III. — LE BATIMENT SCOLAIRE
L’école a une architecture spéciale.
1° Emplacement. ■ — - Central et d’accès facile. Eviter le voisinage des rues étroites, des quartiers trop populeux ou trop bruyants, et surtout celui des établissements insalubres, incommodes ou dangereux (éloignement minimum de 100 mètres des abattoirs, dépotoirs, cimetières), ainsi que des hôpitaux, casernes, prisons, gares, cabarets, etc.
Le règlement français exige que l’école soit éloignée au moins de 8 mètres des maisons (22 mètres seraient préférables, en raison de la hauteur possible des maisons). Un bâtiment scolaire idéal devrait être isolé des quatre côtés, proche de terrains de jeux et de gymnastique (règlement de Fribourg), abrité des vents du nord, suffisamment éloigné des causes d’humidité (bas-fonds, mares) ou d’obscurité (arbres trop touffus, etc.).
2° Terrain. — - Le règlement français exige 8 mètres carrés de superficie par enfant pour une école maternelle avec un minimum de 400 mètres carrés, et 10 mètres carrés pour une école primaire avec un minimum de 500 mètres carrés. En Angleterre, la superficie minima est de 1 000 mètres carrés, il faudrait au moins 12 mètres carrés par enfant (dont 3 mètres carrés pour les jeux).
Le terrain de choix sera sablonneux ou calcaire, sec, un peu élevé, en pente douce; la nappe d’eau souterraine devrait être au moins à 1 mètre du sol. Si le terrain n’est pas naturellement sec (argile), il faut Y assainir en le drainant. L’école doit être bâtie sur cave ou sous-sols largement aérés : sinon, Je sol sera surélevé.
3° Exposition. — - L’orientation du bâtiment doit laisser entrer dans les classes le plus de lumière possible, de préférence en l’absence des élèves; elle peut donc varier suivant les climats, la direction habituelle des vents et des pluies. L’exposition nord est trop froide. Préférer l’orientation à l’est ou au nord-est en cas d’éclairage unilatéral, l’orientation du nord-est au sud-ouest en cas d’éclairage bilatéral.
4° Construction générale. — Les matériaux seront de premier choix, .aussi peu poreux que possible : pierre meulière, brique, moeJloiy ciment armé,
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fer, bois sec ignifuge et hydrofuge. Les fondations surtout seront soigneusement préservées de l’humidité, goudronnées, bitumées ou silicatées. Les murs en briques doivent avoir 35 centimètres d’épaisseur; ceux en meulières 45 centimètres; ils seront cimentés, revêtus de ciment à leur partie inférieure, le plâtre étant réservé pour les parties hautes, et de préférence peints à l’huile ou au ripolin. La toiture sera à double plan incliné, en tuiles ou en ardoises, munie de gouttières et de chéneaux. Les étages (il vaudrait mieux qu’il n’y en eût qu’un) jférmettront de disposer les services communs et les petites classes au rez-de-chaussée ou à l’étage le plus bas.
5° Eau de boisson. - — Elle sera de qualité parfaite, bien protégée, bien surveillée (analyses), largement distribuée. L’eau de lavage (lavabos, piscines, bains-douches, bains) sera abondante.
6° Evacuation des matières usées. — Elle doit être rapide, complète, hygiénique.
7° La classe. — La classe, où l’enfant des écoles primaires passe six heures chaque jour, mérite des soins spéciaux.
a) Dimensions, forme , nombre d’élèves. — Notre règlement fixe à cinquante le nombre maximum d’élèves dans une classe (trente seraient largement suffisants), avec 5 mètres cubes d’air par élève pour une hauteur minima de 4 mètres, soit 1 m. 25 de superficie (4 m. 50 de hauteur et 1 m. 50 de surface en Belgique).
