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APPLICATION DE FORCEPS EN POSITION POSTÉRIEURE DIRECTE

branche droite mise en place, l’opérateur reprend le manche gauche de la main gauche et amène la mortaise de la branche droite au contact du pivot de la branche gauche (fig. 424). Il se conforme, bien entendu, aux règles que nous avons indiquées, c’est-à-dire qu’il ne cherche à articuler que lorsque les deux branches sont bien parallèles et également introduites.

Le pivot engagé dans la mortaise, on serre à fond la vis de préhension en s’assurant dès le début que l’on tourne la vis dans le bon sens.

Le forceps est articulé : si c’est un forceps Tarnier, il faut appliquer l’appareil de traction. Pour cela, on rend libres les tiges de traction et on articule le tracteur (voyez page 1118).

5° Temps. Extraction du fœtus. — Le manche du tracteur étant saisi à pleine main par son milieu, l’opérateur exerce des tractions de telle manière que les tiges de traction soient distantes d’un travers de doigt de la face inférieure du forceps.

Dans la plupart des cas, le forceps aiguille d’une manière suffisante et l’opérateur n’a qu’à se laisser guider par les manches de l’instrument : ils s’abaissent d’abord légèrement par suite de la flexion qui se complète (fig. 428), puis au fur et à mesure que la tète vient dilater le bassin mou, ils se relèvent peu à peu (fig. 429) en décrivant un grand cercle de bas en haut, de telle sorte que lorsque les bosses frontales se dégagent à la commissure postérieure, les manches sont dans une situation verticale (fig. 430) ou même dépassent la verticale, et viennent presque au contact avec la paroi abdominale de la femme.

Lorsque les parties molles n’ont pas une résistance suffisante pour faire aiguiller le forceps, l’opérateur, tout en tirant, doit suivre avec l’in dex de la main gauche la situation de la fontanelle postérieure et varier, suivant qu’il est nécessaire, le sens des tractions : ces dernières doivent toujours être faites avec une extrême lenteur, de manière à ne point déchirer les parties molles.

Une bonne précaution consiste, lorsque les parties molles commencent à être distendues, à appuyer avec le pouce sur la partie de la tête fœtale qui se trouve un peu en avant de la commissure postérieure.

APPLICATION DE FORCEPS EN POSITION POSTÉRIEURE DIRECTE (OCCIPITO-SACRÉE)

Dans les cas rares où la rotation de l’occiput s’est faite en arrière et où une application de forceps est indiquée, quel est le manuel opératoire?

Il diffère peu, pour l’application des cuillers et l’orientation à donner aux manches, de celui que nous avons décrit pour l’application dans la

OPÉRATIONS OBSTÉTRICALES.

variété antérieure directe ou occipito-pubienne. Le méridien sagittal est toujours dans le plan diamétral antéro-postérieur, le méridien latéral est donc dans le plan diamétral transverse (ffg. 451) ; toutefois il faut se rappeler que lorsque le forceps est appliqué sur la tète ainsi orientée (face en avant), le bord concave des cuillers regarde la face et non l’occiput; la prise n’est donc pas tout à fait régulière par rapport à la tête fœtale, et l’instrument ainsi appliqué a besoin d’être manié avec prudence.

1er Temps. Introduction de la main et recherche de l’oreille. — Le forceps doit être appliqué d’une manière régulière par rapport au bassin,

Fig. 451. — Forceps appliqué sur le sommet en position postérieure directe (occipito-sacrée).

La suture sagittale SS' répond au diamètre antéro-postérieur ; la fontanelle antérieure est en avant. Les deux cuillers G et D sont appliquées aux deux extrémités du diamètre transverse leur bord convexe dirigé vers l'occiput qui se trouve en arrière.

chaque branche placée à l’une des extrémités du diamètre transverse : il faut donc commencer par la branche gauche.

C’est par conséquent la main droite qui est introduite la première, dans la partie gauche du bassin : cette main va h la recherche de l’oreille qui se trouve ici très en arrière par suite de l’orientation même de l’occiput en arrière.

2' Temps. Introduction et placement de la cuiller gauche. — La branche gauche, tenue de la main gauche, est dirigée de manière que la cuiller glisse sur la face palmaire de la main droite : cette introduction est habituellement facile, la grosse extrémité de l’ovoïde fœtal étant dirigée en arrière.

Le placement de la cuiller se fait comme dans l’occipito-pubienne, avec cette différence que la cuiller se trouve dirigée plus en arrière et que, par conséquent, le manche se trouve reporté un peu plus en avant.

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