lavez-vous les mains en quittant les cabinets »).

L’éclairage et le chauffage font l’objet de prescriptions très précises.

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