La forme généralement adoptée est rectangulaire (9 mètres sur 6 m. 50), la largeur ne dépassant pas le double de la hauteur, et la profondeur étant telle que la lecture soit facile dans les parties les plus éloignées, et que les élèves du fond puissent facilement lire au tableau; la chaire sera sur le plus petit côté, face aux tables, le tableau derrière la chaire, les bancs perpendiculaires à la plus longue paroi, sur laquelle sont les fenêtres.
b) Parois. — Le plancher doit être exempt de fentes (poussières) et facilement lavable, sans être froid pour les pieds. Le meilleur est en bois dur (chêne), scellé sur bitume, avec joints obstrués (à la paraffine, au coaltar, à l’huile de lin, au résinate de pin, à la résiline, etc.), ou bien en xylotith, porphyrite, en linoléum, etc. Tous les angles doivent être arrondis, les plafonds unis, sans aucune saillie, blanchis à la chaux ou mieux peints à l’huile.
Les murs seront unis, revêtus de plâtre et de peinture claire, grise, blanc bleuté ou jaunâtre, non brillante, de préférence formant enduit siccatif laqué mat (les parties basses peuvent être imperméabilisées, en stuc, en ciment, en siccatif, etc.). Tout en don-
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nant satisfaction à la société L’Art à l’Ecole pour la décoration des murs, il ne faut pas encombrer ceux-ci de tableaux inutiles (poussières et nettoyage difficile).
D’après le règlement, les portes n’ont qu’un vantail et doivent laisser passer de front deux enfants (1 mètre de large). Les fenêtres seront le plus larges et le plus nombreuses possible, avec très peu d’intervalle entre elles, ouvrant sur toute la hauteur; préférer la disposition unilatérale gauche à la disposition bilatérale et symé-
Fig. 25. — Lavabos scolaires (modèles Jacob, Delafon et Cie).
trique; souvent elles ne commencent qu’à 1 m. 30 du sol pour s’élever jusqu’au plafond; elles doivent avoir en hauteur au moins le tiers de la largeur de la classe.
8° Annexes. — a) Vestiaires. — Prescrits par le règlement, avec portemanteaux, cases, rayons, décrottoirs, etc., pour chaque enfant. Facilement lavables et désinfectables, bien aérés, propres, assez espacés pour que les vêtements ne puissent entrer en contact entre eux. Chaque place est numérotée, et réservée toujours au même enfant.
b) Lavabos. — Indispensables, ils doivent être suffisamment nombreux, aveï cuvettes en grès, en fonte émaillée, en lave émaillée, etc., savon et serviettes suffisamment renouvelées (fig. 25).
c) Bains-douches. Piscines. Bains. — L’école devrait être une école de propreté. Tout bâtiment scolaire devrait donc être outillé pour le lavage du corps obligatoire. A l’exemple de l’étranger, quelques villes françaises (Paris, Lyon) ont installé des bains-douches dans leurs nouveaux groupes scolaires (fig. 26) : les résultats ont été très encourageants. L’installation peut en être calquée sur celle des bains-douches à bon marché (p. 66), avec cette différence qu’ici les douches sont données à plusieurs enfants à la fois (douze au plus
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et par conséquent commandées par un même robinet dirigé et manié par la personne préposée à ce soin sous la surveillance du maître (le maître, l’assistante scolaire ou une adjointe spéciale préposée à ce service). Des piscines (chauffées en hiver) existent dans toutes les écoles Scandinaves.
d) Cours de récréation. — Généralement rectangulaires, elles doivent avoir une superficie de 5 mètres carrés par élève, et 200 mètres carrés en tout au minimum, être bien aérées, bien ensoleillées, mais abritées de la trop grande
Fig. 26. — Bains-douches des écoles municipales lyonnaises.
chaleur, avec possibilité de se mettre à l’ombre (quelques arbres), sur un sol bien sec (donc légèrement incliné) et toujours très propre, avec quelques bancs fixes, et une fontaine à eau potable : le sol peut être recouvert de gravier, ou mieux de sable, de bitume, de pavés de bois.
