ORGANISATION DE L’HYGIÈNE SOCIALE
EN FRANCE
Depuis la guerre de 1914-1918, la lutte contre les fléaux sociaux, que nous venons d’étudier, est entrée, en France, dans une phase très active, dont témoigne la floraison touffue, un peu désordonnée d’œuvres privées, municipales et départementales qui ont couvert le territoire. D’autre part, le cadre de l’hygiène sociale s’est élargi. L’hygiène sociale cherche à atteindre les causes de morbidité et de mortalité communes aux divers groupes sociaux, par des œuvres de portée sociale générale et par un meilleur aménagement de l’assistance et de la prévoyance sociales, destinés à lutter contre la misère, à parer aux risques d’accidents, de maladies, de vieillesse, de chômage, des charges de famille, etc.... C’est ainsi que les allocations familiales, les assurances sociales, les lois spéciales d’assistance aux mères, la réglementation du» travail, l’organisation du marché du travail, l’éducation populaire, etc..., se rattachent étroitement à l’hygiène sociale et en augmentent les moyens d’action et la portée.
L’hygiène sociale est devenue ainsi une branche de l’économie sociale générale du pays. Elle s’y intègre à une place importante, y trouvant des points d’appui précieux et lui apportant, en retour, une puissance d’efficacité que le temps révélera capitale dans la vie du pays.
Mais pour obtenir les résultats escomptés, il est nécessaire qu’il y ait une organisation. En France, cette organisation est en voie de réalisation.
1° Conseil supérieur d'hygiène sociale. — Cette institution a été créée par le décret du 12 janvier 1938. C’est l’organisme central, qui, sous la prési-