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Culex et Anophèles au repos

PALUDISME

longueur, et la larve, quand elle respire, reste à quelque profondeur dans Veau : elle a une position inclinée de 43 degrés sur l'horizontale (fîg. 162).

3° Lorsque les insectes adultes se posent sur des parois verticales , les Culex ont leur corps, parallèle à la paroi et les Anophèles, obliques par rapport à la paroi (fîg. 163).

4° On a souvent insisté sur le caractère de Y aile. L’aile de certains Anophèles présente des taches qui manquent à l’aile de certains Culex. Ce caractère différentiel a une certaine généralité; mais il y a des Anophèles sans taches aux ailes et des Culex avec taches aux ailes.

5° Les œufs des Culex sont agminés au moment de la ponte, en

Fig. 164. — Œufs de Culex et d’Anophèles (Sergent).

radeaux ou nacelles. Les œufs d’Anophèles, pondus isolés, se rasseni blent, par suite du mouvement des eaux, et forment des dessins géométriques (fîg. 164).

Les femelles seules se nourrissent de sang, le sang étant nécessaire pour le développement des œufs; les mâles sont simplement phytophages, inoffensifs. Une femelle pond de 50 à 150 œufs, à la surface des eaux, sur le bord des mares et des cours d’eau et, à défaut, dans la boue humide. Un œuf éclôt en deux, trois ou quatre jours, selon la température. Après onze à douze jours d’état larvaire, sous les tropiques, et deux jours d’état nymphaire, l’animal prend essor.

Autrefois, on croyait que seule la femelle de Y Anopheles claviger était capable de transmettre l’hématozoaire. On sait aujourd’hui que tous les genres de la sous-famille des Anophélines, c’est-à-dire les Anophèles, les Myzomia, les Myzorhynchus, les Nyssorhynchus et les Pyretophorus véhiculent la malaria.

5° Modes de propagation du paludisme. — Le paludisme dépend en somme de trois facteurs : du réservoir de virus, le paludéen, de l’agent transmetteur : l’anophèle, du sujet réceptif; ces facteurs d’ailleurs, sont très variables suivant les pays.

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à) Les réservoirs de virus. — Ils sont constitués par les malades , par les porteurs convalescents et par les porteurs sains. Ces derniers sont les individus dont l’infection paludéenne est latente, sans signes cliniques ou avec des signes cliniques si atténués qu’ils ont passé inaperçus. Ils peuvent renfermer des formes sexuées de l'hématozoaire, prêtes à être aspirées par l’insecte pour continuer chez lui son évolution. Les enfants comme les adultes peuvent constituer des réservoirs latents de virus. Les animaux ne constituent pas des réservoirs de virus du paludisme, mais ils peuvent être parasités par de nombreux autres hématozoaires.

Dans les pays où l’on a organisé la lutte systématique contre le paludisme, on dépiste les porteurs en déterminant l 'indice plasmodique et l'index splénique. Le sang de tous les individus est examiné et l’on établit la présence et l’espèce d’hématozoaire en cause (indice plasmodique). On recherche le degré d’hypertrophie de la rate, qu’on cote de 0 à 5 (index splénique).

b) Les agents transmetteurs (anophèles). — Tout ce qui favorise la vie des anophèles favorisera la propagation du paludisme.

1° Eaux ( étangs , marais). — La vie larvaire et nymphale des anophèles étant aquatique, il faut dans le pays, de l’eau (fig. 165). La condition essentielle est que cette eau affleure à la surface du sol et que sa surface soit calme, la tranquillité parfaite du miroir liquide étant nécessaire à la naissance des larves et à l’éclosion des adultes. En général, les anophèles habitent les eaux propres et limpides.

Tandis que les Culex sont citadins, les Aedes Egypti, des moustiques de maisons, les Anophélines sont généralement des campagnards. Aussi trouve-t-on rarement de gîtes à Anophélines dans les villes, mais seulement à la campagne, sauf dans certaines villes tropicales, occupant de vastes étendues et entrecoupées de grands jardins à végétation exubérante.

Les plus dangereux, le genre Myzorynchus , sont même des sauvages, vivant dans les endroits écartés, capables de vivre en plaine déserte et sur des plateaux desséchés, trouvant, à défaut d’étangs ou de marécages, l’eau de pluie collectée dans les fleurs ou les feuilles, disposées en coquilles.

La superficie des gîtes à Anophélines peut être très variable; les plus vastes surfaces d’eau ne sont pas les plus dangereuses, car les vents y occasionnent toujours de légères rides, funestes aux méta-

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morphoses des insectes. Parfois les seuls gîtes sont les « trous de sabot », imprimés sur les berges par les animaux, allant boire, ou les excavations creusées par les crabes.

La profondeur de l’eau, sur laquelle Kerschbaumier a attiré l’attention, n’a pas d’importance, si une abondante végétation immergée fournit aux larves une nourriture, en même temps qu’un

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