ENGAGEMENT DE LA TÈTE FŒTALE
tions faites avec le doigt pendant le travail ; or rien n’est plus difficile chez une femme enceinte ou en travail que de déterminer, parle simple toucher
digital, quel est au juste le degré d’engagement de la tête — et par conséquent de dire que telle attitude de la tête répond à tel degré d’engagement.
ACCOUCHEMENT
Ce n’est guère qu’à l’aide d’autopsies soigneusement faites ou mieux encore de coupes de femmes congelées qu’on peut arriver à des notions exactes sur ce sujet.
C’est en ayant recours à cette dernière méthode que Pinard et Varnier, utilisant les pièces anatomiques qu’ils ont recueillies, et interprétant les coupes publiées avant eux par Waldeyer, Barbour, Zweifel et Braune, Chiari, Chiara, Sâxinger et Winter, sont arrivés à conclure :
« 1° Qu’il n’y a pas conjonction des axes utérin et pelvien, mais que l’axe du corps de l’utérus, c’est-à-dire de la partie active de l’organe, est toujours plus ou moins incliné en arrière par rapport à l’axe du détroit supérieur;
« 2° Que la tête fœtale, avant son engagement, au moment de sa présentation, soit pendant la grossesse, soit au début du travail, n’est pas synclitique au détroit supérieur, mais, pour employer le langage habituel, inclinée sur son pariétal postérieur ; c’est-à-dire que la suture sagittale se trouve, avant l’engagement, plus rapprochée de la symphyse que du promontoire, et que le pariétal postérieur est déjà dans le bassin alors <pie l’antérieur n’y fait que poindre;
« 5° Que l’engagement se fait par correction progressive de cette inclinaison, c’est-à-dire par descente du pariétal antérieur attardé, et qu’on voit par suite la suture sagittale s’approcher de l’axe du détroit supérieur, mais pour l’atteindre seulement après que rengagement est accompli ;
« 4° Que le synclitisme ainsi produit, considéré soit par rapport ;i l’axe du détroit supérieur, soit par rapport à l'axe des différents plans de l’excavation que la tète traverse, loin d’être constant et durable dans le haut de l’excavation, ne se produit que dans la partie inférieure de celle-ci. I! ne persiste que pendant l’instant nécessaire à la tète pour passer de l’asynclitisme initial (inclinaison sur le pariétal postérieur) à l’asynclitisme inférieur, contraire ou opposé (inclinaison sur la pariétal antérieur) qu’on observe durant la fin de la descente et l’attaque du détroit inférieur, avant la rotation. 11 en résulte que, pendant l’engagement et la descente, c’est la bosse pariétale antérieure, contrairement aux descriptions classiques, qui d’abord seule marche, seule descend. Si, plus tard, la bosse pariétale postérieure évolue quelque peu, c’est encore la descente de la bosse pariétale antérieure qui l’emporte, jusqu’à ce que la tête subisse la réaction périnéale qui va la diriger en avant. »
Ainsi la tête ne descend point suivant l’axe de l’excavation ni même suivant l’axe de la filière pelvi-génitale, mais bien suivant une ligne axile courbe (fig. 194) ayant la forme d’une S.
Le mouvement de descente dépend non seulement de la rapidité avec laquelle s’opère ou se complète la flexion et s’exécutent les différents mou