L’HYGIÈNE SOCIALE EN FRANCE
dence du ministre de la ifanté publique, étudie et coordonne les moyens de lutte contre les divers fléaux sociaux. Il a remplacé les nombreuses commissions qui avaient pris naissance progressivement au fur et à mesure des progrès de l’hygiène sociale. Il comprend un certain nombre de commissions : de la tuberculose, des maladies vénériennes, du cancer, du rhumatisme, des infirmières et assistantes sociales, de propagande et de documentation, de coordination sanitaire et sociale, d’hygiène dentaire, d’hygiène mentale, d’hydroclimatologie sociale etc.
Le décret du 24 juin 1938 et celui du 13 novembre 1938, ont prévu une section permanente et des dispositions intérieures permettant d’établir une liaison constante entre le conseil et sa section permanente, dans les cas d’urgence.
2° Organismes départementaux . — Certains départements sont pourvus d’un Office départemental d’hygiène sociale, qui remplit le rôle de dispensaires publics ou de services de prophylaxie polyvalente et de propagande sanitaire.
La loi du 14 janvier 1933 a provoqué la création des Conseils départementaux d’ assistance publique et privée.
Enfin les circulaires ministérielles du 26 août, 26 septembre et 24 novembre 1936 ont invité les préfets à constituer sans délai, par arrêté, une Commission départementale de coordination sanitaire et sociale et en ont précisé le but, la composition et les attributions. Cette Commission est obligatoirement consultée sur toutes les questions qui concernent l’organisation de la protection sanitaire et particulièrement l’attribution des subventions aux œuvres d’assistance sociale et de protection de la santé publique. Cette Commission possède une section permanente.
Les mêmes circulaires prévoient la création d’une Union départementale des institutions privées de protection de la santé publique et d’ assistance sociale , dont la mission essentielle est de formuler à l’Administration préfectorale des propositions dont celle-ci tient compte, si elle le juge utile. Pour éviter toute confusion avec la Commission départementale de coordination, la circulaire du 24 novembre 1936 est accompagnée d’un projet de statuts, applicables exclusivement aux Unions départementales.
L’organisation des commissions de coordination a été complétée et précisée par les circulaires des 26 février et 16 septembre 1937.
3° Les Assistantes sociales et leur formation . — En Amérique, on a toujours fait une distinction entre les assistantes sociales ne recevant au cours de leurs études aucune formation médicale et les nurses correspondant à nos infirmières. En France, on faisait aussi cette distinction, mais l’unification vient d’être réalisée.
a) Avant 1939. — Le décret du 27 juin 1922, a institué le diplôme d’Ëtat d’infirmières, qui était délivré aux infirmières hospitalières, aux infirmières-