APPLICATION DE FORCEPS EN POSITION POSTÉRIEURE DIRECTE
3e Temps. Introduction et placement de la branche droite. — La main gauche est introduite doucement dans la partie droite du bassin, dirigée un peu en arrière.
La branche droite est tenue de la main droite, la cuiller est introduite sur la main gauche et mise en place symétriquement par rapport à la
Fig. 432. — Dégagement de la tête à l’aide du forceps Tarnier dans les cas où l’instrument a été appliqué sur le sommet en position postérieure directe.
L'occiput a été ramené sous la symphyse; le forceps est mal appliqué par rapport à la tête fœtale et par rapport aux parties maternelles . Le tracteur se trouve au-dessus du forceps.
cuiller gauche dont le manche a été solidement maintenu par un aide.
4e Temps. Articulation des branches du forceps et du tracteur. — Ce temps ne diffère absolument en rien de la même manœuvre exécutée dans les cas où la rotation de l’occiput s’est faite en avant (voyez page 1140).
5e Temps. Extraction du fœtus. — Elle peut être faite de deux manières différentes.
OPÉRATIONS OBSTÉTRICALES.
A. En ramenant l’occiput au-dessous de la symphyse pubienne, c’est-àdire en transformant la postérieure directe (oocipito-sacrée) en antérieure directe (occipito-pubienne).
B. En dégageant l'occiput en arrière suivant le mécanisme que nous avons décrit pour le dégagement spontané de la tête ainsi orientée (voyez page 591).
A. Dégagement en occipito-pubienne. — Il s’agit, tout d’abord, de savoir dans quelle moitié du bassin on fera évoluer la région occipitale : la chose est facile lorsqu’on a suivi la femme depuis le début du travail, lorsqu’on sait que la tête était primitivement orientée en position gauche ou droite, variété postérieure. Dans le premier cas, c’est dans la partie latérale gauche du bassin qu’il faut faire évoluer l’occiput; dans le second cas, c’est dans la partie droite que s’exécute ce mouvement.
Lorsqu’on est appelé à intervenir sans que le diagnostic de la position primitive ait été fait, c’est par tâtonnement, en cherchant de quel côté se fait le plus facilement ce grand mouvement de rotation, qu’on tranche la difficulté. On peut cependant être guidé par l’orientation du dos qui ne suit pas toujours l’évolution de la tête en arrière.
Pour exécuter le mouvement de rotation avec le Levret, on saisit le forceps à pleine main au niveau de son articulation et, de l’autre main, on serre les manches près des crochets, puis on cherche à imprimer à l’extrémité des manches un grand mouvement de circurnduction en se rappelant que plus ce mouvement est accusé, moins les cuillers produisent de lésions des parties molles (voyez page 1154).
Les manches du forceps décrivent une grande demi-circonférence : lorsque l’occiput tourne dans la partie droite du bassin, c’est-à-dire d’arrière en avant et de gauche à droite, les manches décrivent une circonférence dont la flèche est dirigée de bas en haut et de gauche à droite. Inversement, lorsque l’occiput tourne à gauche, la flèche est dirigée de droite à gauche.
Lorsque ce grand mouvement de rotation est accompli, le bord concave des cuillers est dirigé en arrière : le forceps est à l’envers par rapport au bassin (fig. 452). Deux conduites peuvent être alors tenues :
1° On peut dégager la tête, le forceps restant ainsi doublement mal appliqué par rapport à la tète fœtale et par rapport au bassin. On abaisse d abord légèrement l’extrémité des manches de manière à compléter la flexion, puis on fait décrire à l’extrémité des manches un arc de cercle dirigé de bas en haut. Mais il faut se rappeler qu’à ce moment, l’extrémité des cuillers peut presser plus ou moins fortement sur la paroi vaginale postérieure et la léser.