MÉTHODE DES TR ACTIONS RYTHMÉES DE LA LANGUE
Les résultats obtenus à l’aide de cette méthode dans le traitement de la mort apparente des nouveau-nés, ont été publiés par Laborde soit à l’Académie de médecine, soit dans la Tribune médicale : il faut bien reconnaître que nombre des observations rapportées sont fort incomplètes et que, dans bien des cas, « tout autre moyen que les tractions de la langue aurait rapidement ranimé les enfants; en un mot, qu’il ne s’agissait pas toujours de cas bien graves » (Tarnier). Tout en montrant que souvent les tractions rythmées peuvent ramener à la vie des enfants nés en état de mort apparente, ces observations ne prouvent nullement que les tractions rythmées donnent des résultats supérieurs à l’insufflation avec le tube de Ribemont- Dessaignes. Aussi, à la suite de la communication de Laborde, plusieurs accoucheurs, Tarnier, Guéniot, Pinard, ont reconnu que la méthode de Laborde pouvait rendre de grands services dans la pratique; mais ils firent tous des réserves au point de vue de la supériorité de cette méthode sur 1 ’ insuffla t ion instrum entai e .
Pinard a rapporté à l’Académie de médecine (15 janvier 1895) les observations de 50 cas de mort apparente des nouveau-nés; dans 6 cas on a eu recours, aux tractions rythmées de la langue. De ces observations Pinard conclut qu’il est indispensable de continuer à se servir du tube laryngien : 1° pour désobstruer les voies respiratoires, chose capitale et primordiale , et souvent employer la bouche pour pratiquer l’aspiration, la poire étant insuffisante ; 2° pour faire pénétrer méthodiquement de l’air dans les poumons. Que dans quelques cas les tractions de la langue donnent de bons résultats et même de meilleurs que Tinsufflation, je ne le nie pas, n’ayant pas la prétention de tout savoir. C’est ce qu’il reste à étudier et à déterminer, et je souhaite que M. Laborde nous l’apprenne.
Ainsi, dans la pluralité des cas de mort apparente des nouveau-nés, il est nécessaire de recourir soit à l’insufflation, soit aux tractions rythmées; entre ces deux méthodes il faut choisir la première, car elle réussit quelquefois, alors que la seconde a échoué. Ce n’est que lorsqu’on n’a pas sous la main Pinsufflateur de Ribemont-Dessaignes ou lorsqu’on ne sait pas s’en servir, qu’on peut avoir recours aux tractions rythmées.
Ces tractions peuvent être faites avec les doigts recouverts d’un linge fin :
ration, après une série de hoquets bruyants, d’abord passifs, c’est-à-dire répondant uniquement à la provocation, et devenant bientôt spontanés.
« Pour saisir et bien tenir la langue, qui glisse, on le sait, avec grande facilité, dans les conditions accidentelles, imprévues et extemporanées dont il s’agit ici, la préhension avec la main est la seule ressource : le moyen le meilleur et le plus sûr de la réaliser, c’est, en même temps que Ton s’est armé d’une cuiller (si l’on en a une à sa disposition) pour maintenir l’ouverture de la bouche et appuyer sur la base linguale, c’est, dis-je, d’entourer ses doigts d’un mouchoir, afin d’éviter, autant que possible, le glissement et l’échappement de la langue, qu’il ne faut pas craindre de tenir avec force et sur laquelle il faut tirer hardiment.
« Tel est le procédé, d’origine expérimentale, nous tenons à le répéter, qui nous a si merveilleusement réussi — que nous n’avons trouvé signalé nulle part — et que, pour ce double motif, et dans un intérêt pratique sur lequel il n’est pas besoin d’insister, nous avons cru devoir recommander à l’attention de nos confrères, sans préjudice bien entendu des autres moyens rationnels adjuvants et usuels en pareille occurrence.
« En tout cas — et c’est là ma conclusion dernière — il ne faut jamais désespérer en de telles circonstances, si probable que la mort paraisse. »
SOINS A DONNER AU NOUVEAU-NÉ
c’est ce procédé que préfèrent Tanner, Pinard, etc. Quelques opérateurs se sont cependant servis de pince à pansement ou de pince à forcipressurc. Laborde fait remarquer qu’il n’est pas facile, avec ces instruments, « de calculer le degré de pression nécessité par le maintien et les tractions de la langue, laquelle, chez le nouveau-né, peut être facilement meurtrie et
endommagée ». Budin a modifié la pince ordinaire en élargissant la
surface de préhension.
Laborde (Académie de médecine , 4 déc. 1894) a combiné « le système à ressort de la pince à artère ou à forcipressure, avec une surface
de préhension appropriée ; de plus, l’adjonction à l’extrémité opposée de la pince d’un crochet à ailettes recourbées, s’adaptant exactement aux doigts et au pouce en opposition, permet, le plus aisément du monde, la manœuvre des tractions ; rien n’est plus facile que de placer la pince et de saisir la langue ; il suffit de peser sur les branches du ressort et de le lâcher
ensuite (fig. 297).
