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INJECTEUR

renflement en forme de poire qui se trouve en son milieu permet de l’amorcer facilement.

3° Un autre appareil assez pratique (fig. 117) consiste en une poche de caoutchouc d’une contenance de 2 litres ; l’une des extrémités, arrondie, munie d’un cercle rigide, sert à introduire le liquide et peut être fixée à un clou à l’aide d’une ficelle; par l’autre extrémité le liquide s’écoule à l’aide d’un long tube de caoutchouc, à l’extrémité duquel on adapte une des canules qui se trouvent représentées à droite de la figure 117.

Tube de conduite de ï injecteur . — Quel que soit l’injecteur employé, quel que soit le récipient qui contient le liquide antiseptique, le tube qui sert à conduire le liquide à la canule est presque toujours en caoutchouc.

Il est nécessaire que le calibre en soit proportionné à ceux de la tubulure et de la canule, qu’il soit suffisamment résistant pour ne pas se laisser couder ; il importe surtout qu’il s’adapte très exactement par ses extrémités d’un côté à l’injecteur et de l’autre à la canule; sans quoi des bulles d’air entrent au niveau des ajutages, se mêlent au liquide de l’injection et pénètrent dans les organes génitaux.

Pour que ce tube de caoutchouc soit réellement propre et aseptique, il faut qu’il trempe en permanence dans un liquide antiseptique.

Nombre de ces tuyaux sont munis de robinets qui servent à graduer l’écoulement du liquide ; leur présence est plus incommode qu’avantageuse.

Canules vaginales . — Presque tous les accoucheurs ont actuellement abandonné l’usage des canules vaginales en caoutchouc durci, en gomme, ou même en métal, pour ne se servir que de canules en verre. Les canules en caoutchouc, si elles se stérilisent facilement, ont l’inconvénient de se ramollir lorsqu’elles restent en permanence dans un liquide.

Les canules en verre sont propres, se nettoient facilement, et coûtent bon

Fig. 118. — Canule vaginale située dans l’axe d’un spéculum grillagé.

marché; si elles ne sont pas trop grosses, elles ne se cassent point dans le vagin, à moins d’être déjà fêlées. De plus, elles permettent de voir les bulles d’air qui peuvent se mêler au liquide de l’injection.

Une bonne canule en verre doit être droite (ainsi que l’axe du vagin), renflée à ses deux extrémités, surtout au niveau de celle qui pénètre dans le vagin; cette extrémité présente plusieurs orifices, l’un à la partie terminale, les autres disséminés sur la partie renflée. Lorsque le vagin est le siège

SONDES INTRA-UTÉRINES

d’une inflammation assez intense, il est utile d’employer une canule (fig. 118) entourée d’une sorte de spéculum qui maintient écartées les parois du vagin et permet de les irriguer largement.

Si, au lieu d’irriguer le vagin, on se propose de projeter du liquide sur les parties génitales externes, on emploie une canule perforée d’un seul trou à son extrémité.

Sondes intra-utérines. — Elles sont nombreuses : ce qui fait pressentir qu’aucune d’elles n’est parfaite.

Les sondes en caoutchouc durci, en celluloïd, doivent être abandonnées parce qu’elles ne peuvent subir une désinfection suffisante; on n’a plus guère recours qu’aux sondes en métal ou en verre; les premières sont faciles à désinfecter par le passage h l’étuve ou le flambage à l’alcool, les secondes par l’immersion dans une solution acidulée. L’avantage des sondes en verre est leur transparence, qui permet d’apprécier leur état de propreté. Lue sonde assez usitée est celle de Tarnier : c’est une sonde en verre plate, ayant une longueur de 20 à 50 centimètres, une largeur de 12 à 15 millimètres et une épaisseur de 6 à 8 millimètres; l’extrémité en est recourbée sur une longueur de 5 centimètres; la courbure ne doit pas être trop accusée. La plus commode est celle dans laquelle la pointe de l’instrument n’est relevée que de 2 centimètres. Bien que le verre de ces sondes soit très résistant, elles sont d’un usage peu pratique parce qu'elles peuvent se casser. Tout au plus peut-on s’en servir dans les Maternités où on les remplace facilement.

Pinard a fait construire une sonde en argent (fig. 119) qui ne diffère

guère de celle de Tarnier que parce qu’elle est à double courbure (courbure utérine et courbure périnéale). Elle est pourvue à son extrémité utérine de quatre ouvertures : une antérieure, une postérieure et deux latérales; elle est facile à introduire et à maintenir en place. Cette sonde présente près du talon deux anses latérales qui permettent de la fixer lorsqu’on s’en sert pour faire de l’irrigation continue.

