VA CCI N A T ION PRÉ VEN TI VE
toxine, (anatoxine), atténués, dont les effets sont dosés, qui provoque directement l’apparition de propriétés antimicrobiennes, antitoxiques spécifiques. C’est, en d’autres termes, un antigène qui suscite de la part de l’organisme l’élaboration active d’anticorps spécifiquement dirigés contre l’infection visée.
Cette élaboration s’intensifie du fait de l’inoculation de doses progressivement croissantes ou simplement répétées de vaccin. L’immunité se développe donc progressivement. Elle s'établit lentement. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps, parfois assez long, qu’elle atteint un degré suffisant, capable de protéger l’organisme contre l’infection correspondante.
Mais contrairement à ce qui est observé dans la séroprophylaxie, l’immunité acquise lentement, au prix d’un effort prolongé de l’organisme, est durable. Elle persiste pendant des mois et même des années.
Naturellement, cette immunité peut faiblir à la longue. Mais l’organisme garde de la primo-vaccination antérieure, une aptitude spéciale à réagir défensivement, à élaborer de nouveau des anticorps spécifiques de façon beaucoup plus rapide et plus intense.
C’est sur cette constatation que repose la pratique des revaccinations : la réinjection d’une petite dose de vaccin suffit à relever et à consolider, pour un temps souvent très prolongé, une immunité défaillante.
Depuis la découverte de Jenner (p. 809) de la vaccination antivariolique, le nombre des méthodes de vaccination s’est considérablement accru. On vaccine actuellement contre les infections typlioparatyphoïdiques, la diphtérie, le tétanos, le choléra, la peste, le typhus exanthématique, la fièvre jaune, la tuberculose, etc.
Indications des vaccinations préventives . — Les hygiénistes ne peuvent pratiquer l’assurance contre la maladie par la mise en œuvre de toutes les méthodes de vaccination d’efficacité reconnue. En multipliant le nombre des vaccinations, on a accru singulièrement les difficultés de leur application pratique.
L 'épidémie est, en général, la raison première de la vaccination préventive. La fréquence, l’universalité, la gravité des épidémies de variole, ont entraîné l’application obligatoire dans tous les pays civilisés de la vaccination jennérienne. La persistance et la continuité de l’endémo-épidémie de diphtérie ont provoqué la mise en œuvre obligatoire (1938) de la méthode de vaccination antidiphtérique découverte par Ramon en 1923.