« La force de ce ressort est calculée pour l’enfant, de façon à n’exercer sur l’organe que la pression qui est juste nécessaire et qui ne peut avoir, nous nous en sommes assuré, aucun résultat fâcheux' Q). »
SOINS A DONNER AU NOUVEAU NÉ
La dénomination de nouveau-né s’applique à Y enfant depuis sa : naissance jusqu au vingtième jour (Depaul); elle caractérise, dit Marfan, « une période très spéciale au point de vue physiologique et clinique. C’est d’abord la période pendant laquelle on observe la formation de l’ombilic, rétablissement définitif de la circulation de la veine porte, l’involution des canaux sanguins du fœtus désormais inutiles. C’est ensuite la période pendant laquelle, à cause du court espace de temps qui s’est écoulé depuis l’accouchement, l’enfant peut présenter une série d’affections particulières ayant pour origine un des actes de la parturition et que, pour ce motif, j’ai proposé d’appeler maladies obstétricales du nouveau-né : telles sont, par exemple, l’asphyxie du nouveau-né, les infections du cordon, l’ophtalmie purulente, le céphalhématome, les paralysies obstétricales, etc. » (*)
(*) Knapp ( Centralbl . fïtr Gynæk., 1896. n° 25) a expérimenté avec succès (10 fois sur 11) la méthode de Laborde : il lui reconnaît des avantages sur le procédé de Schultze, en particulier chez les enfants prématurés; en outre, les tractions rythmées de la langue peuvent être faites sur les enfants alors que ceux-ci sont placés dans un bain chaud. Knapp a constaté à la suite des tractions rythmées un gonflement passager de la langue qui présentait au niveau de sa pointe de légères suffusions sanguines.
SOINS A DONNER AU NOUVEAU-NÉ
Nettoyage du nouveau-né. — Lorsque le cordon est sectionné, il faut nettoyer l’enfant, dont le corps est plus ou moins recouvert d’enduit sébacé, surtout au niveau des plis de flexion; pour cela, on peut faire des lotions savonneuses sur tout le corps, ou mieux frictionner toutes les parties du corps avec un linge enduit d’un corps gras (vaseline, huile d’amandes douces), au besoin d’un jaune d’œuf délayé dans l’huile.
L’enfant suffisamment nettoyé, on le plonge dans un bain qui a été préparé à l’avance, à une température de 37 à 38 degrés, dans un bain de pieds, ou mieux dans une baignoire d’enfant ; on le maintient avec une main placée sous la tête. Avec la main restée libre, on le savonne modérément et ou le frotte avec du coton hydrophile ; il faut veiller avec soin à ce que les yeux de l’enfant, qui ont été déjà nettoyés et désinfectés, ne soient pas en contact avec l’eau du bain.
Au bout de deux ou trois minutes, on retire l’enfant du bain, on l’enveloppe dans une serviette-éponge, qui a été préalablement chauffée; on l’essuie soigneusement. Lorsque tout le corps est bien sec, on le saupoudre avec de la poudre d’amidon ou de lycopode, notamment au niveau des aisselles, des plis de l’aine, de la région interfessière.
Il faut à ce moment examiner complètement le nouveau-né, afin de voir s’il n’a pas de malformations du côté des membres (pieds bots, orteils ou doigts supplémentaires), lui introduire un doigt dans la bouche et rechercher s’il n’a pas de malformation de la voûte palatine ou du voile du palais qui empêcherait les mouvements de succion ; enfin explorer avec soin les organes génitaux externes, et s’assurer qu’il n’y a pas cl 'imperforation du rectum. Si c’est seulement au bout de quelques heures que la garde ou quelque personne de la famille s’aperçoit d’une malformation, on reproche à l’accoucheur ce défaut d’examen ; dans certains cas (l’imperforation du rectum par exemple), le reproche est quelque peu fondé, puisqu’un diagnostic fait immédiatement après la naissance permet d’intervenir de suite avec plus de chances de succès.
Si la ligature du cordon a été faite d’emblée, on recherche attentivement s’il n’y a pas de suintement sanguin, auquel cas on fait une nouvelle ligature avec le plus grand soin. Quelques accoucheurs ont l’habitude de ne faire la ligature définitive qu’à ce moment.
Pansement du cordon. — Il faut pratiquer le pansement du cordon : la manière la plus simple, la plus favorable à la dessiccation du cordon et à sa chute rapide, est de l’envelopper dans un peu d’ouate stérilisée et de le maintenir au besoin à l’aide d’une petite bande de flanelle non serrée. L’usage de cette bande est très discutable : si elle n’est pas serrée, elle est inutile et mieux vaut simplement retenir le cordon un peu relevé avec les langes; si elle est trop serrée (on n’a malheureusement que trop de tendance, dans les familles, à exagérer cette striction par suite d’idées fausses sur la pathogénie de la hernie ombilicale), elle comprime le foie, les viscères abdominaux et gêne le fonctionnement du tube digestif et le jeu du diaphragme. Dans certains cas même, cette striction faite par une bande haute de 8 à 10 centimètres est suffisante pour provoquer, par gêne de la respira-
SOINS A DONNER AU NOUVEAU-NE
tion, une hémorragie ombilicale ou même pour produire de l’œdème des membres inférieurs.
