IV. — SYPHILIS PROFESSIONNELLE
Le type de la syphilis professionnelle est la syphilis des verriers , bien décrite par Rollet, en 1875. La contagion s’opérait par l’embout de soufflage passant d’un ouvrier ayant des plaques muqueuses, à la bouche d’un ouvrier sain. On a signalé de véritables épidémies.
La substitution du soufflage mécanique au soufflage par la bouche est le moyen radical de supprimer la syphilis d’origine professionnelle. Elle a également, pour effet, de supprimer l’effort respiratoire avec toutes ses conséquences et de modifier de la façon la plus heureuse les conditions d’hygiène de l’ouvrier verrier; elle a, de plus, l’avantage de remédier à l’insuffisance buccale.
Le plus ancien et le plus connu de ces appareils spéciaux est le piston Robinet. C’est un piston à ressort à boudin qui s’adapte à la canne à souffler et que l’on met en jeu par une simple pression de la main.
Voir décret du 1er octobre 1913, réglementant le soufflage à la bouche dans les verreries, chap. lxxii.
La syphilis professionnelle s’observe aussi chez les médecins et surtout chez les accoucheurs (chancre du doigt), les nourrices mercenaires (voir chapitre LXXII.
v. — VARIOLE PROFESSIONNELLE
Les ouvriers qui manipulent les chiffons étaient autrefois très exposés à la variole (Lewis, 1865; Gibert, de Marseille, 1879; épidémie d’Abercheim, 1880; grave épidémie dans la papeterie de Saint-Mary-Cray en 1881, etc.). L’obligation de la vaccination jennérienne fait disparaître de plus en plus ces épidémies professionnelles de variole.
INFECTIONS PROFESSIONNELLES