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ET DES PORTEURS DE GERMES

Mais il ne suffit pas de dépister et d’isoler les porteurs de germes, il faut les traiter pendant leur isolement, pour les débarrasser, le plus rapidement possible, des micro-organismes infectieux qu’ils hébergent.

Ce sont surtout les porteurs de germes rhino-pharyngés , les plus fréquents et les plus dangereux, qu’il faut traiter activement.

Les antiseptiques chimiques employés sous forme de gargarisme (eau oxygénée, borate de soude, liqueur de Labarraque, etc.), donnent parfois des résultats. Le meilleur est le sérum salé à 9 p. 1 000, qui n’altère pas les cellules et agit mécaniquement par un phénomène d’exsudation et d’exosmose, de façon favorable, là où d’autres méthodes ont échoué.

Les badigeonnages (glycérine iodée, nitrate d’argent, etc.) sont douloureux, coagulent le mucus et empêchent ainsi l’action désinfectante de s’exercer.

Les substances colorantes (bleu de méthylène à 4 p. 100, jaune d’acridine, novarsenobenzol par instillation de quelques gouttes d’une solution de 0,15 pour ÇÂ cm3 d’eau) sont beaucoup plus efficaces et moins nocives pour les muqueuses.

Les fumigations avec de la formaldéhyde au quart ou les insufflations au sulfate neutre d’oxyquinoléine (Lisbonne), ont donné des résultats intéressants.

Les méthodes biologiques et spécifiques ne semblent pas avoir une grande action sur la disparition des germes : (sérums desséchés en insufflations ou en pastilles, antagonisme de certains microbes, etc.). Seuls les essais de vaccinothérapie au moyen d’auto-vaccins (préparés avec le microbe du porteur de germes), ont donné souvent des résultats favorables.

Les agents physiques , en applications locales, comptent des succès : air chaud (Robert Rendu, Dujarric de la Rivière, etc.), rayons X (R. Debré), rayons ultra-violets (Hervé, Fournier).

Le plein air est le meilleur moyen de stérilisation des porteurs de germes rhino-pharyngés. Ces derniers devraient être soignés à la campagne, comme le fait l’Assistance publique de Paris.

Les porteurs de germes tenaces sont surtout les adénoïdiens . Les cryptes amygdaliennes et les recessus de la muqueuse constituent des gîtes profonds où il est difficile d’atteindre les microbes infectieux. Il peut même, dans certains cas, être indiqué de pratiquer le nettoyage chirurgical du cavum et de la gorge, en s’entourant des précautions nécessaires et si l’état général du sujet le permet.

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