Habillement. — Lorsque le cordon est ainsi pansé, c’est-à-dire le plus simplement possible, on procède à l’ habillement du nouveau-né : il diffère quelque peu suivant les pays, suivant la température et même suivant la situation sociale des parents de l’enfant.
Deux modes d’habillement se partagent actuellement la faveur des mamans : le maillot et l’habillement anglais.
Maillot. — On a eu soin de préparer à l’avance une chemisette de toile ou de batiste, dont on a passé les manches dans une brassière de tricot ou de flanelle; on fait pénétrer successivement chaque membre supérieur de l’enfant dans la marche correspondante ; cette petite manœuvre demande un peu d’habitude. On la facilite en enveloppant la main de l’enfant d’un cornet de papier et en l’engageant jusqu’à ce que ce cornet arrive à l’extrémité de la manche ; on dégage alors facilement la main.
Une méthode plus simple consiste à introduire le pouce, l’index et le médius dans la manche, que I on dilate ainsi suffisamment jusqu’à ce que l’extrémité de ces doigts arrive au niveau de l’ouverture axillaire de la manche : on saisit alors le poignet du fœtus et on l’attire au dehors. Une seconde brassière, plus large, en piqué, est ensuite passée assez facilement. L’enfant est alors couché sur le ventre; on rapproche en arrière et on croise Lun sur l’autre les bords de la chemise, de la brassière, et on attache les cordons (pii servent à fixer la seconde brassière. Le dos est ainsi recouvert; ces vêtements ne doivent pas dépasser l’ombilic.
L’enfant est ensuite remis sur le dos, de telle sorte qu’il repose sur le maillot proprement dit, c’est-à-dire sur la couche et les langes superposés, une couche de toile fine, un lange de laine, un lange de coton ou de piqué; avec la couche on enveloppe l’abdomen, puis séparément chacun des membres inférieurs de l’enfant. On replie ensuite les langes autour du tronc et des membres. Lorsque l’enfant est ainsi enveloppé, les langes dépassent les pieds d’une assez grande longueur; on les replie en haut et on les attache en arrière.
Il faut avoir soin que ce maillot ne soit pas trop serré à la base du thorax, afin de ne pas gêner les mouvements respiratoires ; il ne doit pas non plus remonter trop haut sous les aisselles, parce que le bourrelet formé par le bord libre des langes peut comprimer les vaisseaux axillaires, lorsque l’enfant tient les bras rapprochés du tronc : d’où œdème des mains.
Tel est le maillot actuellement employé en Fi ance : il diffère quelque peu des maillots serrés dont on se servait autrefois et qui emprisonnaient en même temps les membres supérieurs. On peut encore le simplifier en ajoutant une pièce de linge fin, plié en triangle, sur lequel repose directement le siège du fœtus ; la pointe du triangle est ramenée en avant, chacune des parties latérales enveloppe un membre inférieur; lorsque l'enfant est mouillé ou lorsqu’il s’est sali, il suffit la plupart du temps d’enlever ce linge, sans avoir à défaire et à refaire complètement le maillot.
Méthode anglaise. — Il est une méthode plus simple encore d’habiller
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les nouveau-nés, c’est l’habillement dit à V anglaise; la chemise et les brassières sont les mêmes que pour l’emmaillotement ordinaire; le siège du fœtus, ainsi que les membres inférieurs, sont recouverts d’un linge plié en triangle, comme nous l’avons indiqué ci-dessus; par-dessus on met une petite culotte en flanelle dont la base s’attache autour de la taille et dont la pointe et les côtés viennent se boutonner sur la partie latérale.
La partie inférieure de la culotte arrive un peu au-dessous des genoux; les jambes et les pieds sont recouverts de petites chaussettes de tricot remontant assez haut et par-dessus lesquelles on met des chaussons. L’enfant est ensuite recouvert d’une longue robe de flanelle qui descend beaucoup plus bas que les pieds.
Dans les deux modes d’habillement, il est utile de mettre autour du cou un petit fichu qui recouvre un peu les épaules ; il est destiné à empêcher la partie supérieure des brassières d’être souillée par le lait que l’enfant régurgite par intervalles; on dispose le fichu en mettant la partie moyenne en arrière des épaules, on en ramène les deux chefs en avant, puis on les croise de nouveau en arrière pour les attacher définitivement.
Bonnet. — L’usage du bonnet est plus discuté : il ne doit plus être question de superposer comme jadis sur la tête de l’enfant deux ou trois bonnets qui vont en augmentant d’épaisseur; mais est-il utile de mettre un simple bonnet? Non; il est préférable de laisser la tête de l’enfant à l’air libre lorsque la chambre où il séjourne est suffisamment chauffée. 11 est d’observation courante que les nouveau-nés ne s’enrhument pas plus avec que sans bonnet; nous ne parlerons pas du bonnet employé comme moyen prophylactique (!) de l’ophtalmie. Cependant à la campagne, où la température des pièces même chauffées ne dépasse guère 12 ou 14 degrés, il est bon pendant l’hiver de mettre un ou même deux bonnets superposés aux nouveau-nés.