e) Préau couvert. — Obligatoire pour toute école servant aux récréations en cas de mauvais temps et parfois utilisé comme réfectoire pour les cantines scolaires : il doit avoir une surface égale à celle de toutes les classes réunies, une hauteur de 4 mètres, être largement aéré et éclairé, muni de vastes portes donnant généralement sur la cour; le sol en est planchéié ou bitumé. Parfois il sert de salle de gymnastique, une salle de gymnastique spéciale est préférable, avec terrain de jeux.
f) Salle de dessin. ■ — - Elle est obligatoire dans les écoles de plus de quatre classes avec 1 m. 50 par place.
g) Internats. — Dans les internats, cinq parties supplémentaires sont à
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prévoir : salles de bains (bains de pied, baignoires), infirmerie (isolée, avec un lit par trente-cinq élèves, et deux lits d’isolement), cuisine et réfectoire (très propres, avec tables faciles à laver, surface 1 mètre à 1 m. 50 par élève), dortoir. Pour ce dernier, où l’enfant passe huit à neuf heures consécutives, il faut un cube d’air de 40 mètres, et une ventilation permanente (une fenêtre entre deux lits, ouverte toute la journée, mais fermée une heure avant l’arrivée des élèves en hiver), les élèves n’étant pas plus de trente par salle, les lits et tables de nuit (métalliques) suffisamment écartés, le plancher en chêne imperméable, les murs peints à l’huile et souvent nettoyés, les water-closets à proximité.
h) Porte. Escaliers. Corridors. — Qu’il s’agisse d’internats ou d’externats, la porte d'entrée doit être à deux battants, facilement ouverte, ne donnant pas directement sur la classe, proche de la loge du concierge. L 'escalier, qui doit donner directement sur le vestibule, peut être de pierre ou de bois dur. Les marches auront au moins 1 m. 50 de long et 30 centimètres de large, et au maximum 15 centimètres de haut. Dans les écoles maternelles, un palier de repos doit être établi à moitié de l’étage. Les barreaux de la rampe seront écartés de 12 centimètres. La main-courante présentera de place en place, des boutons d’arrêt, pour empêcher les enfants de se laisser glisser. Les corridors doivent être bien éclairés (directement sur rue ou sur cour) et suffisamment larges (le règlement exige au moins 2 mètres pour permettre la sortie rapide (incendie). Ils seront droits, sans recoin, le sol en carreaux ou en bois dur.
i) Water-closets. — Les water-closets sont installés soit en dehors du bâtiment principal, dans un coin de lacour (France, Belgique), soit dans l’intérieur du bâtiment (Allemagne; sous-sols, Angleterre), ce qui représente des avantages par les temps froids ou humides.
Les cabinets d’aisances doivent être faciles à surveiller, la porte faite de façon que le maître puisse voir la tête et les pieds de l’enfant. Le règlement français exige un espace de 10 à 15 centimètres entre la porte et le sol, et la partie supérieure vide ou à claire-voie (le plus souvent, cette porte ne peut être fermée) ; leur orientation sera telle que les vents ne puissent apporter de mauvaises odeurs vers les classes, et que la lumière y pénètre largement. Il doit exister un cabinet pour 15 enfants dans les écoles maternelles, deux par classe dans les écoles primaires de garçons, trois par classes dans les écoles primaires de filles. Chacun doit mesurer 70 à 80 centimètres de largeur sur 1 m. 30 de longueur. Les parois sont facilement lavables (ciment, stuc, carreaux vernissés) ; le sol dallé ou cimenté, avec pente favorisant l’écoulement des liquides; deux ouvertures opposées assurent l’aération.
Le siège à la turque est encore très employé dans les écoles primaires françaises. II ne nous paraît devoir être toléré que si la propreté peut en être assurée facilement : chasses d’eaux abondantes, fréquentes, automatiques. Un siège bas, sur lequel l’enfant ne puisse monter, est préférable, à la condition d’être muni d’un abattant en bois dur ciré ou verni, facilement lavable et désinfectable (sulfate de fer, lait de chaux), en forme de fer à cheval à échan-
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crure antérieure (vulvite), et se relevant automatiquement. Dans les écoles maternelles, le siège possède un dossier (fig. 27).
