D’HYGIÈNE
1° Office international d’ Hygiène publique . — La création d’un organisme international, destiné à prévenir la propagation des épidémies, fut envisagée pour la première fois à Vienne, en 1874. L’idée, reprise et agitée aux diverses conférences, ne fut suivie d’un résultat pratique qu’en 1907. Le 3 décembre de cette année se tint, à Rome, une réunion internationale ayant pour objet de déterminer les conditions d’organisation de l 'Office international d’Hygiène publique , dont la création avait été admise en principe par la conférence de 1903. Son siège fut fixé à Paris; il fut ouvert en 1908. Ce sont les États adhérents (la plupart des grandes puissances) qui assurent le fonctionnement de cet organisme international. Son objet principal est de recueillir, pour les porter à la connaissance des gouvernements participants, les faits et documents d’un carac-
PROPHYLAXIE INTERNATIONALE
tère général, qui intéressent la santé publique, en ce qui concerne les maladies infectieuses et notamment le choléra, la peste et la fièvre jaune. Il est appelé, d’autre part, à centraliser dans le même but, l’indication des mesures prises pour combattre ces maladies.
Rappelons que la Convention de Paris du 31 octobre 1938, ratifiée le 4 février 1939 a institué l’Office international d’Hygiène publique conseil technique consultatif, pour l’interprétation et l’application des conventions.
2° Le Conseil supérieur de santé de Constantinople, de fondation ancienne (1839) a disparu par suite des modifications territoriales qui ont suivi la guerre de 1914-1918.
<3° Le Conseil sanitaire, maritime et quarantenaire d'Égypte ,
créé à la suite de la conférence de Venise en 1892, et qui avait été maintenu par la Convention de 1926 a été supprimé le 4 février 1939. Ses attributions sont dorénavant exercées par les autorités sanitaires égyptiennes.
4° Le Bureau sanitaire panaméricain créé en 1902, joue pour l’Amérique un rôle analogue à celui de l’Office international d’Hygiène publique, auquel, d’ailleurs, ils transmet toutes ses informations. Il a son siège à Washington.
5° Organisation dfhygiène de la Société des Nations .
— On sait que la Société des Nations constitue une association d’États qui ont accepté certaines obligations internationales, non seulement en vue de maintenir la paix, mais aussi dans le but de collaborer entre eux à la solution des questions d’intérêt international. L’organisation d’Hygiène de la Société représente, dans le domaine de l’Hygiène, une application particulière de ce programme qui tend à développer les relations internationales selon un plan d’ensemble. L’organisation d’Hygiène a été créée et fonctionne en vertu des dispositions suivantes : 1° article 23 du pacte de la Société des Nations; 2° résolution adoptée par l’Assemblée, le 8 décembre 1920, au sujet de la création et du fonctionnement des organisations techniques de la Société des Nations; 3° projet de l’organisation permanente d’hygiène de la Société des Nations, rédigé par la Commission mixte spéciale (juin 1923); 4° extrait du rapport du vicomte Ishii, sur les travaux du Comité provisoire d’hygiènW, adopté par le Conseil le 7 juillet 1923; 5° résolution de l’Assemblée du 15 septembre 1923.
Elle comprend :
a) Un Conseil consultatif. — Le bureau de l’Office international
ORGANISMES INTERNATIONAUX D'H Y GIÈNE
d’hygiène publique joue le rôle de conseil consultatif. Il est particulièrement désigné pour ce rôle par sa constitution et ses fonctions, puisqu’il est composé de représentants des gouvernements (33), se réunit deux fois par an et est revêtu de pouvoirs qui lui permettent de préparer des conventions internationales et d’en proposer l’adoption aux gouvernements. Il a pour mission d’examiner et de discuter toutes les questions que le Comité d’Hygiène croira devoir lui soumettre.
b) Un Comité d'hygiène. — Il se compose de seize membres : le président du bureau de l’Office international, neuf membres, choisis par cet office et six membres choisis par le Conseil de la Société sur l’avis du Comité d’hygiène. Ce Comité assure le travail préparatoire destiné à faciliter les études du Conseil consultatif.
c) Un secrétariat , qui est l’organe exécutif de l’organisation d’Hygiène.
d) Une Commission des épidémies. — Cette commission, créée en 1920, pour aider les autorités de l’Europe orientale, dans leur lutte contre le typhus, a été rattachée à la Section d’hygiène à la Société des Nations. Son action en Pologne, pendant l’épidémie de 1920, en collaboration avec le service sanitaire polonais, constitue un essai très intéressant de coopération internationale, dans le domaine de l’hygiène.
L’œuvre accomplie par l’organisation d’hygiène de la Société des Nations est déjà intéressante. Elle a porté sur la centralisation des renseignements épidémiologiques et de statistiques démographiques, l’échange de personnel des administrations d’hygiène publique, la coordination de recherches scientifiques au moyen d’enquêtes et de conférences (sérums et réactions sérologiques, produits biologiques, etc.), sur l’organisation d’actions combinées pour combattre les maladies.
Enfin l’organisation d’hygiène a collaboré avec d’autres organisations de la Société, le Bureau international du Travail (pour l’étude du charbon et d’autres maladies particulièrement fréquentes dans l’industrie), la Commission de l'opium , l'Organisation des communications et du transit.