Il ne faut jamais se servir d’épingles ordinaires pour fixer les diverses pièces de rhabillement du bébé, parce qu’elles peuvent piquer la peau et être le point de départ d’accidents cutanés assez sérieux (abcès, érysipèle, etc.). Les épingles de sûreté , dites épingles de nourrice , donnent plus de sécurité à ce point de vue ; toutefois il est préférable de ne s’en servir que pour les pièces les plus extérieures de l’habillement. Quant aux pièces qui sont en contact direct avec la peau, elles doivent être maintenues avec des cordons ou avec des boutons.
En un mot il faut simplifier le plus possible le vêtement du nouveau-né ; il doit être disposé de manière à laisser à V enfant la plus grande liberté des mouvements . A ce point de vue, l’habillement à l’anglaise a une supériorité incontestable sur le maillot ; de plus il rend plus facile le change de l’enfant; il n’a d’autre inconvénient que de coûter plus cher et de nécessiter un peu plus d’entretien, plus de blanchissage.
Le maillot conserve mieux la chaleur du corps du nouveau-né, mais en même temps il favorise la macération de l’épiderme des fesses. Il doit être réservé aux enfants qui viennent prématurément, en état de faiblesse congénitale, ou aux enfants qui vivent dans des milieux pauvres ou à la précis d’obstétrique. 31
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campagne, où il est impossible d’obtenir dans les pièces une température suffisante.
Un des inconvénients de l’habillement anglais, c’est que, si l’enfant se salit, sa culotte de flanelle est rapidement traversée et qu’il faut en changer souvent; aussi certaines mères de famille prennent-elles l’habitude de la garantir en interposant entre elle et la couche une petite culotte de caoutchouc, de mêmes dimensions, qui la protège; cette enveloppe, qui a l’avantage d’empêcher les robes d’être souillées par les urines et les matières fécales, a un inconvénient : « C’est que, si l’enfant n’est pas changé souvent, les liquides remontent dans le dos et mouillent la chemise et les brassières, de sorte que les enfants s’enrhument parfois de cette façon.
« Il y a du reste un moyen d’empêcher les robes d’être mouillées, c’est de déshabiller souvent l’enfant dans la journée ou du moins de déboutonner sa petite culotte et de le mettre sur un vase de nuit, en lui relevant les jambes; il s’habitue ainsi à n’aller à la selle et à n’uriner qu’au moment où on le met dans cette posture. Nous avons vu des nouveau-nés auxquels on avait donné cette habitude, qui ne mouillaient pas plus de deux couches par jour. Aussi ces enfants n’ont-ils jamais de rougeurs, d’érythèmes ou d’excoriations, comme on en rencontre souvent chez ceux qu’on laisse mouillés trop longtemps dans leurs langes. » (Tarnier et Bodin.) Cette dernière affirmation est vraie dans la majorité des cas; toutefois, on observe, surtout pendant le premier mois qui suit la naissance, malgré tous les soins hygiéniques possibles, des bébés qui ont de l’érythème péri-anal, ce qui tient à l’irritation produite par des garde-robes irritantes.
Avec du soin et de la patience, on arrive à ce qu’un enfant de deux ou trois mois se souille rarement dans la journée et très peu la nuit, si on lui ! fait prendre l’habitude d’uriner et même d’évacuer les matières fécales lorsqu’on le met sur le vase ; il faut avoir soin également la nuit, au moindre cri de l’enfant, de le lever pour qu’il puisse satisfaire ses divers besoins.
Lit de l’enfant. — Sous aucun prétexte, le nouveau-né ne doit être couché dans le lit de sa mère; celle-ci peut en effet, pendant son sommeil, s’appuyer sur lui et l’étouffer; elle peut également le projeter involontairement hors du lit.
Le berceau de l’enfant est préparé à l’avance; l’ossature en doit être en métal, afin de pouvoir être lavée facilement. On met dans ce berceau un ou deux paillassons remplis de halle d’avoine ou de varech; on les recouvre d’un petit drap par-dessus lequel on met un feutre absorbant, de 2 à 5 centimètres d’épaisseur, ou une toile imperméable qui empêche le lit d’être souillé; le feutre absorbant est très pratique ; il faut en avoir un de rechange afin de pouvoir sécher celui qui a été mouillé.
L’enfant est couché tout habillé dans le berceau; s’il est vêtu à l’anglaise, on peut lui retirer sa robe de flanelle. Suivant les saisons et suivant la température de la chambre, on met dans le berceau de l’enfant une ou deux houles d’eau chaude hermétiquement closes et ne pouvant se déboucher. On enveloppe ces boules avec une serviette, on les place à quelque distance de l’enfant pour qu elles ne puissent pas le brûler. On se sert généralement de
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houles métalliques dont la fermeture se fait par un bouchon muni d’un pas de vis. Si l'on utilise de simples cruchons de grès ou des bouteilles, il faut avoir soin que le bouchon soit profondément enfoncé et que son extrémité libre ne dépasse pas l’ouverture de la bouteille.
