CONFÉRENCES INTERNATIONALES
8° Conférence de Dresde, 1893. — Cette conférence, une des plus importantes, aboutit à la signature d’une convention internationale, complétant celle de Venise et d’où est né, pour la France, le « Règlement général de police sanitaire » du 5 janvier 1896.
Parmi les dispositions de cette convention, une des plus importantes a trait à la notification des premiers cas de choléra dans un pays. Les autres concernent la détermination des marchandises ou objets, susceptibles de propager le choléra, envisagés au point de vue des dépenses d’importation ou de transit ou de la désinfection ; les mesures à prendre aux frontières terrestres, sur les chemins de fer, les routes, dans les ports.
9° Conférence de Paris, 1894. — Cette conférence fut réunie pour régler les mesures à prendre pour la prophylaxie du pèlerinage de La Mecque et la surveillance sanitaire à établir au golfe Persique.
10 0 Conférence de Venise, 1897. — L’apparition à Bombay, en 1896, de la peste, qui ne s’était pas manifestée depuis longtemps, provoqua, parmi les nations européennes, une vive inquiétude et les incita, sur l’initiative de l’Autriche-Hongrie, à réunir une nouvelle conférence, en vue de « régler les mesures à prendre pour prévenir l’invasion et la propagation de la peste et la surveillance sanitaire à établir, à cet effet, dans la mer Rouge et dans le golfe Persique ».
11° Conférence de Paris, 1903. ■ — Cette conférence a eu surtout pour but de mettre en harmonie les conventions de 1892, 1893, 1894 et 1897. La convention de 1903, qui en fut la conséquence, applicable à la fois au choléra, à la peste et, dans ses dispositions très générales, à la fièvre jaune, constitua vraiment la première réglementation d’ensemble, suffisamment large, pour s’accommoder à l’organisation particulière de chaque État, suffisamment précise pour donner aux navires, qui fréquentent les ports des nations adhérentes, le bénéfice d’un régime sanitaire uniforme.
12° Conventions sanitaires de Rio, 1904, et de Washington, 1905.
— Ces conventions s’appliquent aux États des deux Amériques et visent surtout l’application de mesures très sévères contre la fièvre jaune, qui est surtout un fléau américain.
13° Conférence de Paris, 1911. — Les travaux des délégués de cette conférence ont mis au point les données étiologiques et prophylactiques concernant la peste, le choléra et la fièvre jaune établies, par les découvertes et l’expérience des années précédentes. La convention, signée le 17 janvier 1912, ne fut ratifiée par les États signataires que le 7 octobre 1920.
14 0 Conférence de Paris, 1926. — Cette conférence, réunie sur l’inititative de la France, commença ses travaux en mai et le projet de convention
PROPHYLAXIE INTERNATIONALE
fut signé le 21 juin 1926. C’est la convention actuellement en vigueur, qui étendit l’application des mesures internationales non seulement aux trois maladies dites pestilentielles (choléra, peste, fièvre jaune) mais en outre, au typhus exanthématique et à la variole.
15 0 Convention de la Haye, 1933. — Jusqu’à cette époque, les conférences sanitaires internationales ne s’étaient préoccupées que du danger d’importation des maladies par voie de mer et voie de terre, mais n’avaient pas envisagé les risques d’importation des maladies par voie de l’air. La convention sanitaire internationale pour la navigation aérienne, signée à la Haye, le 12 avril 1933, est venue combler cette lacune. Elle a été rendue exécutoire à partir du 1er août 1935.
16° Convention de Paris du 31 octobre 1938, ratifiée le 4 février 1939. — Cette convention supprime le Conseil sanitaire maritime et quarantenaire d’Égypte, institue l’Office international d’Hygiène publique, conseil technique consultatif sur l’interprétation et l’application des conventions sanitaires internationales.