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I. — CONFÉRENCES INTERNATIONALES

1° Confèrence de Paris , 1851 . — A la suite de laborieuses négociations, le gouvernement français parvint à réunir à Paris, en 1851, la première conférence sanitaire internationale, comprenant les délégués de douze

PROPHYLAXIE INTERNATIONALE

États voisins du bassin de la Méditerranée ou y ayant des possessions et des intérêts. Le but de la conférence était de se mettre d’accord sur les meilleures mesures à adopter à l’égard du choléra, de la peste et de la fièvre jaune et de poser les bases d’un système sanitaire uniforme.

La conférence eut un résultat négatif. Malgré cet insuccès, la conférence de 1851 n’en a pas moins ouvert heureusement la voie à l’hygiène internationale.

2° Conférence de Paris , 1859. ■ — Cette seconde assemblée, réunie également sur l’initiative du gouvernement français, et composée seulement de diplomates, échoua aussi.

3° Conférence de Constantinople, 1866. — Cette conférence fut motivée par l’épidémie de choléra, importée en Égypte, et de là en Europe, par des pèlerins de La Mecque, en 1865. Les longs travaux de cette conférence ne se terminèrent pas par l’élaboration d’une convention, mais ils dégagèrent un certain nombre de données étiologiques précises et établirent, pour la prophylaxie du choléra, des règles relatives, d’une part aux « mesures hygiéniques » les plus propres à empêcher le développement de cette maladie (assainissement, désinfection, isolement, etc.), d’autre part, aux « mesures à prendre en Orient ». Les résultats de cette conférence eurent une influence incontestable sur la réglementation sanitaire des États participants.

4° Conférence de Vienne, 1874. — Cette conférence eut pour objet de reviser l’œuvre de la précédente, ainsi que l’établissement d’une « commission sanitaire internationale permanente », qui resta en projet.

5° Conférence de Washington , 1881. — L’objet essentiel de cette réunion fut la prophylaxie de la fièvre jaune.

6° Conférence de Rome, 1885. — Comme les précédentes conférences tenues en Europe, celle de Rome eut pour objet d’uniformiser les mesures sanitaires en usage dans les différents pays, et de les rendre à la fois plus efficaces et moins préjudiciables pour le commerce.

7° Conférence de Venise, 1892. — Avec la conférence de Venise s’ouvre la période des conventions sanitaires. Les vues échangées et les discussions antérieurement poursuivies entre les représentants diplomatiques et techniques des diverses puissances ont enfin un résultat tangible, et un grand nombre d’entre elles adhèrent à une réglementation commune.

La convention, dans laquelle furent codifiés les résolutions prises à Venise, fixe les bases de la défense sanitaire contre les importations du choléra, venu de l’Inde ou d’Extrême-Orient. Le Conseil sanitaire d’Alexandrie fut complètement internationalisé.

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