PRÉSENTATION DU SOMMET
La présentation du ; sommet est celle dans laquelle le fœtus se présente par Y extrémité céphalique fléchie (fîg. 168).
Fréquence. — La présentation du sommet est la plus fréquente de toutes : on l’observe 91 ou 95 fois sur 100 accouchements à terme.
Ce sont là des chiffres classiques, mais qui sont au-dessous de la vérité, si Ton ne comprend dans cette statistique que les accouchements à terme ou près du terme chez des femmes ayant le hassin normal et accouchant d’enfants viables et pesant plus de 2000 grammes.
D’après les chiffres recueillis à la clinique Baudelocque de l’année 1891 à l’année 1900, Pinard et Lepage trouvent que :
1° Sur 7891 primipares observées dans ces conditions il existait :
7 622 Présentations du sommet, soit 96,5 pour 100.
7 — de l’épaule, — 0,08 —
247 — du siège, — ...... 3,13 —
15 — de la face, — 0,19 —
2° De même sur 10 495 multipares, ces auteurs ont noté :
10 182 Présentations du sommet, soit
48 — de l’épaule, —
231 — du siège, —
34 — de la face, —
La proportion de présentations du sommet est en réalité un peu plus élevée, si l’on n’envisage que les femmes arrivées au terme de la grossesse, de telle sorte que, d’après nous, la proportion de présentations du sommet est au moins de 98 pour 100.
Une statistique plus délicate à établir est celle de la fréquence des positions et des variétés de positions de la présentation du sommet. Tout d’abord il ne faudrait point baser cette statistique sur les faits observés pendant le travail, puisqu’un certain nombre de positions postérieures deviennent, par suite du mouvement de rotation, des positions transversales, puis antérieures. C’est ainsi que pendant longtemps on a cru à la fréquence des positions droites, variété antérieure (OIDA), alors qu’en réalité elles sont très rares, et que si on les observe souvent au cours du travail, c’est qu’elles représentent le plus souvent des 01DP en voie de rotation (Pinard).
D’autre part, les statistiques, basées sur les observations prises à la fin de la grossesse, prêtent à discussion, parce que le diagnostic de ces positions n’a qu’une valeur proportionnée au savoir de l’accoucheur; le contrôle des
97,01 pour 100.
diagnostics de position posés pendant la grossesse ne peut être fait d’une manière rigoureuse, puisque, en cas de différence, on peut toujours invoquer une mutation de position au cours du travail.
Donnons cependant les chiffres de deux statistiques classiques, celle de P. Dubois, faite sur des cas observés pendant le travail, celle de Pinard, sur 500 femmes observées dans le dernier mois de la grossesse, et qui donnent toutes deux la proportion pour 100 des différentes positions. Nous y ajouterons les chiffres des statistiques de Bataillard faites à Lariboisière, et de Herrgott et Yallois faites à la Maternité de Nancy.