PROPHYLAXIE DES MALADIES CONTAGIEUSES
tion qu’il n’y ait plus de croûtes ou de squames et que le malade ait pris un bain.
Eviction des frères et sœurs : dix-huit jours après isolement.
Désinfection des livres.
Rougeole. — Malade : dix-huit jours après le début (1er août 1938).
Frères et sœurs : dix-huit jours.
Oreillons. — Malades : vingt et un jours.
Frères et sœurs : pas d’éviction (1er août 1938).
Coqueluche. — Malades : trente jours après la disparition des quintes.
Frères et sœurs : vingt et un jours, après isolement.
Varicelle. — Malades : seize jours après le début.
Frères et sœurs : pas d’éviction (1er août 1938).
Ruréole. — Malades : huit jours (19 février 1931).
Frères et sœurs : pas d’éviction (1er août 1938).
Fièvre typhoïde. - — Malades : vingt-huit jours après la guérison, constatée par un certificat.
Frères et sœurs : réadmis de suite, s’ils présentent un certificat de vaccination, sinon vingt et un. jours, après isolement. Il aurait été utile de préciser la date de la vaccination.
Dysenterie racillaire. — Malades : vingt-huit jours après la guérison constatée par un certificat.
Frères et sœurs : vingt et un jours, après isolement.
Méningite cérérro-spinale épidémiquue. — Malades : quarante jours après la guérison clinique, avec certificat attestant que l’enfant n’a pas de coryza chronique rebelle. Ce délai est abaissé, si deux examens pratiqués à huit jours d’intervalle restent négatifs.
Frères et sœurs : vingt-huit jours après isolement, sauf dans le cas de la présentation d’un certificat attestant que deux ensemencements pratiqués à huit jours d’intervalle sont restés négatifs.
Poliomyélite antérieure aiguë. — Malades : trente jours après le début.
Frères et sœurs : vingt-huit jours après le début et isolement.
Teigne et trachome : à la guérison.
Aux maladies envisagées par le règlement, on doit ajouter :
Vulvo-VAGINITE purulente. — C’est une affection moins rare qu’on ne croit et qui peut se transmettre facilement à l’école, par les cabinets, par les bancs, etc. « Il ne se passe pas de semaine que
HYGIÈNE SCOLAIRE
nous n’en observions plusieurs cas, dit Gâté (1931), et c’est malheureusement souvent qu’il nous a été donné de constater que, dans une même famille ou une collectivité , l’affection peut revêtir un caractère vraiment épidémique. »
Lésions cutanées (impétigo, ecthyma, pemphigus contagieux). Elles peuvent être transmissibles; les enfants qui en sont porteurs doivent être isolés jusqu’à la guérison.
Gale. — Isolement jusqu’à la guérison. Désinfection des vêtements.
Syphilis. — En dehors de la syphilis héréditaire dont les accidents ne sont généralement pas contagieux, on ne rencontre guère cette maladie à l’école. En cas de syphilides contagieuses (chancre, plaques muqueuses) l’élève doit être exclu de l’école jusqu’à disparition du danger.
Tuberculose. - — - La tuberculose est rarement contagieuse chez l’enfant, mais son dépistage à l’école est capital dans la lutte générale contre la tuberculose. C’est par l’école que souvent sont dépistés les foyers de tuberculose, familiaux ou autres (voir chap. lxxi).
Mais des travaux récents ont montré que nombre de primoinfections tuberculeuses, de tuberculoses larvées ou inapparentes ne peuvent être dépistées, par le seul examen clinique. Or, les moyens de dépistage, mis à la disposition du médecin scolaire, sont actuellement insuffisants. On risque donc de méconnaître le début de cette affection, essentiellement curable à l’âge scolaire, lorsqu’elle est bien traitée.
Comme le fait remarquer G. Dreyfus-Sée, l’école serait le lieu de dépistage idéal de la tuberculose, qui permettrait, par la répétition annuelle de la cuti-réaction, de déceler le virage de la cutiréaction à la tuberculine, donc de surveiller l’enfant, lors de la primoinfection.
4° Hygiène des Maîtres. — Les maîtres sont exposés professionnellement à certains risques ou dangers :
Troubles de la santé générale frappant tous les individus à existence trop sédentaire.
Au point de vue des maladies contagieuses , les maîtres sont ordinairement en état d’immunité, ayant eu ces maladies dans leur jeune âge.
Le larynx est exposé à un surmenage qui peut amener des troubles de la phonation et des affections laryngées, plus fréquentes que dans les autres professions.