LFA SH MA N I OSES
pour le tissu réticulo-endothélial. On le trouve dans les endothéliums vasculaires et lymphatiques de la rate, de la moelle osseuse des ganglions lymphatiques. Pendant les poussées fébriles, on peut le déceler dans les leucocytes, surtout les grands mononucléaires du sang.
Diagnostic bactériologique. 1° Mise en évidence dans les étalements de sang des parasites, inclus dans les mononucléaires, plus rarement dans les polynucléaires. Faire la recherche pendant les poussées fébriles pour avoir des chances de les rencontrer.
2° Ponction de la moelle osseuse au niveau de l’épiphyse du tibia, avec un petit trocart solide.
3° Recherche dans la sérosité d'un vésicatoire appliqué sur la peau.
Réservoirs de virus . — L’homme paraît être le seul réservoir de virus, bien que certains rongeurs soient parasités. C’est une maladie essentiellement humaine et ne paraissant atteindre que les adultes.
Modes de transmission. — Le contact direct est possible, bien qu’il ne soit pas démontré. On a trouvé, en effet, le parasite dans le mucus nasal, le rhino-pharynx, les fèces, les urines des malades.
La contagion indirecte est certaine. Ce sont les phlébotomes qui sont les agents transmetteurs ( Phlebotomus argentipes et chinensis).
Le Kala-azar indien procède par poussées épidémiques , dans les populations pauvres, sales, vivant dans la misère, surtout à la campagne dans les plaines.
Prophylaxie . — Elle consiste dans le dépistage précoce et le traitement pour tarir les réservoirs de virus.
La lutte contre les phlébotomes devra être dirigée contre les les insectes adultes et les larves (voir Désinsectisation , p. 610).
Éduquer les populations pour introduire les habitudes de propreté corporelle et de l’habitation.
Le Kala-azar est une maladie à déclaration obligatoire, aux colonies (décret du 16 août 1927, n° 19).
IiALA-AZAR MÉDITERRANÉEN