VARICELLE
renoncer à un isolement tardif. Brûler les livres et les cahiers; ne pas envoyer de lettre de la chambre du malade. Faire prendre un bain savonneux au convalescent, avant de le laisser sortir de sa chambre, etc. Désinfection finale nécessaire.
b) A V école. — Licenciement pendant quelques jours pour opérer la désinfection complète de l’école (brûler livres et cahiers).
Pour éviter les cas frustes, qui ramènent la contagion, faire examiner par le médecin de l'école (ce ne sera possible que lorsque l’inspection médicale des écoles sera sérieusement organisée), pendant plusieurs jours de suite , tous les matins , les pharynx de tous les enfants et ne pas admettre ceux qui ont cette région même simplement suspecte. C'est le seul moyen d'avoir des chances d’arrêter l'épidémie. Sinon, elle recommencera bientôt.
Ne permettre la rentrée que quarante jours après l’éruption, l’enfant et ses vêtements ayant été soigneusement désinfectés (p. 597) ; pour les frères et sœurs, éviction d’au moins huit jours à partir de l’isolement du malade.
c) A l'hôpital. — Le danger des salles communes est moins grave pour la scarlatine que pour la rougeole. Cependant, l 'isolement par boxes ou par chambres (individuel) s’impose. Surveiller les pharynx (streptocoques).
d) Prophylaxie personnelle. — Surveiller les urines (fréquence de la néphrite); régime alimentaire.
e) Déclaration et désinfection. — Elles sont obligatoires (p. 580). La surveillance et la désinfection en cours de maladie (lessivage du linge, précaution de l’entourage, etc.), sont indispensables (p. 592).
f) Séroprophylaxie. — - Le sérum de convalescents est préventif. Son efficacité paraît démontrée par l’arrêt de petites poussées épidémiques. Les doses à employer sont de 10 à 20 centimètres cubes pour un jeune entant et de 20 à 30 centimètres cubes pour un adulte. L’immunité acquise dure une vingtaine de jours. On peut contrôler l’immunité dans la scarlatine par la réaction de Dick , analogue à la réaction de Schick, employée dans la diphtérie; l’inoculation intradermique de filtrat de culture de streptocoques hémolytiques isolés de scarlatineux provoque une réaction (rougeur et induration) chez les sujets réceptifs (réaction de Dick positive). S’il n’y a aucune réaction, la réaction est dite négative, elle indique que le sujet, n’est, pas réceptif. La réaction traduit ainsi la présence ou l’absence d’antitoxine dans le sérum du sujet.
La séroprophylaxie n’a pas des indications très étendues. Elle
FIÈVRES ÉRUPTIVES
permettra de mettre à l’abri un sujet que son état mettrait en grave danger (femme enceinte chez qui la scarlatine est souvent maligne, etc.).
g) Vaccination. • — La toxine isolée par Dick permet de vacciner contre la scarlatine par l’injection à doses croissantes de fdtrats streptococciques ou de l’anatoxine, préparée par Ramon, Debré, Lamy et Bonnet.