II. — KALA-AZAR MÉDITERRANÉEN
Cette forme est due à Eeishmania infantum. Elle a été décrite et étudiée par Charles Nicolle. Son siège est le même que dans le Kalaazar indien.
Cette affection décrite d’abord en Tunisie, a envahi le bassin méditerranéen. Giraud l’a signalé à Marseille, D’Oelnitz à Nice.
Dans la région lyonnaise, Bertoye, Péhu et Bertoye, Sédallian en ont observé quelques cas. Contrairement au Kala-azar indien, ce sont surtout les enfants qui sont atteints.
Elle sévit sous la forme de cas sporadiques , dispersés, isolés et partout, mais en particulier, dans la banlieue des villes.
Réservoirs de virus. — • C’est le chien qui constitue le principal réservoir de virus. On a trouvé aussi des chats parasités. Signalons qu’Anderson a montré que la chèvre peut être infectée et transmettre l’infection par le lait.
Modes de transmission. — La contagion directe paraît exceptionnelle. C’est la contagion indirecte provenant du chien , par l’intermédiaire d’agents transmetteurs, qui est habituellement en cause. Ce sont les phlébotomes et une tique du chien Rhipicephalus sanguineus , qui inoculent à l’homme cette leismania.
Contrairement à ce que l’on observe habituellement, la proportion des chiens parasités n’est guère supérieure à celle des cas humains observés.
Prophylaxie. — Propreté, lutte contre les phlébotomes, nettoyage des chiens, constituent les mesures qui permettent de lutter contre cette forme de leishmaniose.