I. — TRAVAIL MUSCULAIRE
La contraction musculaire, productrice d’énergie, a sa source dans les phénomènes chimiques dont le muscle en activité est le siège.
1° Phénomènes chimiques du travail musculaire. — A l’état de repos, pour les exigences de sa nutrition, le muscle absorbe de l’oxygène, produit de l’acide carbonique, emmagasine de la graisse et du glycogène, échange des matières azotées.
A l’état d’activité, l’équation chimique de la nutrition musculaire se trouve complètement modifiée, consommation plus forte d’oxygène, production plus considérable d’acide carbonique, diminution des éléments de réserve, et plus particulièrement du glycogène. La température du muscle en activité s’élève,
rochatx. — Précis d’hygiène. 13
sa réaction devient acide; on constate la présence d’acide lactique et de diverses substances extractives (xanthine, hypoxanthine, acide urique, etc.), produits de désassimilation. Le muscle transforme en énergie la chaleur qui résulte de ces combustions.
2° Excitation nerveuse. — La contraction du muscle est toujours le résultat d’une excitation d’origine nerveuse, transmise au muscle par l’intermédiaire des nerfs et des parties motrices de l’axe cérébro-spinal.
L’excitation, pour les mouvements volontaires, provient du cerveau. Pour les mouvements automatiques, les impressions du sens musculaire vont directement s’exercer sur les cellules motrices des cornes antérieures de la moelle.