Élevage dans le son. — Il est un mode de couchage usité dans certains pays et qui consiste à remplacer paillassons et feutre par une couche de son d’une épaisseur de 25 à 35 centimètres ; on ne laisse à l’enfant que sa chemise et ses brassières, de telle sorte que toute la partie du corps située audessous de l’ombilic est à nu; L’enfant est placé ainsi plongeant à mi-corps dans le son et recouvert d’un drap et d’une couverture; l’urine et les matières fécales forment avec le son de grosses houlettes que l’on enlève chaque fois que l’on sort l’enfant du berceau ; de cette manière le siège de l’enfant est toujours à sec et ne s’excorie pas. Tous les quinze jours on remplace le son en totalité. Lorsqu’on enlève l’enfant du berceau, il se produit un peu de poussière autour du berceau ; en outre les grains de son s’attachent au siège de l’enfant et nécessitent tous les matins une toilette à grande eau. Cette façon d’élever les enfants (4) est assez pratique et surtout économique.
Faut-il mettre des rideaux au berceau du nouveau-né ? — Si la pièce dans laquelle il se trouve est confortable, si elle peut être suffisamment chauffée, les rideaux sont tout à fait inutiles. Ils ont même deux inconvénients : celui de se charger de poussières que l’on secoue au-dessus de l’enfant chaque fois que l’on remue ces rideaux; en outre nombre de mères, par une sollicitude exagérée, enveloppent complètement le berceau avec ces rideaux, les attachent même de manière à mettre l’enfant à l’abri de la lumière. L’enfant respire ainsi un air absolument confiné et pauvre en oxygène. Il faut donc proscrire les rideaux.
Si la pièce n’est pas bien disposée et si l’enfant se trouve exposé directement cà recevoir de l’air au moment de l’ouverture d’une porte, rien de plus facile que de le protéger à l’aide d’un paravent. Quelques jeunes mères se résignent difficilement à la suppression des rideaux du berceau, qu’elles défendent au point de vue de l’esthétique ; si l’on ne peut absolument les convaincre de l’utilité de cette suppression au point de vue hygiénique, il faut tout au moins obtenir d’elles qu’il n’y ait qu’un seul rideau en tissu léger et qu’il soit ramené le plus possible le long de la flèche qui le supporte.
Le nouveau-né dort généralement dans l’intervalle des tétées; lorsqu’il est habitué à téter à des heures régulières, il se réveille tout naturellement à ce moment ; on le lève, on le fait uriner, on le change s’il est mouillé et on le met au sein.
Au bout de quelques semaines, l’enfant se tient éveillé une partie de la journée : on peut à ce moment le tenir dans les bras.
Cris, t— Le cri chez le nouveau-né est presque la seule manière pour lui de traduire ses impressions, de manifester ses besoins et ses désirs; ces cris
l1) F. Hue, Médecine moderne , 20 mai 1893.
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constituent tout un petit langage, difficile à comprendre, et que souvent l’amour maternel interprète mal.
Habituellement, le nouveau-né bien portant crie lorsqu’il éprouve la sensation de soif ou de faim, lorsqu’il se sent mouillé par l’urine ou sali par les matières fécales; quelquefois l’enfant pleure dès qu’il est mis éveillé dans son berceau ou dès qu’il aperçoit sa nourrice à un moment proche de l’heure de la tétée.
Lorsque les digestions du nouveau-né se font mal, ce qui est souvent dû à une mauvaise direction de l’allaitement, les enfants crient et se plaignent. Comme souvent les évacuations se produisent en même temps, on en conclut que l’enfant avait des coliques ; c’est l’explication habituelle que donnent toutes les nourrices lorsqu’un nouveau-né crie plus que de coutume.
Des soins de propreté. — Chaque fois que l’enfant est mouillé ou sali, il faut le laver, l’essuyer et saupoudrer les régions fessière et génitale avec de la poudre d’amidon ou de lycopode.
C’est la meilleure manière d’empêcher les érythèmes, les excoriations de se produire au niveau de la région fessière. L’irritation due au contact prolongé des matières fécales, de l’urine, produit ces érythèmes. Il est bon, lorsqu’ils existent, de donner à l’enfant une petite potion alcaline ou plus simplement quelques cuillerées à café d’eau minérale alcaline (Vichy ou Vais).
Une bonne pratique consiste à donner à l’enfant chaque jour un bain de courte durée (2 à 5 minutes). Cette immersion rapide dans de l’eau à 50° a l’avantage de bien nettoyer la peau; les enfants s’y habituent vite. Certains médecins conseillent de donner ce bain le soir à une température de 50° à 52° pour calmer les enfants dont le sommeil est agité.
