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Etangs.

Le chiffre = le rapport de la surface des étangs, à la surface de la commune.

Fig. 1G5. — Le paludisme en Dombes (d

Paludisme.

Le chiffre = le nombre des fiévreux par 100 habitants.

'après un rapport du préfet de l’Ain, en 1859).

abri contre leurs ennemis (poissons, larves carnassières, insectes de proie).

La limite moyenne de nocivité d'un gîte à Anophélines est de 1 km. 5 ; cette distance correspond à la portée du vol des Anophélines dans un plan horizontal, les conditions étant favorables (abris servant de gîtes d’étapes).

La nature du sol influe sur la faune anophélienne, lorsque ce sol est riche en sels solubles dans l’eau : les eaux , très riches en chlorure de sodium sont inhabitables , en général , pour les anophélines.

L'intervention de l'air (mal'aria) par l’intermédiaire des miasmes , à laquelle on croyait autrefois n’existe pas. 11 faut remplacer le mot miasme par celui d’anophèle.

Le rôle des saisons est important. Dans l'hémisphère Nord , en dehors de la zone intertropicale, le paludisme est une maladie du

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deuxième semestre de Vannée. C’est, en effet, en juillet qu’éclatent les premiers nombreux cas de première invasion dont le maximum est observé, suivant les pays, en août, en septembre ou même en octobre. Le premier semestre est rempli par les rechutes des infections, contractées l’année précédente. Ainsi, bien que la fièvre sévisse tout le long de l’année, la période épidémique, c’est-à-dire celle où se contractent les nouvelles infections, est purement saisonnière et correspond à la saison chaude.

Cette marche de l’épidémie annuelle offre un 'parallélisme remarquable avec l’existence des Anophélines. Elle débute peu après l’apparition des premiers Anophélines, et l’époque épidémique coïncide, partout où des observations soigneuses ont été poursuivies, avec la période d’existence de ces moustiques.

Dans les pays intertropicaux , où la température est élevée toute l’année, les oscillations de l’endémie palustre ne sont commandées que par les alternatives de sécheresse et de pluie. L’hivernage, ou saison des pluies , est, d’une façon générale, celle du paludisme, surtout aux moments de transition entre l’hivernage et l’estivage. La forme la plus commune est la tierce maligne, durant l’hivernage; la bénigne et la quarte dominent, au contraire, durant l’estivage.

c) L’infection des sujets réceptifs. — La profession joue un rôle important, en exposant les sujets sains à l’inoculation de l’hématozoaire par l’anophèle. Les pêcheries en eau douce ou en marais, la récolte de la tourbe dans les tourbières, sont des sources d'infection. La récolte du caoutchouc au Brésil est une opération des plus meurtrières, par suite du paludisme du bassin de l’Amazone. Certaines cultures favorisent le développement du paludisme, en créant des gîtes à Anophélines : telles sont les prairies artificielles avec leurs canaux d’eau peu courante, les rizières avec leur eau limpide, stagnante ou peu courante, leur végétation verte. Les armées en campagne , surtout durant les expéditions coloniales, surmenées, obligées de dormir sans abri, etc., sont exposées au paludisme (campagne de Madagascar, 1895), etc.

La condition sociale influe d’une façon considérable sur la réceptivité ou la résistance à l’infection paludéenne. C’est un fait, noté par tous les observateurs dans nos colonies, que la population européenne qui observe une hygiène générale meilleure, qui a plus de bien-être, est infiniment moins frappée que les populations autochtones plus arriérées et plus misérables.

rochaix. — Précis d'hygiène.

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L'habitation plus confortable, le vêtement mieux adapté aux conditions climatériques, permettent d’éviter le refroidissement qui provoque souvent l’apparition des accès de rechute, constituent des éléments importants. Mais nous ne saurions trop insister sur V alimentation qui renforce la résistance du « terrain ». « La guérison du paludisme est dans la marmite » dit un vieux proverbe toscan; on pourrait en dire autant de sa prévention.

6° Prophylaxie du paludisme . — Les mesures prophylactiques doivent viser la stérilisation des réservoirs de virus , la destruction des insectes transmetteurs , la protection des sujets sains.

à) Stérilisation des réservoirs de virus. — Traitement curatif. — La quinine a été longtemps considérée comme le remède spécifique du paludisme et elle a rendu des services inappréciables, mais on s’est aperçu que la forme sexuée de l’hématozoaire est résistante à la quinine. Aussi, actuellement, pour obtenir la stérilisation des réservoirs de virus, on s’adresse à des substances, obtenues synthétiquement, dont les plus employées sont la quinacrine , la prœquine et la prémaline.

Ces médicaments sont administrés de façons très diverses et le plus souvent associés. On fait une cure de stérilisation, puis une cure d’entretien. On trouvera les modes d’administration, les doses, les formules de traitement dans les Traités de thérapeutique.