Des urinoirs verticaux seront au nombre de un pour 15 enfants dans les écoles de garçons, en ardoise ou en lave, avec écoulement permanent d’eau ou avec badigeonnages fréquents d’huile de naphte.
On trouvera ailleurs tous détails utiles sur les questions connexes : siphons, fosses, tuyaux d’évent, tout-à-l’égout, vidanges, etc., etc.
9° Ventilation. — Pendant les classes, l’air confiné se vicie rapidement (impropre à la respiration dès qu’il contient 1 p. 1 000 de CO2).
Or, dans une classe où le cubage est de 5 mètres cubes par élève, la propor-
Fig. 27. — Siège avec dossier pour école maternelle (modèle Mouren, Paris).
tion de CO2 est environ de 32 p. 10 000 au bout d’une heure (Sharling), au lieu de 4 p. 10 000, chiffre normal. Un enfant enfermé dans une pièce close de 5 mètres cubes, élève en un quart d’heure la quantité de CO2 à 1 p. 1 000 (Axel Key). Si on laissait la classe close et sans ventilation, il faudrait à l’enfant un cube d’air de près de 13 mètres cubes. Il faut assurer le renouvellement de l’air dans une proportion de une et demie à trois fois le cube d’air par heure (pour le dosage de CO2 et CO, voir page 334). Aussi le règlement français a-t-il prescrit que les fenêtres doivent rester grandes ouvertes pendant le quart d’heure de récréation qui coupe les classes. L’air de la classe devrait être renouvelé au moins deux ou trois fois, et même cinq fois par heure. En été, on peut se contenter de la ventilation naturelle (pratiquée en ouvrant largement les fenêtres et porte) ; car, l’hiver, ce mode de renouvellement de l’air ne peut parfois être pratiqué pendant plus de quelques minutes sans nuire au chauffage. Les cheminées aident aussi à la ventilation.
Parmi les procédés de ventilation artificielle (p. 323)* les plus simples seuls sont ici applicables : les fenêtres à panneaux mobiles ou à bascule, les vitres mobiles, les vasistas à soufflet, les ventilateurs tournants àailettes placés dans une vitre élevée ou au haut de la gaine de cheminée (à la condition qu’ils ne
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fassent pas de bruit), les vitres perforées à petite ouverture extérieure, placées en haut des fenêtres aux deux côtés de la salle, les carreaux en toile à voiles, et surtout l’aération horizontale différentielle de Knapen (voir p. 328) qui réalisera une ventilation continue, sans courants d’air désagréables ou nuisibles, ni déplacement de poussières et sans nuire au chauffage.
10° Chauffage . — Il faut assurer, dans les classes où les élèves travaillent immobiles pendant plusieurs heures, une température égale et modérée, qu’un thermomètre doit permettre de vérifier (15 à 18°).
Pour les groupes scolaires importants, le chauffage central peut être préféré avec cette réserve qu’il existera en outre, danschaque classe, une cheminée permettant de suppléer à l’insuffisance de ce mode de chauffage, ou à un arrêt. Le chauffage à vapeur à basse pression ou à eau chaude est le meilleur système, en attendant le chauffage électrique.
Plus simplement, on peut se contenter de poêles en faïence, en terre, en céramique, ou à double enveloppe métallique, surmontés d’un vase plein d’eau, et placés au milieu de la classe, à 1 m. 25 des élèves les moins éloignés. L’air vicié devra être évacué par une gaine de ventilation. Dans les écoles maternelles surtout, une grille empêchera les enfants de s’en approcher trop près. Le tirage en sera soigneusement surveillé, le tuyau de fumée apparent étant établi dans une gaine de ventilation sans traverser la classe. Des modèles spéciaux de poêles scolaires ont été construits. Les poêles en fonte et les poêles mobiles doivent être absolument exclus des classes, à cause des dangers d’intoxication. Le combustible employé pourra être le bois, le coke ou le charbon.
