INJECTEUR
caoutchouc lorsqu’on reste pendant quelque temps sans s’en servir. Les modèles en sont nombreux ; nous n’en signalerons que trois :
1° L’un, appelé vide-bouteilles (fig. 116), peut s’adapter à une bouteille en verre bien rincée et nettoyée à l’avance. C’est un tube d’écoulement en caoutchouc dont une extrémité est disposée de manière à s’adapter presque hermétiquement sur le goulot d’une bouteille qui devient le réservoir de l’appareil. A son autre extrémité s’adapte la canule vaginale. Le vide-bouteilles peut ctre tenu à la main ou fixé grâce à un système de suspension indépendant. Il fonctionne automatiquement; la force de propulsion du liquide est, réglée et constante pendant la durée de l’injection. Cet appareil est portatif : enveloppé dans une boîte composée de deux couvercles en métal qui s’adaptent, il peut être mis en poche. — Budin a perfectionné cet appareil en mettant dans le bouchon qui se fixe à la bouteille deux tubes parallèles, l’un pour le passage de l’air qui pénètre dans la bouteille, l’autre pour l’écoulement de l’eau.
2° Un autre appareil consiste dans un long tube de caoutchouc formant siphon : à l’une des extrémités se trouve un plomb perforé qui sert à le maintenir dans un récipient quelconque (cuvette, pot à eau, carafe à large ouverture); sur ce tube se trouve un U en caoutchouc durci, mobile, et qui s’accroche au bord du récipient choisi: l’inconvé-
nient de cet appareil, c’est qu’il a besoin d’être amorcé et que d’autre part il ne peut s’adapter qu’à des vases à large tubulure.
Il est un appareil qui remédie à l’un de ces inconvénients : c’est un
tube de caoutchouc assez résistant; un
Fig. 117. — Appareil en caoutchouc pour les injections.
A droite de la figure sont dessinés différents modèles de canule; celle du milieu, qui est droite et en verre, doit être employée de préférence à la condition quelle ait trois ou quatre trous latéraux et qu’elle n’ait pas de trou terminal.