III. — ORGANISATION SANITAIRE DES PORTS
C’est une des questions nouvelles qu’a envisagée la Convention de 1926. Tout d’abord, le nombre des ports convenablement organisés et outillés pour recevoir tous les navires, quelle que soit leur condi-
ROCHAIX.
PROPHYLAXIE INTERNATIONALE
tion sanitaire, devrait être en rapport avec l’importance du trafic maritime. En attendant la réalisation de ce vœu, chaque pays doit pourvoir au moins un des ports du littoral de chacune de ses mers, de l’organisation et de l’outillage prévus. Il ne s’agit plus ici d’une recommandation, mais d’une obligation, souscrite par les puissances signataires de la Convention.
En dehors des ports principaux de création obligatoire et à organisation sanitaire intégrale, il est recommandé que tous les ports de navigation soient outillés de façon à pouvoir au moins recevoir les navires indemnes qui sont les plus nombreux.
Les Gouvernements communiquent à l’Office international d’Hygiène publique la liste des ports ouverts chez eux aux provenances des ports atteints de choléra, de peste ou de fièvre jaune et, en particulier, ceux qui sont ouverts aux navires infectés et suspects. Ainsi, tout navire infecté ou suspect qui arrive dans un port non outillé pour le recevoir doit, à ses risques et périls, se diriger vers l’un des ports ouverts aux navires de sa catégorie.
Enfin, la Convention fixe les conditions d’organisation sanitaire en personnel et matériel : service médical et régulier du port; matériel pour le transport des malades et locaux appropriés à leur isolement ainsi qu’à l’observation des personnes suspectes; installations de désinsectisation et de désinfection; laboratoire de bactériologie; service de vaccination d’urgence; service d’eau potable, d’enlèvement des ordures ménagères et d’évacuation des eaux usées; organisation permanente pour la recherche et l’examen des rats; personnel et matériel pour la dératisation des navires, docks, etc.