ROUGEOLE
l’admission dans les salles communes d’enfants en incubation de rougeole, et lorsque celle-ci est diagnostiquée, la maladie a déjà commencé à diffuser, frappant des enfants, récemment opérés, des enfants débilités par telle ou telle maladie. Il faut ajouter les salles d’attente de consultations où actuellement la proximité est telle que la contamination de nombreux enfants est inévitable. Ce facteur cependant diminue d’importance en raison des améliorations hospitalières en cours;
4° la vie collective trop précoce de l’enfant de la classe ouvrière, qui augmente considérablement les chances de contamination dans la toute petite enfance. La rougeole des nourissons est infiniment plus fréquente dans cette partie de la population.
7° Prophylaxie. ■ — a) Prophylaxie individuelle. — - Elle peut se résumer en deux mots : isolement et chaleur , c’est-à-dire éviter la contagion possible par le voisinage d’un broncho-pneumonique et éviter le refroidissement.
b) Dans la famille. — Les rougeoleux soignés dans leur famille guérissent presque toujours. Il vaudrait mieux ne pas les envoyer à l’hôpital. Au ht et au chaud.
c) A l’école. — Voir p. 184, les règlements scolaires. En somme, le licenciement est presque toujours inutile , puisque tous les enfants sont contaminés, quand on fait le diagnostic du premier foyer; le premier cas, celui qui a occasionné l’épidémie, étant le plus souvent inconnu du médecin ou de l’instituteur.
Ne pas oublier l’éviction de l’école des frères et soeurs du malade (18 jours à partir de l’isolement du malade).
d) Déclaration et désinfection. — La déclaration est obligatoire mais la désinfection ne l’est plus (voir p. 580).
e) Séroprophylaxie. — ■ L’utilisation du pouvoir protecteur des sérums de convalescent de rougeole dans la prophylaxie de cette maladie est due à Ch. Nicolle et Conseil (1916). De nombreux auteurs, en particulier Debré et Joannon, firent de multiples essais et précisèrent les détails d’application de la méthode. La séro-prévention est obtenue si l’injection est faite au début de la contamination et jusqu’au sixième jour de la période d’incubation. La séro-atténuation , qui rend la rougeole bénigne, mais laissant derrière elle une immunité active, est obtenue si l’on fait l’injection à partir du septième jour. La séro-prévention stricte ne fait qu’ajourner la rougeole; la séroatténuation en affranchit. C’est à cette dernière qu’il faut, en général,
rociiaix. — Précis d'hygiène.