Il est utile, pendant les semaines qui suivent la naissance, de laver avec un soin minutieux les yeux de l’enfant avec du coton imbibé d’eau boriquée par exemple ; c’est la meilleure manière d’empêcher le développement de l’ophtalmie secondaire. Nous verrons, à propos de la pathologie du fœtus pendant les jours qui suivent la naissance, quel doit être le traitement de cette redoutable complication, l’ophtalmie purulente des nouveau-nés.
Des promenades du nouveau-né. — La première sortie du nouveau-né varie suivant la saison dans laquelle il est né et suivant la température extérieure.
En hiver, ce n’est guère qu’au bout de vingt à vingt-cinq jours que l’enfant doit sortir et à la condition qu’il ne fasse pas un froid rigoureux; en été on peut hâter cette sortie et la faire faire dès la fin de la première semaine.
Les promenades au grand air ont non seulement pour résultat d’exciter les fonctions digestives, mais encore de calmer l’enfant et de lui procurer un meilleur sommeil.
De l âge auquel l’enfant peut être circoncis et vacciné. —
Dans les familles israélites, on est souvent consulté pour savoir s’il n’y a pas
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d’inconvénient à pratiquer la circoncision, qui se fait habituellement sept jours après la naissance; lorsque l’enfant est né prématurément, mieux vaut retarder cette petite opération de quelques semaines.
Quant à la vaccination, à moins d’épidémie variolique, il est préférable d’attendre que l’enfant ait au moins trois ou quatre mois pour la pratiquer : lorsque surtout les nouveau-nés ne sont pas à terme, bien développés, la vaccination prématurée a l’inconvénient de produire parfois de petites ulcérations. Le fait est observé dans les services d’accouchements, où, par une mesure nécessaire, la vaccination est pratiquée dans les huit jours qui suivent la naissance.
Nous ne pouvons quitter ce chapitre des soins à donner au nouveau-né sans aborder l’étude de quelques phénomènes physiologiques qui se passent chez l’enfant pendant les premiers temps de la vie extra-utérine.
Appareil circulatoire. — Nous ne reviendrons pas sur les modifications par suite desquelles la circulation fœtale se transforme en circulation définitive (voy. p. 71); les plus importantes sont l’oblitération du canal veineux, du trou ovale, du canal artériel. En même temps, certains vaisseaux, les artères et veines pulmonaires, augmentent de calibre; en outre, le ventricule gauche s’épaissit.
Les recherches d’Hayem sur le sang des nouveau-nés ont montré que les globules rouges y sont plus inégaux et plus nombreux que chez l’adulte; les globules blancs y sont plus petits et plus nombreux. Les hématoblastes présentent les mêmes caractères que chez l’adulte, mais leur nombre est moins considérable. D’ailleurs la proportion des différents éléments constituants du sang varie beaucoup pendant les jours qui suivent la naissance. Ce qui caractérise le sang du nouveau-né, ce sont justement ces variations physiologiques si multiples (Hayem).
Le nombre des pulsations du nouveau-né est en moyenne le double de celui de l’adulte (Trousseau); il est environ de 157 par minute pendant les deux premiers mois, puis de 128 entre deux à six mois et de 120 pendant les six derniers mois de la première année. En .règle générale les pulsations sont d’autant plus régulières, d’autant moins fréquentes que l’enfant est plus fort.
Appareil respiratoire. — Nous avons vu comment s’établissait la première respiration chez le nouveau-né. — Le. nombre des mouvements respiratoires est d’environ cinquante par minute; ils seraient un peu plus fréquents pendant le sommeil.
D’après Depaul, le type respiratoire des nouveau-nés serait costal pendant la veille et abdominal pendant le sommeil.
La température du nouveau-né est en moyenne de 37°, 6; il existe une différence de 0°,6 entre la température axillaire et la température rectale.
Meyer ( Congrès des Sociétés savantes de Nancy, avril 1901) a observé que, chez les animaux nouveau-nés, on n’observe pas, en prenant les courbes de pression artérielle, les oscillations vaso-motrices habituelles
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chez l’adulte; le mécanisme régulateur de la tension artérielle — et par suite de la conservation de chaleur — ne fonctionne donc pas encore chez les nouveau-nés.
Appareil digestif. — Nous n’entrerons pas dans de longs détails sur la manière dont le lait est aspiré par le nouveau-né à l’aide de mouvements de succion, ni sur la façon dont il est digéré. — Le lait ne fait que traverser la bouche et n’y subit guère de modifications ; en effet, pendant les deux ou trois premiers mois de la vie extra-utérine, la quantité de salive est minime, de telle sorte que la transformation des aliments amylacés en sucre n’est guère possible.
Digestion stomacale. — La digestion stomacale est plus active, bien que la capacité de l’estomac soit peu considérable : elle n’est en effet que de 46 centimètres cubes pendant la première semaine, de 78 centimètres cubes pendant la seconde semaine, de 80 à 92 centimètres cubes de la troisième à la quatrième semaine, de 140 centimètres cubes dans le troisième mois, de 260 centimètres cubes dans le cinquième mois (Fleischmann).