Isolement et ségrégation. — L’isolement du paludéen doit être réalisé, tout au moins pendant les accès, dans les pays où règne l’anophélisme. D’autre part, dans les pays où l’on fait des rassemblements de travailleurs de diverses races (construction de canaux, de chemins de fer, etc.), il faut faire 1a. ségrégation des diverses catégories d’individus, en les faisant travailler dans des chantiers différents, distants d’au moins un kilomètre, sans rapports entre les campements, etc.

b) Destruction des insectes transmetteurs. — On trouvera au chapitre xxxix, page 610, les moyens de destruction des anophèles, soit à l’état adulte, soit à l’état larvaire.

c) Protection des sujets sains. — Mesures individuelles. — La quininisation préventive s’adresse aux individus indemnes et a pour but de créer dans leur liquide sanguin, un état réfractaire à l’infection. C’est une sorte d’immunité artificielle, passive et transitoire que l’on crée par l’ingestion de quinine. Pour être efficace,

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la quininisation préventive doit être quotidienne, sans oublier un seul jour, être réalisée au moyen de comprimés solubles. La dose est de 25 centigrammes à 40 centigrammes par jour. Dans certains cas, on peut l’augmenter jusqu’à 75 centigrammes et même un gramme. Enfin il faut continuer la quininisation pendant un mois après le départ du pays paludéen.

Sans être d’une efficacité absolue, cette méthode donne d’excellents résultats : on estime que 15 p. 100 seulement des sujets qui s’y sont soumis d’une façon régulière, ont des accès de fièvre, mais ces accès sont toujours bénins.

On peut aussi utiliser les médicaments synthétiq u e s dont nous avons parlé à propos du traitement. Mais leur emploi préventif est trop récent pour qu’on puisse juger de leur efficacité.

La 'préservation contre les piqûres des anophèles comporte d’abord l’usage de moustiquaires de lit et celui de voilettes et de gants.

Les moustiquaires de lit doivent être en tulle ou en mousseline, à mailles assez étroites, pour empêcher le passage de moustiques (1 mm. 5 à 2 mm.). Elles doivent être distantes des dormeurs pour que ceux-ci ne puissent être piqués à travers les mailles. Ils doivent avoir une monture peu compliquée et solide, permettant, par leur mode de fixation, de rentrer les bords sous le matelas de tous les côtés, sans aucune solution de continuité. L’emploi de voilettes (fig. 166) fixées au chapeau et rentrant sous le col et de gants épais.

On devra, en outre, grillager toutes les ouvertures des habitations (fig. 167). On se sert, à cet effet, de toiles métalliques ne dépassant pas 1 millimètre ou 1 mm. 5 d’ouverture, tendues sur des cadres de bois. Le fil de fer galvanisé est celui qui convient le mieux; le fer étamé s’écaille trop facilement; le fil de cuivre, très cher, ne dure pas dans les régions où les phénomènes électriques sont fréquents.

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Aux fenêtres , les cadres sont immobilisés dans l’ouverture au moyen de scellements de plâtre ou mieux de ciment. Une difficulté

est soulevée par la nécessité d’ouvrir les volets extérieurs : on ménage, à cet effet, un guichet ou une lucarne dans la toile métallique. Les

portes sont défendues par un cadre mobile sur paumelles et fermé automatiquement par un ressort (lig. 168).

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Les cheminées , où Ton ne fait pas de feu, sont obturées, à leur partie inférieure, par un châssis léger. On peut également en couronner le faîte par un chapiteau muni d’un grillage.

Toutes les ouvertures des appartements : lucarnes, trappes d’escalier, seront grillagées sur le même principe et d’une manière définitive.

L’enfumage des maisons est employé dans nombre de pays. Très efficace an moment où la fumée envahit l’habitation, cette pratique n’éloigne les insectes que pour peu de temps et présente l’inconvénient d’être inapplicable dans des demeures bien tenues et civilisées et d’irriter les muqueuses des voies respiratoires et des yeux.

Pour la destruction des insectes dans les maisons, voir page 610.

Enfin, on peut utiliser le procédé de déviation animale préconise par Roubaud. Le gros bétail draine à lui la grande majorité des femelles des anophèles, qui, dans les régions d’élevage se sont adaptées progressivement aux animaux domestiques, en se transformant en « races zoophiles ou zootropes ». L’anophèle ne pique plus l’homme qu’avec répugnance, quand il n’y a pas d’animaux dans son voisinage. Il est donc nécessaire que les animaux soient mis en stabulation dans le voisinage de l’homme et que les abris à bestiaux soient organisés de manière favorable à l’attraction des femelles d’anophèles.

Mas lires générales et sociales. — Tous les auteurs (Marchoux notamment) sont d’accord pour reconnaître que l’amélioration des conditions générales de la vie des populations joue un rôle très important dans la régression du paludisme en rendant l’organisme peu réceptif à l’infection. L’enrichissement d’une région y est toujours suivi d’un recul du paludisme. L’aisance, en s’installant au foyer des habitants leur permet de mieux se loger, de se mieux vêtir, de se nourrir de façon plus substantielle et plus rationnelle. L’alimentation surtout, comme nous l’avons souligné, a une grande importance. (Voir A. Rochaix, La régression et l’extinction spontanées de l’endémie palustre en France. Journ. de Méd. de Lyon , 5 juin 1935.)

Le bien-être croissant augmente la résistance des populations à l'infection, facilite la guérison des malades et des porteurs de germes et contribue ainsi à tarir les réservoirs de virus.

Comme le font remarquer Ed. et Et. Sergent, « le paludisme est surtout, comme le trachome, comme le typhus, une maladie des « populations misérables ».

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