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Dans d’autres cas, la vaccination, au lieu d’être générale, systématique, n’est appliquée que de façon partielle, suivant les circonstances et les milieux. On ne vaccinera contre le choléra, la peste, le typhus exanthématique, la fièvre jaune, etc., que les sujets (explorateurs, soldats, fonctionnaires coloniaux, etc.), appelés à pénétrer dans les régions où ces maladies sévissent.
Contre=indications. — Il ne faut pas oublier que toute vaccination réalise par elle-même une maladie, artificielle et très atténuée, mais qui doit être parfaitement supportée.
Les vaccins sont, en général, obtenus de telle façon qu’ils peuvent être inoculés, sans dommage, à l’immense majorité des individus. Il n’en reste pas moins vrai, que certains organismes présentent des susceptibilités particulières, qui doivent être surveillées, surtout s’il s’agit de débiles. Les individus, atteints de tares organiques, ont une moindre résistance : la vaccination doit être retardée et même suspendue. Il y a dans certains cas, des contre-indications définitives. Enfin la vaccination peut marquer le réveil d’une infection latente ou l’éclosion d’une maladie en incubation (réveils de tuberculose, recrudescence d’activité du paludisme, de l’amibiase, de la syphilis, etc.).
Mais il ne faut pas exagérer les accidents et les contre-indications qui seront étudiées à l’occasion de chacune des méthodes de vaccinations. La pratique déjà longue que l’on a actuellement des vaccinations a montré que, moyennant quelques précautions, une adaptation prudente et bien réglée des méthodes, on évite tout accident grave et on réduit singulièrement le nombre des contre-indications que l’on considérait comme définitives.
Vaccinations associées. — G. Ramon et Ch. Zœller ont en 1926, préconisé la méthode des « vaccinations associées », qui permettra devant la multiplication des moyens d’immunisation, d’en faire cependant une application facile, commode et efficace.
Ramon ayant observé que l’adjonction à l’antigène d’une substance non spécifique (telle que le tapioca, l’amidon, la lécithine, etc.) accroissait de façon considérable l’activité immunisante de cet antigène, cet auteur et Zœller eurent l’idée de rechercher si, en associant à l’anatoxine diphtérique un vaccin microbien, tel que le vaccin antityphoparatyphoïdique TAB, ce dernier ne jouerait pas dans une certaine mesure le rôle de la substance non spécifique adjuvante,