Ces petites dimensions de l’estomac expliquent pourquoi les aliments, ou mieux, pourquoi le lait ne doit être donné qu’en petite quantité au nouveau-né.
Le lait se coagule très vite dans l’estomac, ce qui tient probablement à ce que la pepsine des nouveau-nés a une grande activité. Le sérum du lait est absorbé par l’estomac. Quant à la caséine et aux autres substances albuminoïdes, elles sont transformées en substances solubles, plus assimilables.
Digestion intestinale . — Ces substances passent dans le duodénum, où elles prennent une réaction acide sous l’influence du suc pancréatique et où elles se dissolvent après avoir été transformées en peptones. — La bile, qui est sécrétée en grande abondance chez le nouveau-né, vient ajouter son action à celle du suc pancréatique et empêcher la putréfaction du contenu intestinal; aussi les garde-robes des nouveau-nés sont-elles habituellement abondantes.
Ces garde-robes sont constituées pendant les premiers jours qui suivent la naissance par le méconium , ainsi appelé à cause de sa ressemblance avec le suc épais du pavot (p-z'xwv, pavot). Nous avons vu (p. 74) quelle était sa composition; la quantité de méconium ainsi expulsée pendant les trois ou quatre jours qui suivent la naissance est en moyenne de 72 grammes (Depaul).
Lorsque l’enfant est allaité par sa mère, les garde-robes sont peu consistantes et présentent une coloration légèrement verdâtre pendant quelques jours, jusqu’à ce que le lait ait une composition normale; si l’enfant est d’emblée mis au sein d’une nourrice qui allaite déjà, ces garde-robes sont plus rapidement jaunâtres. — Lorsque les digestions sont bonnes et régulières, les garde-robes présentent la consistance d’œufs brouillés et une coloration d’un beau jaune ( bouton d'or).
Parfois les1 garde-robes ont une couleur verte au moment où elles sont expulsées ou bien elles prennent cette coloration lorsque les couches qui les contiennent sont exposées à l’air ; cette coloration est due à l’une des matières
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colorantes de la bile : la biliverdine. Il est souvent alors utile d’administrer les alcalins pour rendre les selles moins acides, mais il est surtout nécessaire de veiller à ce que les tétées ne soient ni trop nombreuses, ni trop abondantes, et qu’elles soient données d’une manière régulière.
Le nombre des garde-robes est de deux à quatre dans les premiers jours qui suivent la naissance ; plus tard il n’y a plus qu’une ou deux garde-robes par vingt-quatre heures. — Certains enfants restent vingt-quatre ou quarante-huit heures sans avoir de selle : cela tient parfois à ce que l’absorption est très active, de sorte que le travail de la digestion ne laisse que peu de résidu, ou plus souvent à ce que l’alimentation n’est pas suffisante .
Sécrétion urinaire. — La quantité d’urine émise par le fœtus lors de sa première miction est de 10 grammes environ ; pendant les deux ou trois premiers jours qui suivent la naissance, la quantité d’urine varie de 12 à 56 grammes; les jours suivants, elle varie de 70 à 200 grammes; puis, du sixième ou huitième jour, la quantité moyenne émise par jour est de 200 à 500 centimètres cubes (Parrot et A. Robin) ; au fur et à mesure que l’enfant augmente de poids, la quantité d’urine émise chaque jour devient plus considérable.
La densité de l’urine pendant le premier mois est environ de 1005. Sa réaction est neutre. L’urée est en petite quantité dans les urines; l’acide urique, assez abondant pendant les premiers jours, diminue ensuite, puis augmente de nouveau. Les reins des nouveau-nés contiennent des infarctus uratiques que Virchow considérait comme formés par des cristaux d’urate de soude.
Quelques auteurs ont trouvé de Y albumine dans l’urine des nouveau-nés immédiatement après la naissance; elle contient en outre une très petite quantité de substances inorganiques (chlorures, phosphates et sulfates). Enfin si l’on examine le dépôt formé par l’urine, on y trouve des cristaux d’acide urique, d’oxalate de chaux et de soude et des cellules épithéliales provenant des voies urinaires.
Ch. Michel (2) a étudié quelques points de la nutrition normale du nouveauné, entre le cinquième et le quinzième jour de la vie, c’est-à-dire à partir du moment où l’enfant a expulsé tout son méconium. Chez cinq nouveau-nés il a recherché les gains d’azote et de sels minéraux, principes dont les portions excrétées se retrouvent dans les fèces ou dans l’urine, et non dans l’air expiré. Il a mesuré d’une part les quantités d’azote, de sels minéraux, et plus spécialement de chaux et d’acide phosphorique ingérées par le nourrisson en un temps déterminé ; d’autre part la quantité de chacun de ces principes éliminée par les fèces et par l’urine pendant le même temps. La différence entre les entrées et les sorties représente pour l’aliment considéré
n Sabrazès et Fauquet [Société de biologie, 50 mars 1901) ont montré que cette urine possédait la propriété hématolytique, c’est-à-dire celle de dissoudre les globules rouges qu’on y incorpore. L urine, émise immédiatement après la naissance, est un liquide transparent, d’aspect aqueux, légèrement citrin, de réaction neutre ou faiblement alcaline, dont la quantité oscille entre 5 et 6 centimètres cubes. Cette urine, très pauvre en chlorures et en phosphates, a un point de congélation (A) élevé, voisin du zéro (0,18 à 0,22).
