‹ Précis d'obstétrique (volume 2)Chapitre 42 sur 317 · LIGAMENTS LARGES · texte numérisé non relu

LIGAMENTS LARGES

et qui est recouvert sur sa face profonde de fibres musculaires qui vont se continuer avec les fibres superficielles du vagin et de l’utérus.

La disposition du tissu cellulaire, dans les ligaments larges, est la suivante : dans l’aileron supérieur existe, au-dessous de la trompe, une mince couche cellulaire qui renferme les vaisseaux; au niveau de la bifurcation de l’aileron supérieur et de l’aileron postérieur se trouve une couche cellulaire qui remonte dans chaque aileron. Mais c’est surtout au niveau de la base du ligament large que se trouve un espace cellulaire

Fig. 21. — Coupe antéro-postérieure du bassin, faite en dehors du plan médian du corps pour montrer les ailerons du ligament large. La partie antérieure du ligament descend moins bas que la partie postérieure.

étendu qui pousse des prolongements en différents sens; cet espace est limité en haut par l’aileron supérieur, en bas par l’aponévrose périnéale, en dedans par le corps de l’utérus; au niveau du col, en effet, il y a « une atmosphère celluleuse communiquant d’un côté à l’autre ; de là les prolongements antérieurs et postérieurs des phlegmons qui prennent le col en croissant » (Charpy).

Vaisseaux et nerfs. — Ce sont ceux qui se rendent à l’utérus et aux organes contenus dans le ligament large.

Organes embryonnaires. — Les ligaments renferment aussi des organes rudimentaires, vestiges de la vie fœtale : ce sont le corps de Rosenmüller , le canal de Gartner et Yhydatide de Morgagni.

A. Le corps de Rosenmüller est une partie du corps de Wolff atrophié; il est surtout visible par transparence chez le nouveau-né, mais cependant persiste toute la vie (fîg. 22). Il est situé dans l’aileron moyen du ligament large, entre l’ovaire et la trompe; il a une hauteur de 15 à 18 milli

CONSIDÉRATIONS SUR L’APPAREIL GÉNITAL DE LA FEMME

mètres chez le fœtus nouveau-né à terme ; il a la forme d’un triangle, dont la base est parallèle à la trompe et dont la pointe semble se perdre vers l’extrémité externe de l’ovaire. Il se compose de 15 à 20 canalicules fins, terminés en culs-de-sac arrondis qui montent en replis ftexueux pour s’aboucher sur un canal commun dirigé transversalement, et parallèle h la trompe.

Les parois des tubes de Rosenmüller sont constituées par une enveloppe fibreuse, tapissée par un épithélium à cils vibratiles; le canal collecteur présente le même épithélium et contient un liquide transparent.

B. Chez l’embryon le canal collecteur de Rosenmüller se prolonge en dedans; ce canal persiste chez certains animaux. Ainsi, d’après Gartner, chez la vache, la truie, il existe de longs conduits, contenant du liquide,

Fig. 22. — Utérus et ses annexes vus par la face postérieure.

U, Utérus. Luo , Ligament utéro-ovarien. Lto , Ligament tuba-ovarien. O, Ovaire. CR , Vestiges du corps de Rosenmüller. T, Trompe.

logés dans les parties latérales de l’utérus et du vagin ; ils s’ouvrent en bas à la vulve par un orifice voisin du méat urinaire. Chez la femme, ces conduits disparaissent complètement, ou du moins on en retrouve seule ment des vestiges chez un tiers des sujets adultes, sous forme de canal ou simplement de cordon musculaire (conduit de Gartner).

C. Vhyclatide de Morgagni ou vésicule est pédiculée , attachée au bord libre du méso-salpinx et pend dans la cavité péritonéale. Son pédicule est plein et d’une longueur variant de quelques millimètres à plusieurs centimètres.

La vésicule contient un liquide transparent; sa paroi est tapissée d’un épithélium cylindrique. Cette hydatide a été considérée, soit comme l’extrémité du canal de Müller, soit comme un reste du rein primitif.

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