11° Éclairage. — Une classe ne reçoit jamais trop de lumière, mais celle-ci doit être répartie uniformément ; elle ne doit être ni trop crue ni trop riche en rayons réfléchis, sinon elle est pénible à l’œil; un mauvais éclairage cause la myopie (la lumière venant du nord serait préférable). Son intensité peut être mesurée scientifiquement (photomètre de Truc, etc.).
L 'éclairage unilatéral est le meilleur (Trélat : Allemagne). Gariel, Javal, Truc préconisent Y éclairage bilatéral , qu’on pourrait adopter en cas de nécessité; encore celui-ci, pour éviter le faux jour, doit -il être « différentiel », avec intensité plus grande de la lumière reçue de gauche. L’éclairage venant uniquement de droite, portant sur le papier l’ombre gênante de la main qui écrit, doit être condamné.
a) Éclairage naturel. — « Il doit être tel qu’un enfant à vue normale, occupant la place la moins favorisée, puisse lire à distance normale et sans efforts des caractères ordinaires, et cette condition sera remplie si chaque pupitre reçoit suffisamment la lumière
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directe du ciel. » « L’éclairage doit être égal dans toutes les parties de la classe, et l’enfant situé à la place la plus éloignée de la fenêtre doit pouvoir apercevoir le ciel dans une étendue verticale de 30 centimètres, comptés à partir du bord supérieur de la fenêtre » (Javal).
Il est bon d’arrêter les rayons directs trop vifs par des stores mobiles, gris ou verts, non rayés, se déroulant de préférence de bas en haut : la lumière la plus favorable est celle qui vient d’un point intermédiaire entre le zénith et l’horizon sous un angle de 35 à 40 degrés. Pour qu’une classe soit suffisamment éclairée, la surface du vitrage en verre clair, non dépoli, doit égaler le quart ou le tiers (Truc) du plancher. Le linteau des fenêtres doit être au ras du plafond, et les trumeaux séparant les fenêtres, aussi réduits que possible, constitués de préférence par de simples piliers. L’appui de la fenêtre sera à une hauteur telle que les rayons lumineux plongent à 45 degrés et frisent l’arête inférieure, de façon à atteindre l’extrémité voisine des tables et à n’en laisser aucune dans l’ombre.
b ) Éclairage artificiel. • — Il est surtout employé, dans les internats, les enfants des écoles primaires quittant la classe le plus souvent à quatre heures. La lumière artificielle doit être « suffisamment intense, pauvre en rayons faux, fixe, égale, diffuse, ne pas produire d’ombre portée, ne pas causer d’éblouissement, ne pas trop échauffer l’air ambiant ni le vicier par des produits de combustion abondants » (Courtois et Dinet).
L 'éclairage électrique , avec lampes renversées à fil incandescent (verres légèrement teintés), est le meilleur. L’électrification des campagnes étant actuellement réalisée, il n’y a plus lieu d’envisager nulle part sauf exceptions rares, l’éclairage au gaz, au pétrole, etc.
Chaque place doit recevoir une lumière suffisante (15 bougies au moins), sans production d’ombres gênantes dans la position de travail. L’idéal serait le foyer individuel avec abat-jour. Par économie, on emploie surtout des foyers collectifs. Quelques-uns ont préconisé l’emploi de la « lumière diffuse » (Boubnoff), éclairage indirect par des sources lumineuses voisines du plafond très blanc, sur lequel un abat-jour opaque renvoie d’abord la lumière (Erismann). Plus souvent, on dispose par un système de suspension une lampe électrique pour six élèves au minimum, chaque foyer se trouvant à 1 mètre environ au-dessus de la tête des élèves. (Voir p. 331).
PROPRETÉ DE VÊCOLE