(2) Ch. Michel, U Obstétrique, 15 mars 1896.
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(azote, chaux ou acide phosphorique) le gain de l’organisme pendant la durée de l’observation (1).
Michel et Perret (Soc. obst. de Paris , 1899) ont repris ces recherches chez un nouveau-né de deux mois et demi, prenant au sein en moyenne 900 centimètres cubes de lait par jour; voici les gains constatés par jour :
Michel.
Michel et Perret.
l’azote
0gr,784
les sels minéraux
0gr,605
0gr,526
la chaux
Ogr,177
0gr,146
l’acide phosphorique
0gr,225
Modifications de la peau. — La peau du nouveau-né présente dans les premiers jours qui suivent la naissance une couleur jaunâtre plus ou moins accusée. Elle est un peu bleuâtre aux extrémités et rougeâtre sur le reste du corps pendant les premières heures de la vie.
En outre, quelques jours après la naissance, la peau se desquame soit par petites écailles, soit par larges plaques (fîg. 298). Cette desquamation est plus rapide et plus complète chez les enfants nés à terme que chez les prématurés.
Quelquefois la desquamation se fait alors que le fœtus vient de naître : Depaul, Charrier et nous-même en avons observé des exemples.
De la fluxion mammaire chez les nouveau-nés. — Chez un certain nombre de nouveau-nés des deux sexes, on constate, quelques jours après la naissance, une tuméfaction assez considérable au niveau des deux seins; bientôt il se produit un écoulement de liquide lactescent plus ou moins épais et qui contient, au début, des débris de cellules épithéliales, puis plus tard, vers le troisième ou quatrième jour, des globules graisseux du lait. L’examen chimique a montré que le liquide qui s’écoule contenait les principales substances du lait.
Cette fluxion mammaire s’accompagne de gonflement douloureux; la peau est parfois rougeâtre et il se forme un véritable abcès qu’on est obligé d’inciser. — La sécrétion lactée peut persister pendant plusieurs semaines.
P) Voici les moyennes obtenues :
Un nouveau-né, pesant entre le cinquième et le quinzième jour de la vie 5635 grammes, ingère par jour 589gr,36 de lait, soit I62g,,56 par jour et par kilogramme du poids du corps.
Urines. Fèces.
Il élimine par jour 225gr,94 llg,',98
— par jour et par kilogramme 62gr,16 3gr,30
Par kilogr.
0gr,446 Ofc-,374 0gr.075 0sr,076
Les quantités de ces substances, éliminées chaque jour par les urines et par les fèces, sont suivantes :
En totalité.
r ron. -o i i -, ( Azote lgr.610
Les 589gr.o6 de lait \ c , • . ftka
... . ) Sels minéraux lgr.o5U
ingérés chaque jour « ^ ÿ m
contiennent on£, l Acide phosphorique. . . . Ugr,27o
Par jour. Par kilogr. Par urine. Par fèces.
Azote 0gr,355 0gr,098 0g%249 0gI\106
Sels minéraux 0gr,745 0g,,205 0gr,584 0gr,561
Chaux 0^' ,094 0gr,026 0gr,010 0gr,084
Acide phosphorique .... 0gl, 051 0gr,014 0sr.025 0gr,026
les
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On peut ranger cette fluxion mammaire parmi les congestions qui se produisent physiologiquement au niveau du sein et qui sont en rapport avec le développement même de l’organe. En effet, « à la naissance, en même temps que les bourgeons épithéliaux se ramifient, ils se creusent, par liquéfaction de leurs éléments centraux; et ce sont ces derniers qui, expulsés à l’extérieur, forment ce qu’on appelle \epremier lait du nouveau-né ». (II. Morau.)
Fig. 298. — Pieds d’un nouveau-né en train de desquamer. (Collection Lepage.)
Le traitement de cette complication consiste à appliquer sur chaque sein des cataplasmes boriqués ou un pansement boriqué humide. Il faut s’abstenir de toute pression, de tout massage sur la glande mammaire ainsi tuméfiée.
Lorsqu’un abcès se forme, il est utile de l’ouvrir par un coup de bistouri.
Écoulement sanguin vulvaire . — C’est sans doute un phénomène congestif de même nature qui s’observe chez quelques petites filles pendant les jours qui suivent la naissance et qui est caractérisé par l’écoulement par la vulve d’une petite quantité de sang. Il est probable que cet écoulement de sang est produit par une congestion de l’appareil utéro-ovarien sous l’influence de la rupture d’une vésicule de de Graaf.