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III. — MORVE

Cette maladie des solipèdes est contagieuse pour l’homme (morve aiguë ou chronique). Elle est due au Bacillus mallei.

Le diagnostic bactériologique est facile (injection de malléine, inoculation et culture des produits).

a) Etiologie. — Le Bacillus mallei existe dans le jetage nasal, dans les nodules farcineux, dans les viscères.

La morve se contracte surtout directement par le jetage nasal du cheval : vétérinaires, palefreniers, cavaliers, cochers, équarisseurs, etc. Il suffit d’une petite écorchure de la peau ou des muqueuses, pour servir de porte d’entrée. C’est de l’inoculation directe.

Dans les laboratoires, plusieurs bactériologistes (Kalning, Protopopoff, etc.), se sont contaminés avec des cultures.

La morve est rare chez les ouvriers qui manient des produits de provenance chevaline (peau, crins, etc.), le bacille étant très fragile (cas unique de Trousseau en 1860).

b) Prophylaxie. — Dépister les animaux morveux (injections de malléine). Se protéger contre le jetage des animaux suspects (gants, lunettes, etc.).

SYPHILIS

Précautions antiseptiques (teinture d’iode, etc.) pour les petites plaies, quand on examine un cheval suspect. Désinfection des harnais, couvertures, ayant servi à un cheval morveux. Brûler la litière.

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