Lepage a fait couper par son milieu la sonde en métal de Pinard de

manière que les deux extrémités coupées puissent s’aboucher l’une dans l’autre; la sonde, ainsi coupée en deux, peut être mise dans une boite de

SONDES INTRA-UTÉRINES

19 centimètres de longueur; elle est ainsi facile à transporter, même après avoir été stérilisée (fig. 120).

Ces sondes ont l’inconvénient de ne pouvoir être lavées, écouvillonnées dans leur intérieur; aussi a-t-on cherché à construire des sondes intra-utérines qui se démontent et peuvent être séparées en deux valves distinctes. Pajot et d’autres accoucheurs ont construit des sondes sur ce modèle : elles sont d’un mécanisme un peu compliqué et ne fonctionnent pas toujours bien.

D’ailleurs, si l’on a le soin, après chaque injection, de faire passer un courant antiseptique dans le conduit d’une sonde intra-utérine ordinaire, puis de la flamber, ou mieux encore de la faire passer à l’étuve, si elle est en métal, on est sûr que la sonde est ainsi rendue aseptique.

Une autre préoccupation, celle d’assurer le retour facile du liquide introduit dans la cavité utérine, a été le point de départ de la fabrication des sondes à double courant : le canal de ces sondes est généralement divisé en deux par une cloison longitudinale. Le liquide est amené dans F utérus par l’un des canaux, et, après avoir pénétré par une fente longitudinale, est ramené par le second canal. Telles sont les sondes d’Avrard, de Militano

(fig. 121), de Bozeman, etc., mais elles ont l’inconvénient de ne pas toujours permettre le retour des liquides lorsque l’orifice de pénétration vient à s’obstruer.

Il en est d’autres qui répondent au même but, celui d’assurer le retour du liquide, et qui ne sont pas à proprement parler des sondes à double courant, puisqu’elles ne renferment pas de conduit distinct pour le retour du liquide.

Ainsi, la sonde de Pajot se compose d’une gouttière, dont la coupe a la

Fig. 122. — Sonde intra-utérine de Budin.

forme d’un demi-anneau : elle loge un canal cylindrique qui sert de conduite à l’eau de F injection et se termine dans une tête mobile percée de trous et qui, au moyen de vis, fixe le tube à la gouttière. Le courant de retour se fait entre le canal central et la gouttière de cette sonde.

Budin a imaginé une sonde (fig. 122) qui ressemble à une sonde arrondie dont on aurait refoulé une partie de la paroi vers la cavité centrale; une

SONDES INTRA-UTÉRINES

coupe perpendiculaire à la surface ne donne pas la figure d'un cercle, mais celle d’un fer à cheval (d’où le nom de sonde en fer à cheval) (fig. 125). Le liquide, après avoir pénétré dans l’utérus, peut sortir de la cavité de cet

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Fig. 123. — Coupe de sondes intra-utérines de Budin de différents calibres.

organe en suivant la dépression profonde qui existe le long de la sonde et qui est formée par la courbure la plus petite du fer à cheval.

L’orifice interne peut s’appliquer sur la sonde au moment de la contraction utérine : il reste toujours au niveau de l’anneau musculaire qui étreint l’instrument une ouverture pour l’écoulement du liquide. Tarnier, tout en trouvant cet instrument ingénieux, se demande « si la muqueuse du col de l’utérus ne bouche pas le canal de sortie et n’empêche pas le retour du liquide » ; il lui reproche en outre de ne pouvoir être facilement rendue aseptique, et préfère les sondes de verre, construites sur le même modèle, dont se sert Champetier de ltibes.

Cette sonde, comme celles de Hubert (de Louvain), de Collin, de Cordes, a une forme invariable; il est d’autres sondes qui sont dilatatrices , c’est-àdire qui permettent d’agrandir l’espace servant au retour du liquide. Ainsi, la sonde de Doléris (fig. 124) se compose d’un tube unique en métal.

recourbé à la façon d’une pince ; les branches de la pince sont formées de deux conduits demi-cylindriques qui peuvent être mis au contact par leur face interne; à leur extrémité libre se trouvent les orifices de sortie; ces deux conduits communiquent entre eux au niveau de leur coudure, à la surface convexe de laquelle se trouve un téton creux qui s’adapte au conduit de caoutchouc. La sonde est introduite fermée, c’est-à-dire les deux branches étant juxtaposées ; un mécanisme très simple, placé près de l’extrémité exté-

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