IL — EFFETS DU TRAVAIL MUSCULAIRE
Ils intéressent toutes les fonctions de l’organisme.
1° Nutrition générale. - — Elle est profondément modifiée. Les échanges chimiques répondent, d’une part, à l’usure et à la reconstitution incessante des éléments cellulaires : nutrition organique ; d’autre part, à la consommation des principes dynamogènes nécessaires au travail physiologique que les cellules effectuent : nutrition dynamique.
Le travail musculaire accélère la nutrition organique du muscle et impose à sa nutrition dynamique des besoins plus impérieux auxquels elle doit répondre et qui modifient la nature des échanges nutritifs.
Les hydrates de carbone sont consommés, avec une intensité beaucoup plus grande, représentant la principale source du glycogène musculaire Les tissus graisseux diminuent et disparaissent. Les substances azotées sont consommées en plus grande abondance : désassimilation plus active de l’albumine des tissus. Parmi les produits de désassimilation, certains sont particulièrement toxiques (bases xanthiques, etc.).
Le travail modéré favorise les échanges nutritifs, le travail excessif est au contraire antiphysiologique (Laly et Laulanié).
Ces modifications des échanges nutritifs s’accompagnent d’hyperthermie, causée par les transformations et les combustions intra-musculaires. L’organisme se défend par évaporation pulmonaire et cutanée; cette suractivation des fonctions de la peau contribue à l’élimination des produits toxiques.
Les sujets entraînés acquièrent une aptitude plus grande au travail musculaire et, au bout de quelque temps, une augmentation de poids.